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tion de Pégase . On la marque dans les catalogues par lalettre y. ’
ALGOL, et plus exactement ra3 al-ghoul ( télé defurie). { Astr. ) Nom de l’étoile vulgairement appeléeTélé de Méduse, marquée ]3 dans la constellation dePersée. Cette étoile est sujette à une variation pério-dique dans l’intensité de sa lumière: ellepasseen a jours48 ou 49' de la deuxième grandeur à la quatrième ou àla cinquième grandeur. Cette observation a été faitepour la première fois en 1783 par un gentilhomme duduché d’Yorck, appelé Goodricke. L’étoile Algol nereste à Paris sous l’horizon que pendant 1 heure 27'.( Voyez Étoiles changeantes. )
LGOMEIZA, et plus correctement al-ghameyssa.( Astr. ). On donne ce nom à Procyon, l’une des étoilesde la constellation du Petit-Chien, et quelquefois à laconstellation entière. ( Voyez Procyon. ) Quelques as-tronomes arabes ont écrit ce nom al-gomeyzaii , qui si-gnifie petit sycomore.
ALGORAB ( Astr. ). Nom de l’une des étoiles de laconstellation méridionale du Corbeau, marquée y dansles catalogues. Le nom d’AL-GHORAB, qui signifie le cor-beau, est donné par les Arabes à la constellation entière.
ALGORITH ME. Terme dérivé du mot arabe al-goretm, qui signifie racine en général, et qu’on aemployé, par extension , pour calcul. On l’emploiepour désigner chaque forme particulière de générationdes nombres. Ainsi, par exemple, a 1 =c est Valgorithmedes puissances; A <p x=rp (jc-j-A x) — <px est l’algorithmedes différences; F x=A 0 -f- A , x-f-A , x 3 -f- A3 x 3 -{-,etc.., est l’algorithme des séries, etc., etc. La sciencedont le but est d’embrasser les faits et les lois des nom-bres, et par conséquent tous les algorithmes, devraitdonc être nommée par excellence algorithrnie; et nousdevons faire observer à ce sujet quel’adoption d’un motparticulier pour exprimer la science générale des nom-bres, est d’autant plus nécessaire que cette science n’areçu, jusqu’ici, aucune désignation spéciale qui puissel’empêcher d’être confondue avec l’une ou l’autre de sesbranches, l’arithmétique et l’algcbre. M. Ampère, danssa classification des connaissances humaines, propose leTROt arilhmologie; mais ce mot ne nous paraît pas aussibien approprié à son objet que celui d ’algorithrnie, quiest déjà employé dans plusieurs ouvrages importans.
ALGOR 1 THMIE. C’est sous ce nom qu’un géomètremoderne, M. Wronski, désigne l’une des branchesfondamentales des mathématiques pures : celle qui apour objet les nombres. Le but de ce savant, dans les
nombreux ouvrages qu’il a publiés en France depuis 1811,
paraît être de fonder en général la philosophie des ma-thématiques, et de constituer en particulier une bran-che nouvelle de ces sciences, à laquelle il donne le nomde Technie. Les vues nouvelles qu’il propose, l’unité
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qu’il veut établir entre les nombreuses parties des ma-thématiques, la loi universelle qu’il a découverte, loiqui, d’après le rapport du célèbre Lagrange, embrassetoutes les lois connues pour le développement des fonc-tions, ne nous permettent pas de passer sous silence unedoctrine dont l’avenir de la science ne peut manquer dese ressentir. ( Voyez Philosophie des mathématiques. )
ALHABOR, et plus correctement al aaeour. {Astr.)Nom arabe de Sirius.
ALHAIOTH, et plus correctement al-ayouq. {Astr.)Nom arabe de la belle étoile de la Chèvre , qui se trouvedans la constellation du Cocher, et que les Syriens nom-ment hayouto. Elle est indiquée par quelques auteurscomme une étoile de la troisième grandeur dans la con-stellation du Capricorne. C’est une erreur à laquelle lenom vulgaire de cette étoile, attribué aussi quelquefoisà cette dernière constellation, a pu donner naissance.L’étoile de la Chèvre est désignée encore par le nomd’ALHATOD.
ALHAZEN , nom vulgaire sous lequel les savansd’Europe ont désigné le célèbre et savant mathématicienarabe dont le nom est al-hassan, den-iiassan, abor-aly,ben Ei.-HAYTiiAM : il était natif de Basrali, et vivait enÉgypte à la cour du khalyfc êl-iiakem, vers l’an 4oo del’hégire ( 100g de notre ère). Il mourut au Kaire l’an43 o (io 38 ). Il s’occupa spécialement d’astronomie etd’optique, et mérite sous ce rapport d’être cité avec dis-tinction parmi les hommes de sa nation, dont les travauxet les recherches ont le plus contribué à répandre enEurope les sciences et les lumières. Nous avons de luiun Traité d’optique, dont quelques parties révèlent unehaute instruction, et des tentatives heureuses pour arri-ver à l’explication des phénomènes que présente cettescience, et qui étaient encore regardés comme insolublesau temps d’Alhazen . Ce livre est encore recommandablesous un autre rapport : il peut être fort utile à l’histoirelittéraire et critique des sciences chez les Arabes , dontil résume les progrès dans un tableau des connaissancesque possédait cette illustre nation. Cet ouvrage est, aureste, divisé en trois parties. La première, consacrée àla physique, n’est pas exempte d’erreurs : Alhazen y dé-veloppe quelques fausses doctrines sur la cause de la vi-sion et sur les couleurs. On y trouve néanmoins desaperçus fort judicieux sur la réfraction astronomique,sur la grandeur apparente des objets, et spécialementsur le phénomène du grossissement apparent du soleilet de la lune, vus à l’horizon. La seconde partie, quiest consacrée à la catoptriquc, est traitée par Alhazen avec plus de supériorité, quoiqu’il s’v soit aussi glisséquelques erreurs, telles que scs appréciations sur le lieuapparent de l’image dans les miroirs courbes, et cellessur le foyer des miroirs caustiques. La troisième partieest consacrée à la dioptrique, T.es connaissances d’Allia*