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compris entre les parallèles SB et DC. ( Voyez Aire II. )Donc, l’aire SBC, décrite dans la seconde minute, estégale à 1’ aire SAB , décrite dans la première. En pour-suivant de la même manière pour toutes les minutessuivantes, et pendant toute la durée de la révolution,on démontrerait que la planète décrira toujours lamême aire dans une minute , quelle que soit la portionde son orbite dans laquelle elle se trouve, tant quedes causes étrangères ne viendront pas troubler l’actiondes forces primitives qui la font mouvoir.
Voyez au mot Lois de Kepler , l’histoire de cettedécouverte, et au mot Attraction le parti que Newtonen a tiré pour établir son système. Pour la déductionmathématique de cette loi, voy. Trajectoire .
ALAMAK ou AMAK ( Astr . ). Nom donné par lesArabes à une étoile de seconde grandeur, qu’on trouvedans le pied austral d’Andromède. Elle est indiquée parle signe y dans les catalogues.
ALBATÉNIUS . Nom latinisé de Mohammed-Ben-HjABER BeN-SeNAN, ABOI/-ABD ALLAH , l’uil des plus cé-lèbres mathématiciens arabes, né dans la ville dcBatan,en Mésopotamie , d’où lui est venu le surnom d’AL-.b attan ou el-battany, sous lequel il est généralementdésigné en Europe . On ignore l’époque précise de lanaissance de ce grand homme; mais il est certain qu’ilflorissait 5 o ans environ après le khalvfe El-Màmoun,C’est-à-dire vers l’an 880 de l’èrc chrétienne . Il n’étaitpoint musulman , et professait au contraire le sabéisme,ou culte des étoiles. Comme la plupart des mathémati-ciens arabes, Albaténius appliqua surtout la sciencen l’astronomie, dont il aborda ainsi l’étude avec la dou-ble puissance du sentiment religieux et des connaissan-ces humaines. Albaténius , malgré sa religion, en horreuraux Musulmans, était gouverneur de Syrie pour les kha-lyfes. Scs observations furent toutes faites à Antioche °u dans la ville de Raqqali, en Mésopotamie , d’où il aôté désigné, dans quelques anciens auteurs, sous leoom de Mahometus Aractentis. Voici l’idée généralefiu’on peut se faire des travaux d’Albaténius , si remar-quables pour l’époque où ils furent entrepris.
Cet illustre astronome adopta à peu près le systèmeet les hypothèses de Ptolémée ; mais il les rectifia enplusieurs points, et fit d’ailleurs plusieurs découvertesqui lui ont mérité une place distinguée parmi les hom-mes dont les travaux ont enrichi la science astrono-mique.
Albaténius approcha beaucoup plus de la vérité queles anciens, en ce qui concerne le mouvement des fixes.Ptolémée leur faisait parcourir un degré seulement enl0 ° ans ; l’astronome arabe leur fait parcourir cet es-pace en 70 ansj et, suivant les modernes, ce sont 72ans qu’elles y emploient. En second lieu, Albaténius mesura la grandeur de l’excentricité de l’orbite solaire,
et l’on ne pouvait arriver à une appréciation plus juste.Il le détermina de 3465 parties, le rayon étant100,000; et ce calcul s’accorde avec celui de plusieursastronomes modernes.
La détermination de la grandeur de l’année solaire,dont s’occupa Albaténius , ne paraît pas d’abord uneopération aussi heureuse. En comparant ses observationsavec celles de Ptolémée , il la composait de 365 jours5 heures 46 ' 24 " ; supputation où il se trouve une er-reur d’environ 2 ' f. Le célèbre Hallev justifie Albaté-nius en attribuant l’erreur de cet astronome à la tropgrande confiance qu’il a eue dans les observations dçPtolémée , dont plusieurs sont si peu d’accord avec lesmouvemens du soleil connus aujourd’hui, qu’elles sem-blent plutôt fictives que réelles. Celle qu’Albaténius aemployée dans sa détermination est de ce nombre. C’estun équinoxe que Ptolémée dit avoir observé la troisièmeannée d’Antonin, et qui devait tomber le 20 du moisAthir, et non le 21, comme il l’avance. Le savant as-tronome anglais remarque encore que si Albaténius eûtcomparé ses observations avec celles d’Hipparque rap-portées par Ptolémée , il aurait beaucoup plus approchéde la vérité. C’est néanmoins cette détermination vi-cieuse , qui a persuadé à quelques astronomes du XVI esiècle que l’année solaire tropique avait diminué jusqu’àlui , cl qu’elle recommençait à augmenter; conjecturehasardée qui 11’est nullement d’accord avec les observa-tions modernes. Une des découvertes les plus belles quise rattachent au nom et aux travaux d’Albaténius estcelle qui est relative à la détermination du mouvement del’apogée du soleil. Avant cet astronome, on avait regardél’apogée du soleil comme fixe dans le même point duzodiaque, immobile et imaginaire, qu’on conçoit au-delàdes étoiles. Il avait paru tel à Ptolémée lui-même. MaisAlbaténius , aidé d’observations plus éloignées entreelles, démêla ce mouvement, et le distingua de celuides fixes. Il fit voir qu’il était un peu plus rapide,comme semblent le confirmer les observations les plusrécentes. Albaténius remarqua l’insuffisance et les dé-fauts de la théorie de Ptolémée sur la lune et les autresplanètes; et, s’il ne les corrigea pas entièrement, il rec-tifia du moins scs hypothèses dans beaucoup de détails.Sa découverte du mouvement de l’apogée du soleil leporta à soupçonner qu’elle était applicable au mouve-ment des autres planètes ; ses conjectures ont encore étévérifiées sous ce rapport. Enfin, Albaténius construisitde nouvelles tables astronomiques, et les substitua àcelles de Ptolémée , qui commençaient à s’écarter sensi-blement du ciel. Ces tables, beaucoup plus parfaites queles premières,curent une grande célébrité en Orient, etfurent long-temps en usage. Laplace a insinué, dans sonHistoire de Vastronomie, qu’on avait eu tort d’attribuerau travail d’Albaténius les changemens avantageux qu’il