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Tome premier.
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AL

AT.

paraissait apporter aux élémcns des tables de Ptolémée .Il appuie son opinion sur un fragment d’Ebn-Younès, tra-duit par M. Caussin , duquel il résulterait que ces clian-gemens sont dus aux auteurs de la table vérifiée. Quelque soit notre respect pour la décision do Laplace,nous ne sommes nullement convaincus, dans cette cir-constance , de la justesse de son objection.Outre que lomérite de la traduction de M. Caussin aurait besoind’être apprécié, il n’est pas mutile de faire observerque l’astronome Ebu-Youncs vivait vers l’an 1000,sous le khalyfat d’El-IIakcm, en Egypte , et que lesdernières observations d’Albaténius sont de l’an gi8.Nous ne comprenons pas bien la confiauce qu’on accor-derait au fragment d’Ebu Youtiès, doutl’assertiou, eu toutétat de cause, ne nous semblerait pas suffisante pour at-ténuer la gloire d’Albaténius , qui reste ain^i entière sui-vant nous.

L’ouvrage d’Albaténius , où sont consignées ses dé-couvertes , et auquel il donna le titre de Table sabeenne( zydj-saby ), a été traduit en latin sous ce titre : Descientiâ slellarum ; mais un biographe d’Albatéuius faitobserver avec raison que le traducteur ne savait ni l’a-rabe ni le latin. Cette traduction est eu effet remplie defautes graves, et ne peut donner qu’une idée impar-faite des travaux si remarquables d’Albaténius. La pre-mière édition parut à Nuremberg , en i£>37, in-f". Laseconde, aussi peu exacte, malgré les promesses del’éditeur , a été publiée à Bologne , en iG.jo , in 4 °. Oncroit que l’original se trouve à la bibliothèque du Vati-can. Albaténius , que Lalande a classé parmi les qua-rante-deux plus célèbres astronomes, mourut, suivantAboul-Farag , l’an 92g de l’ère chrétienne ( de l’hégire3i 7 ).

ALBEGALA ( Astr .). C’est un des noms de la lyic,constellation boréale.

ALBERT-le-Grand , nommé par divers auteurs Al-bertus TI1EUTONICUS, FRATER ALBERTUS DE CoLOSIA , Al-bertus ratisbonensis , et enfin Albertus crotus , de lafamille des comtes de Bollstœdt, naquit à La>yingcn, euSouabe , en 11 q3 , suivant quelques-uns de scs biogra-phes, et en 120Î>, suivant d’autres. La vie de cet hommeextraordinaire a été le sujet des plus étranges dissenti-mens, comme ses connaissances si profondes, si étenduespour l’époque dans laquelle il a vécu, ont servi detexte à des contes absurdes, dont la vulgarité et le peude fondemens n’ont pas moins trouvé des échos horsde la tourbe ignorante et grossière où ils avaient prisnaissance. L auteur de la biographie du grand Albert,dans 1 Encyclopédie, a adopté, en parlant de cet hommecélébré, un ton de persiflage et de plaisanterie de mau-vais goût, que le caractère religieux dont il était revêtuavait sans doute inspiré.

Albert a dû le surnom de Grand , qui lui a été déféré

par son siècle, à ses connaissances, que ses contempo-rains seuls ont dû croire surnaturelles, et non pas à lacorruption du mot grot ou gmat , qu’on a cru être lesurnom distinctif de sa famille. Il est prouvé qu’aucunebranche de la maison de Bollstœdt n’a jamais été ainsidésignée.

Quoiqu’il en soit, Albert-le-Grand fitses études à l’u-niversité de Paris , où l’influence du célèbre Jordanus,l’un de ses maîtres, le décida à entrer dans l’ordre deSaint-Dominique. Il vint à Paris à l’époque où les théo-ries d’Aristote ( Voy. ce mot ) étaient proscrites par laSorbonne et le Saint-Siège . Il commenta publiquementles doctrines de ce philosophe, et' il fut assez heureuxpour triompher des répugnances de l’église qui les avaitanathématisées. Albert ne s’occupait pas seulement de phi-losophie et de ce que l’on appelait alors dialectique j ils’adonnait sérieusement à l’étude des sciences positives.Vers l’an 1 'i 54 , désigné par la haute renommée quirécompensait scs travaux, il fut promu par les chefs deson ordre à la dignité de provincial des Dominicains enAllemagne. Il se retira alors à Cologne , où bientôt aprèsil devint évêque de Ratisbonnc.

C'est dans la première de ces villes, qu’Albert, ausein de ses études solitaires, résolut quelques problèmesdifficiles des sciences mathématiques. Il construisit, s’ilfaut s’en rapporter à la fois à la naïve adiniratiqn descs amis et. à la haine de ses ennemis, un automate douédu mouvement et de la parole. Ce chef d’œuvre de l’art,que cinq siècles après renouvela Vaucanson, lui attirales plus ridicules accusations; et Saint-Thomas d’Aquiu,son élève , dans un triste excès de zèle pour la religion,brisa cet ouvrage merveilleux , dans lequel il crut re-connaître l’inspiration du démon. Vaucanson fut plusheureux.

Albcrt-le-Grand, évêque de Ratisbonnc , a composéun grand nombre d’écrits. La plupart de ses ouvrages,ou du moins de ceux qui lui furent attribués, se trouventdans : Fabricii, Dibl. lat. med. el inf. ælalis, au motAlbertus, édit, de Pierre Jammi. Albcrt-le-Grand estmort à Cologne , en 1280 , à l’àgc de 87 ans.

Les biographes qui, dans leur ignorance, ont cru pou-voir s’égayer avec le nom de cet homme célèbre, au-raient dû ajouter que les ridicules rapsodics intitulées :Secrets merveilleux du grand et du petit Albert, n’étaicutpas de lui, et n’étaient en aucune façon extraites de scsœuvres.

ALBIREO (Astr.). Nom qu’on a donné à une étoiledu cy T gne marquée 8 dans les catalogues.

ALCUIN, moine anglo-saxon , disciple deBède, etmaître de Charlemagne , né dans le VIII e siècle. La bio-graphie de cet homme célèbre appartient plus àl’histoire littéraire du moyen âge, qu’à celle des sciencesmathématiques, dont il favorisa néanmoins les pro-