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des graves. {De motu naturali jluid. ac solid. ) En 1648,Baliani fit paraître une nouvelle édition de son ouvrage,augmentée de cinq livres, où, changeant complètementde système, il tenta de produire une autre loi d’accélé-ration. Un père Casrée, jésuite, que Gassendi a réfuté,essaya aussi de démontrer la fausseté du système deGalilée , qui, au reste, ne manqua pas de défenseurs.Benoît Castelli et le célèbre Toricelli , ses disciples,développèrent tous deux les théories de leur illustremaître, dont la mémoire, malgré l’injuste oppositionde quelques-uns de ses contemporains, arrivera grandeet pure à la postérité, qui ne saura point les noms deses obscurs ennemis. ( Voyez Galilée et Mouvement. )Accélération du mouvement diurne des étoiles.C’est la quantité dont les levers, couchers et passagesau méridien des étoiles fixes avancent chaque jour. Elleest de 3 ' 55 /f 9 de temps : ainsi une étoile qui auraitpassé au méridien, un jour donné, à minuit, le lcmde-main passerait à Ji h - 56 ' 4 / 1 • Cette accélération estcausée par le mouvement apparent du soleil d’occidenten orient, lequel est de 59' 8 /' 2 de degré par jour, cequi exige 3 ' 55 /' 9 de temps, et dont l’effet est consé-quemment de le ramener chaque jour au méridien3 ' 55 ; " 9 de temps plus tard que la veille. Il en résulteque l’étoile dont le passage au méridien se serait effec-tué hier en même temps que celui du soleil, se trouveaujourd’hui de 59' 8 /' 2 plus occidentale, et arrive auméridien 3 ' 55 /' 9 avant le soleil.
Cette accélération n’est la même tous les jours quepar rapport au temps moyen ou temps des pendules,car le mouvement apparent du soleil varie selon lesdiverses saisons de l’année. ( Voyez Temps vrai etTemps moyen. )
Accélération d’une planète. On dit qu’une planèteest accélérée dans son mouvement, lorsque son mouve-ment diurne réel est plus grand que son mouvementdiurne moyen. Et vice versâ, on dit que la planète estretardée, lorsque son mouvement diurne réel est pluspetit que son mouvement diurne moyen. Cette inéga-lité provient du changement de la distance de la planèteau soleil qui varie sans cesse; son mouvement autour decet astre, s’effectuant dans une ellipse dont il occupel’un des foyers. La planète se meut toujours plus vitedans son orbite quand elle approche du soleil, et pluslentement quand elle s’en éloigne. {Voyez Trajectoire.)
Accélération du mouvement moyen de la lune.Halley a découvert le premier cette accélération, encomparant quelques éclipses, qu’il avait observées, ayecd’anciennes observations d’éclipses faites à Babvlonc, etcelles d’Albaténius au neuvième siècle. Il ne put pré-ciser la vitesse de cette accélération , parce que les lon-gitudes de Bagdad, d’Alexandrie et d’Alep , où les ob-servations eurent lieu, n’avaient pu être exactement
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déterminées. Mais depuis, la longitude d’Alexandrie ayant été fixée par Chazeller, et Babylone étant situéeà 5 o' à l’est d’Alexandrie , si nous en croyons le calculde Ptolémée , M. Dunthorn se basa sur ces données pourcomparer plusieurs éclipses anciennes et modernes, etil confirma pleinement l’assertion d’Hallev, que le mou-vement moyen de la lune était plus rapide dans lestemps modernes que dans les anciens temps. Non con-tent de constater simplement le fait, il résolut de dé-terminer la quantité de cette accélération, et à l’aidedes plus anciennes éclipses observées à Babylone 721 ansavant l’ère vulgaire , il conclut que l’accélération , en lasupposant uniforme, était de 10" par siècle.
Lalande fit de semblables recherches, et parvint aumême résultat. ( Mémoires de l’Académie, 1757. )Mayer en avait parlé dans les Mémoires de Gœttingue ,en 1752. Dans ses Tables de la lune , il établit une équa-tion, qu’il appelle séculaire, pour corriger, selon lesiècle postérieur ou antérieur à 1750, le mouvementmoyen de la lune. Malgré ces recherches, le fait lui-même , paraissant inexplicable , était encore contesté, etmême rejeté entièrement par plusieurs géomètres, aunombre desquels nous sommes forcés de compter La-grange, lorsque, le 19 décembre 1787 , Laplace annonçaqu’il avait trouvé les causes de cette accélération. Ellerésulte en effet de la variation de l’excentricité de laterre produite par l’attraction des planètes; et loin d’al-ler toujours en croissant, comme on l’avait supposé, ellesuit d’une manière inverse les lois de cette variation , etaugmente ou diminue selon que l’excentricité diminueou augmente. Ainsi ce qui paraît une accélération au-jourd’hui se convertira en un retardement dans la suitedes siècles, pour redevenir plus tard une accélération.Lagrange a confirmé cette explication, qui lui avait d’a-bord échappée, quoiqu’elle pût se déduire de ses for-mules générales de perturbation. L’équation séculairequi résulte de cette théorie est de
( 1 o", 18) i 2 -j- (o",o 1 85 ) i 3 ,i étant le nombre de siècles écoulés depuis 1700.
ACCÉLÉRÉ {Mécanique ). Mouvement accéléré'.c’est celui qui reçoit à chaque instant et pendant toutesa durée une accélération de vitesse. Il est l’opposé dumouvement retardé: mouvement dont la vitesse dimi-nue continuellement. On désigne, en général, les mou-vemens accélérés et retardés sous le nom commun demouvemens variés.
Dans la théorie générale du mouvement, après le casd’une vitesse constante qui donne le mouvement uni-forme , le cas le plus simple est celui oii la vitesse croîtou décroît par degrés égaux. Le mouvement est ditalors uniformément varié , et particulièrement unifor-mément accéléré, lorsque la vitesse augmente, et uni -