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Ptolémée en ait presque, toujours tiré des conclusionserronées, qui ont été rectifiées par la science moderne,nous examinerons à l’article biographique de çe grandastronome, les principales hypothèses fondées sur cesanciens erremens de la science. Voyez Ptolémée .
ÀLMAMON. Voyez El-Mamoun.
ALMANACH ( Aslr. ). Calendrier ou Table quicontient les jours de l’année et les phénomèues les plusremarquables des corps célestes, tels que les éclipses,les conjonctions et oppositions des planètes, etc., etc.Le bureau des longitudes publie tous les ans, outre unalmanach nommé Connaissance des temps , dans lequell’état du ciel est calculé plusieurs années à l’avance,pour l’usage des navigations de long cours, un An-nuaire qui renferme les objets d’une utilité générale etpopulaire. Le mot almanach est formé de l’articlearabe al et du mot manakh , qui signifie dans cette lan-gue , calendrier, cphe'mérides , cadran solaire. Ontrouve le mot almenichiacum employé dans ce sens parsaint Augustin dans son traité de la Ché de Dieu.Voyez Calendrier.
ALMERZAMONNAGIED ( Aslr. ). Nom de l’étoilequi forme la partie la plus orientale de l’épaule d’O-rion.
ALMICANTAR ATS ou ALMUCANTAR ATS (Aslr.).Petits cercles parallèles à l’iiorizon, que l’on conçoit pas-ser par tous les degrés du méridien •, leurs centres sontsitués sur la verticale qui joint le zénith au nadir. Onles appelle aussi cercles de hauteur, parallèles de hau-teur, parce qu’ils servent à marquer la hauteur d’unastre au-dessus de l’horizon. Ce mot est arabe : danscette langue, âl-moqanttarât signifie formant la voûte,en forme d’arcade ®u de pont. (Voyez Sphère armil-laire. )
ALMUCÉDIE ou ALMURËDIN (Astron.). Nomdonné par les Arabes , suivant Casius, à l’étoile mar-quée i dans la constellation de la Vierge. Ces deux dé-nominations également fautives, ne sont que l’altérationcommise par nos copistes des mots miqddm-él-qittâf( annonce de la vendange), nom réel que donnent lesArabes à cette étoile.
ALPHERAZ (Astr.). Plus exactement alfa ras ( lecheval). Nom donné tant à la constellation de Pégase ,qu’à celle du Petit-CheYal. On les distingue par les dé-nominations de âl-faras-àl-aazem ( le Grand-Cheval ),et de qatlat-âl-faras (section du cheval). Quelques-unsde nos astronomes donnent à tort à la belle étoile qu’ontrouve à l’aile de Pégase , et qui est marquée a dans lescatalogues, tantôt le nom d'alpharaz , tantôt celui demarkab. C’est par ignorance qu’on a séparé en deuxnoms différons une seule dénomination. Cette étoile estappelée par les Arabes markab-dl-faras (le véhicule ducheval).
ALPIIETA ( Aslr. ). Nom corrompu de celui deâl-fekah, donné par les Arabes à la constellation entièrede la Couronne septentrionale. Nos astronomes ontdonné par erreur ce nom à une étoile particulière decette môme constellation dont le nom est moanyr-dlfekah( la lumineuse de la Couronne ) : c’est celle qu’on appelleaussi : lucida Coronæ, ou luisante de la Couronne.
ALPHONSE X , surnommé le Sage et V Astronome ,roi de Castille et de Léon, fils de Ferdinand 1 e saintet de Béatrix d’Allemagne, succéda en ia5a à Ferdi-nand III , son frère. Ce prince déploya, en faveur del’astronomie, un zèle qui a rendu son nom célèbre dansles fastes de cette science, dont il faisait son occupationfavorite. On montre encore aujourd’hui dans l'Alcasar,ou le palais de Ségovie , la chambre où il faisait sesobservations, et le cabinet où il les rédigeait. Le règned’Alphonse a été fort agité •, mais la protection qu’ilaccorda aux sciences lui acquit plus de gloire que lesguerres où l’entraîna son ambition de devenir empe-reur. C’est à ses frais et par scs ordres que furent dresséesles Tables astronomiques qui portent son nom. ( VoyezAlphonsines. )
Le jésuite Mariana, auteur d’une histoire d’Espagne ,faisant allusion aux malheurs de ce prince et à songoût pour l’astronomie, dit : jt Qu’il perdit la terre à« force de contempler leciel.» Une accusation d’impiété,plus grave que ce mauvais jeu de mots, a été injuste-ment imputée à Alphonse, à propos de quelques parolesun peu libres qui lui échappèrent à la vue des hypothè-ses embarrassées qu’il fallait admettre pour conciliertous les phénomènes célestes : « Si Dieu, dit-il, m’avait« consulté, lorsqu’il créa l’univers, les choses eussent été« dans un ordre meilleur et plus simple.» Cette plaisan-terie prouve seulement qu’Alphonse n’était point satis-fait du système astronomique de son temps, et qu’il avaitun vague pressentiment des découvertes qui ne permet-tent plus désormais d’adresser un pareil reproche àl’ordre de l’univers. Ce prince mourut le 4 avril 1 - 284 .
ALPHONSINES ( Astr. ). On a donné ce nom auxTables astronomiques dressées à Tolède par les ordresdu roi Alphonse X . Ce prince entreprit le premier deremédier aux défauts de l’astronomie ancienne, et sur-tout de corriger les tables de Ptolémée , dont la théories’écartait toujours de plus en plus des observations nou-velles. Alphonse appela à Tolède un grand nombred’astronomes chrétiens, juifs et arabes, qui travaillèrentcollectivement à l’exécution de cet important projet.Après quatre ans d études, lçs Tables Alphonsines furentpubliées en 1252. Elles furent corrigées en 1256 sur lesobservations d’un astronome arabe célèbre, dont nosastronomes ont altéré le nom de Hassan Abou-l-Hassanen celui d Alboacen (voyez ce nom ). Les astronomes