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Tome premier.
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selon les pays. En France , l’introduction du mètre afait disparaître cette variété de mesures qu’on rencon-trait d’une province à l’autre, et dont il est à désirer quelo souvenir puisse s’effacer entièrement. Uacre d’An-gleterre contient 43,56o pieds carrés anglais , ou 4840yards carrés. Le pied anglais , tiers du yard, vaut 3 dé-cimètres 48 millimètres, ou exactement 3,0479449 dé-cimètres, et conséquemment l’acre équivaut à 0,404671hectare.

ACRONIQUE ( Astronomie ). O11 appelle leveracronique le lever d’une étoile au-dessus de l’horizonau moment ou le soleil se couche. Ou nomme égalementcoucher acronique , le coucher des étoiles qui s’effectueen même temps que celui du soleil. Ce lever et ce cou-cher sont les opposés du lever et du coucher cosmiquesqui ont lieu dans l’instant où le soleil se lève. {Voy. Le-ver. )

ACTION ( Mécanique ). On désigne sous ce noml’effort que fait un corps ou une puissance contre unautre corps ou une autre puissance, ou plus exactementle mouvement qu’un corps communique réellement outend à communiquer à un autre corps.

Si un corps est sollicité par des actions égales et con-traires, il demeure en repos; mais si l’une des actionsest plus forte, elle déterminera le mouvement en détrui-sant d’abord l’action opposée et eu agissant ensuite parson excès de force.

Il est bon d observer que l’action d’un corps sur unautre dans un espace qui se meut d’une manière quel-conque est la même que si l’espace était en repos; ainsile mouvement des corps à bord d’un bâtiment qui fendles flots s’effectue de la même manière que si le bâti-ment était en repos ; le mouvement de la terre autourde son axe ne produit aucun effet sur l’action des corpset des agens à sa surface. En général l’action d’un corpssur un autre ne dépend que de son mouvement relatif.

Quantité d’action. Terme employé par Maupertuispour désigner le produit de la niasse d’un corps par savitesse et l’espace parcouru. On doit à ce savant le prin-cipe suivant : Lorsqu’il arrive quelque changement dansla nature, la quantité d'action qui le produit est laplus petite possible. Ce principe, désigné sous le nom deLex parcimoniæ ( Loi d’économie ), est, malgré les plai-santeries de Voltaire , une des lois les plus importantesdes sciences physico-mathématiques, et il en résulte plu-sieurs conséquences très-importantes qui seront exposéessuccessivement. Maupertuis y fut conduit en cherchantles lois de la réfraction, et l’appliqua ensuite à celles del’équilibre ainsi qu’à celles du choc des corps ; il s’élevamême à des considérations d’un ordre supérieur en con-cluant que les lois du mouvement ramenées à ce prin-cipe et jointes à la notion métaphysique des causesfinales, étaient à scs yeux mie preuve plus convaincante

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de l’existence de Dieu , ou d’une cause première intelli-gente , que tous les autres argumens puisés dans l’ordrede la nature.

Euler a fait une brillante application de la loi d’éco-nomie dans son ouvrage : Melhodus inveniendi lineascurvas maximi , vel minimi proprielate gaudenles.ilprouve que pour les trajectoires que les corps décriventpar des forces centrales, la vitesse multipliée par l’élé-ment de la courbe est toujours un minimum. Depuis,Lagrauge, à l’aide du calcul des variations qu’il a dé-couvert, a démontré de la manière la plus rigoureuse fitla plus élégante que leprincipc s’étendait à tout systèmede corps soumis aux lois de l’attraction , et agissant d’ail-leurs les uns sur les autres d’une manière quelconque.C'est particulièrement à cette belle proposition de La-grange,qu’011 a attaché en mécanique le nom de Principede la moindre action. ( Voy. Trajectoire. )

ACUTANGLE ( Géométrie ). Triangle acutangle ;c’est celui dont les trois angles sont aigus. O11 le nommeencore triangle oxigone. ( Voy. Notions prélimi-naires , 3y. )

A OUTANGULM IIE ( Géométrie ) . Section acutan-gulaire d’un cône; c’est la section d’un cône faite parun plan oblique à son axe. ( Voy. Cône. )

ADAR. Nom du douzième mois de l’année lunairedes juifs. Il était de 3o jours dans les années embolis-miques, et de 29 jours dans les années communes.( Voy. Annee.)

ADDITION. Opération dont le but est d’exprimer lavaleur totale de plusieurs nombres par un seul.

Addition , en arithmétique , est la première des opé-rations fondamentales de cctle science. Elle est simpleou composée: simple, lorsque les quantités qu’on veutajouter sont toutes des nombres entiers ; composée ,lorsque ces quantités contiennent des parties fraction-naires.

L’addition simple est donc la méthode de réunir, enun seul, plusieurs nombres entiers, exprimant d’ailleursdes collections d’un même objet.

Pour ajouter ensemble de petits nombres, tels que5 et 4, il ne faut qu’ajouter successivement à l’un d’euxles unités qui composent l’autre : ainsi on dirait, 5 plus1 fait 6, 6 plus 1 fait 7 , 7 plus 1 fait 8, et enfin 8 plus1 est égal à 9. Par l’habitude, on acquiert la facilité defaire tout d’un coup de semblables opérations, et celaest nécessaire pour pouvoir additionner de grands nom-bres, en suivant la règle que nous allons exposer.

Règle. Ecrivez les nombres que vous voulez ajouterles uns sous les autres de manière que les chiffres demême ordre se correspondent, c’est-à-dire que les unités soient sous les unités , les dixaiucs sous lesdixaines,les centaines sous les centaines, etc., etc.

Ajoutez successivement ensemble les chiffres de la