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Tome premier.
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cope, nous ne nous y arrêterons pas ici (i). On arécemment imprimé que peut-être ils avaient pos-sédé quelque instrument propre à faire mieuxapercevoir les objets éloignés, et l’on a rappelé àce sujet le miroir d’Alexandrie ( 2 ), au moyen du-quel on aurait vu des vaisseaux sortir des portsde la Grèce ; mais avant que ce point, d’ailleursfort intéressant, pût devenir l’objet d’une discus-sion sérieuse, il faudrait qu’il s’appuyât sur quel-ques faits hors de toute contestation.

Parmi les auteurs arabes dont les écrits surl’astronomie nous sont aujourd’hui connus, Alba-légni, Ebn-Jounis, Géber ben-Afflah, sont lesseuls qui parfois parlent des instruments, et en-core ce qu’ils énoncent esl-il peu instructif. Ebn-Jounis, pourtant, nous apprend que les Arabes aimaient les grands instruments (3); Abou-Iiihan-Albirouni se servait d’un cadran de quinze cou-dées (4), et l’on sait ce que Gravius rapporte de

(1) Jourdain, Mêm. sur l’Observatoire de Meragah, p. 28.Voy. notre mémoire déjà cité, p. 114.

(2) Silvestre de Sacy , Chrest. arabe, t. II, p. 1 83 ; Relationde l’Égypte, p. 240; voyez notre Notice sur l’histoire desmamlouks de Makrizi, trad. par M. Qitatremère, p. 17.

( 3 ) Caussin, trad. des premiers chapitres d’Ebn-Jounis,p. 6; Jourdain, loc. cit., p. 23 .

(4) Assemani, Globus çœl. ai/. arab. Il appelle AlbirouniJlbatrunius. Voy. aussi Flamsteed , Prolegomena, p. 28.

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