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Tome premier.
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61
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AL

AL

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Ou

( m — p ) A — (p — n ) B

Ce qui donne

A p — n

B m — p'

Le rapport des quantités A et B est donc en effet lemême que celui des différences p — n et m — p.

ALLONGE ( Géom. ). Ce qui est plus long que large.Le sphéroïde allongé est un sphéroïde produit par larévolution d’une demi-ellipse autour de son grand axe.

( Voyez sphéroïde.) Au contraire, si le sphéroïde estformé par la révolution d’une demi-ellipse autour de sonpetit axe, on le nomme sphéroïde aplali. Cette der-nière figure est à peu près celle de la terre. ( VoyezTerre. )

La Cycloïde allongée est celle dont la base est plusgrande que la circonférence du cercle générateur.

( yoyez Cycloïde. )

ALMAGESTE ( Histoire littéraire des sciences ma-thématiques.) Tel est le titre donné d’après les Arabes aul'raité d‘astronomie composé par Ptolémée vers l’an> 4 ° de notre ère. C’est en même temps l’un des pluscélèbres livres de l’antiquité, et le plus ancien ouvraged’astronomie qui soit parvenu jusqu’à nous. Ce nom estformé du mot grec fteynrroy, très-grand , que les Arabesn’ont fait que transcrire en y joignant leur article arabe°l dans le titre de lahryr àl-megesty : il signifie ainsile très grand ouvrage, l’ouvrage par excellence. L’en-thousiasme avec lequel l’Almagcste fut accueilli, à l’é-poque où il fut écrit, lui avait précédemment fait dé-cerner un titre analogue par les astronomes de l’écoled’Alexandrie. (Msy«Ai)2t>vr«£<s-, grande composition.)Les Arabes donnent aussi à cet ouvrage de Ptolémée letitre de sountaksys.

L’Almageste a été, depuis son apparition, jusqu’à uneépoque assez rapprochée de nous, l’objet d’un très-grand nombre de commentaires 3 c’est la destinée com-mune à toutes les productions qui ouvrent une car-t'ière nouvelle aux investigations de la science etaux progrès de l’esprit humain. Les plus anciens etles plus remarquables de ces commentaires furent ceuxde Théon et de Pappus, mathématiciens célèbres quihonoraient au IV e siècle l’école d’Alexandrie. La partiedu travail de Théon , échappée aux vicissitudes destemps, s’arrête au dixième livre de l’Almagestc 3 let’este est sans doute perdu pour toujours, ainsi que lescommentaires de Pappus, dont nous ne possédons quedes fragmens relatifs au cinquième livre de l’ouvragede Ptolémée . On doit regretter avec tous les mathéma-ticiens modernes qui se sont occupés de l’histoire litté-raire de la science, que ces restes précieux des connais-sances astronomiques de l’antiquité n’aient jamais été

tradni s 3 car il est impossible qu’ils ne contiennent pasdes aperçus curieux sur l’astronomie et la géométrie.

Vers l’an ai 2 del’hégyre, ou 827 de l’ère chrétienne,c’est-à-dire à l’époque où un grand mouvement civilisa-teur s’opéra dans la race arabe, et où ce peuple donnaasile aux sciences, si cruellement proscrites à Alexandrie par les soldats d’Omar, l’illustre khalyfe El-Mâmoun fitexécuter à Baglidad une traduction arabe del’Almageste.On rapporte que ce prince, vainqueur de l’empereurMichel III , lui imposa comme une condition de la paix,qu’il consentit à faire avec lui, le don d’une collectiondes meilleurs livres de la Grèce . C’est à ce tribut, qui ho-nore la mémoire d’El-Mâmoun, et atteste son amourpour les sciences, que les Arabes durent l’ouvrage dePtolémée , auquel ils donnèrent alors le nom de Tahryral-megesly, dont nous avons fait celui d 'Almageste . Lemusulman êl-IIassan ben-Yousef et le chrétien Sergiusen furent, dit-on, les traducteurs.

De nombreuses copies de l’Almageste circulèrent dès-lors parmi les Arabes, et popularisèrent chez cette grandenation les connaissances astronomiques, qui avaientillustré l’école d’Alexandrie. On cite Thabet-ben-Qorrahet Nassir-êd-dyn, entre tous les savans Arabes, dont lescommentaires contribuèrent le plus à en expliquer lesdiverses hypothèses, et à en faciliter l’étude.

Au commencement du XIII e siècle, époque où lessciences renaissantes jetèrent quelques rayons de lu-mière au sein des ténèbres qui enveloppaient l’Europeoccidentale, l’empereur Frédéric II, qui protégeaitl’astronomie, et cultivait lui-même cette science, fit tra-duire l’Almageste sur la version arabe. Vers le milieudu siècle suivant, une autre traduction de cet ouvragefut entreprise par Gérard de Crémone .

La première édition latine de l’Almageste fut faite àVenise en 1 5 1 5 . Il est probable que la version de Gé-rard de Crémone fut celle dont on se servit pour ce tra-vail , monument remarquable, et devenu très-rare, despremiers essais de l’art tvpograhique. Un siècle avantcette époque , Georges de Trébizonde , l’un des savansgrecs qui vinrent chercher un refuge en Italie , après lachute de l’empire byzantin , traduisit l’Almageste de salangue natale en latin. Son ouvrage, conservé long-temps manuscrit, fut successivement imprimé à Venise en i5o7,et à Bâle en 1 54 1 et i55i. En i 538 , J.Walderimprimait à Bâle le texte grec de l’Almageste , avec celuides commentaires de Théon , mais sans traduction enregard. Cette édition, remarquable par la pureté descaractères et l’exactitude du texte, est regardée commeun des plus beaux ouvrages qui soient sortis des pressesde ce célèbre typographe.

L'Almagestc contient un recueil précieux et impor-tant d’anciennes observations : ce sont les seules que l’an-tiquité ait léguées à la science astronomique; quoique