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Tome premier.
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*en, sous ce rapport, quoique fort étendues, sont néan-moins encore imparfaites. On trouve cependant danscette partie de son ouvrage l’exposition d’ingénieusesthéories pour expliquer la réfraction. Huygens a accuséAlhazen d’une grave erreur, dont il n’est point coupable,en lui faisant dire que les angles rompus sont propor-tionnels aux angles d’inclinaison. Ce mathématicienarabe aperçut très-bien, au contraire, qu’il n’y avaitentre eux aucune raison constante, et il recourut àl’expérience pour déterminer la quantité de réfractionconvenable à chaque obliquité ; il en donne même unetable, qui détruit complètement l’assertion d’Huygens.Uoptique à’Alhazen , traduite de l’arabe, et réunie àcelle de Vitellion , a été publiée pour la première fois àBâle , en 1572, par Bisner, sous le titre de : Thésaurusopticce, in-folio.

Il existe d’autres mathématiciens du nom d’Alhazen ,dont les travaux sont moins importans, et que nous n’a-vons pas jugé utile de mentionner ici.

AL-HOOT ( le Cctacêe ). ( Astr . ). Nom arabe del’étoile marquée t dans nos catalogues, et qui est la pre-mière de la queue de la Grande-Ourse . On la désigneencore sous les noms altérés de Aliot, Aliath, Allioth ,Mira ch, et sous celui de Mizar dans YUranométrie deBayer. La connaissance de cette étoile est surtout utileaux marins.

ALIDADE ( Géom. ). Règle mobile de bois ou demétal, portant unepinnule à chacune de ses extrémités,dont on se sert pour viser les objets et tracer les lignesde leurs directions lorsqu’on lève les plans à l’aide del’instrument nommé Planchette. ( Voy. Planchette. )Ce mot vient de al-hidad, qui signifie tout à la fois enarabe, pinnule de fer, but et point détermine'. On ap-pelle encore Alidade la règle mobile qui, tournant au-tour du centre d’un cercle divisé en degrés, peut en par-courir tout le limbe pour mesurer les angles. Elle porteaussi des pinnules, ou bien est surmontée d’une lunette.( Voyez Graphomètre et Cercle repetiteur. )

ALIGNEMENT ( Arp. ). Voyez Arpentage.

ALIEMINI ( Astr. ). Nom donné dans les Tables^Iphonsines à la belle étoile du Grand-Chien , plushabituellement désignée sous le nom de Sirius . Aliemini<*t le mot arabe corrompu al-yeminy , ou al-yemanieh,^ui signifie placé à droite.

■CLIQUANTE ( Arith.). Parties aliquantes d’un nom-bre. Ce sont celles qui ne le divisent pas exactement,°u qui ne sont pas ses facteurs. Par exemple, 5 est unePartie aliquante de 8, parce que 5 n’est pas facteur de 8.

ALI QUOTE ( Arith. ). Parties aliquotes d’un nombre.Parties d’un nombre qui le divisent exactement ou quis Ontses facteurs. Par exemple, 2 est une partie aliquote

8, parce que 2 est facteur de 8. ( Voyez Multiplica-tion. )

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ALKAMELUZ ( Astr. ). Nom donné par qnelquesauteurs à l’étoile Arcturus , située dans la constellationdu Bouvier. Cette dénomination est corrompue du nomd’AL-RAMEHH ( le lancier ) que lui donnent les Arabes.

ALLIAGE. Règle d’alliage {Arith.). On donne in-distinctement en arithmétique le nom d’alliage à toutmélange de diverses matières susceptibles d’être réunies.Les questions qu’on peut se proposer sur ces mélangesoffrent deux points de vue différons : i° Les valeurs etles quantités des matières composantes étant données, onveut déterminer la valeur du mélange, a 0 La valeur etla quantité du mélangéétant données,ainsi que les valeursdes matières composantes, on veut déterminer les quanti-tés de ces matières. Les opérations arithmétiques qu’ilfaut faire pour résoudre ces deux ordres de propositions,se nomment règles d’alliage, savoir : règle d’alliagedirecte dans le premier cas, et règle d’alliage inversedans le second.

Règle d’alliage directe. Le cas le plus simple est celuiqui a pour objet de déterminer le prix d’un mélange. Ilfaut d’abord bien préciser l’idée attachée au mot prix.

En exprimant la quantité d’une marchandise quel-conque par un nombre, l’unité de ce nombre désignetoujours une certaine quantité déterminée, dont on estconvenu d’avance, et c’est particulièrement la valeur enargent de cette unité que nous nommons le prix de lamarchandise. Ce prix, multiplié ensuite par le nombred’unités que la quantité de marchandise renferme, faitconnaître la valeur de cette quantité. Par exemple,12 mètres d’étoffe, à 3 fr. le mètre, valent 36 fr. Lenombre 12 exprime la quantité de la marchandise, lenombre 36 sa valeur, et le nombre 3 son prix.

Le prix est donc la valeur spécifique d’une chose, oula valeur de l’unité de cette chose.

Ceci étant posé, voilà la règle : Multipliez le prix dechaque matière par sa quantité respective; divisez lasomme des produits par celle des quantités ou par laquantité totale du mélange : le prix trouvé sera le prixdu mélange.

Ex. I. On a mêlé ensemble 3 sortes de blé à diffé-rens prix , savoir : ,

10 sacs de blé à i5 fr. 1

i5 à i3 1

8 à 12

On demande le prix du mélange.

Multipliant chaque nombre de sacs par son prix, ontrouve :

Valeur des 10 sacs i5o fr.

i5 iq 5

8 9 G

Valeur totale des 33 sacs

441 fr.