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Tome premier.
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ANAXIMÈNE, de Milet, d isciple d’Anaximandre , etson successeur à l’école Ionienne, suivit ayec éclat lestraces de ses prédécesseurs. Pline lui attribue l’inventiondes cadrans solaires, qui appartient évidemment à sonmaître Anaximandre . L’incertitude qui règne dans lachronologie de cette époque, et le peu de documenshistoriques qui nous sont restés de ces âges reculés,ne permettent guère que des conjectures à l’égard desfaits qui intéressent le plus l’histoire de la science.Anaximène s’occupa spécialement de gnomonique etde géographie, et sa position à l’école de Thalès a na-turellement fait attacher son nom aux premiers progrèsde ces sciences. On ignore la date précise de la naissancede ce philosophe; mais il succéda à Anaximandre versl’an 545 avant J.-C., et il est probable qu’il était alorsparvenu à l’âge mûr. On croit qu’il mourut vers l’an5 oo avant la même époque.

ANDERSON (Alexandre), géomètre écossais, quivivait dans les premières années du XVII® siècle, a dûsa réputation à l’amitié du célèbre Viète , dont il étaitaussi le disciple. Il a rendu aux sciences mathématiquesun service important, en publiant plusieurs ouvragesde géométrie et d’analyse, laissés par ce savant mathé-maticien. Alexandre Anderson possédait aussi fort bienl’analyse ancienne, et il en a donné la preuve dans sonSupplementum Apollonii redivîvi ( Paris 1612 ), travaildans lequel il a suppléé à tout ce que Ghetaldi avaitlaissé d’incomplet dans son ouvrage.

ANDROÏDE ( Méc. ). Du grec *>>tp , génitif , àiàfcs,homme, et d’fi à os, forme, ressemblance; automate qui areçu une forme humaine, et qui, au moyen de ressortsdisposés dans son intérieur, exécute divers mouvemenset diverses fonctions qui appartiennent à l’homme.Albert-le-Grand construisit, dit-on, une de ces ma-chines , qui, malgré le génie qu’elles permettent de sup-poser dans leurs auteurs, offrent plus d’intérêt à lacuriosité, qu’elles ne sont réellement utiles aux progrèsde la science. Dans le dernier siècle, Vaucanson s’ac-quit, par un ouvrage semblable, une célébrité quidepuis n’a point été dépassée. Le flûteur automate queconstruisit, en 1736, cet habile mécanicien, excitaiParis la plus vive admiration : on courut en foule pourvoir ce chef-d’œuvre de mécanique, exécuté avec unerare perfection. L’automate jouait plusieurs airs sur laflûte, et imitait parfaitement tous les mouvemens d’unmusicien. L’Académie des sciences, dont Vaucanson était membre, nomma dans son sein une commissionpour examiner 1 androïde, à qui la renommée était loinde se montrer défavorable, car elle lui accordait unefoule de facultés qu’il n’est pas au pouvoir de la science'de donner à la matière. Cette commission constata quele mécanisme employé pour faire rendre des sons à laflûte, exécutait rigoureusement les mimes opérations

qu’un véritable musicien, et que le mécanicien avaitimité à la fois les effets et les moyens de la nature, avecune exactitude et une précision auxquelles on n’avait pasimaginé qu’il fût possible d’atteindre. Vaucanson a publiéun mémoire qui a reçu les éloges de l’Académie , et oùl’on trouve la description de son joueur de flûte. (VoyezMémoires de l’Académie des sciences , 1738, et VEn-cyclopédie, au mot Androïde.) Quelques années après,Vaucanson construisit un nouvel androïde qui n’eutpas moins de succès : c’était un joueur de tambour pro-vençal , qui tirait en même temps des sons d’une flûte, etfrappait sur un tambour.

L’androïde n’est qu’une sorte d’automate. On donnegénéralement ce dernier nom à toute machine quiporte en elle le principe de son mouvement, et sur- ‘tout à celles qui imitent le mouvement des corps ani-més. Il vient du grec airlftaros, spontané, de soi-méme,composé d'aires, soi-méme, et de ftaa, je veux , jedésire. L’histoire fait mention d’un assez grand nombred’automates; mais ces relations, la plupart fort dou-teuses , ne donnent aucune idée des moyens d’exécutionemployés par les auteurs de ces machines. Archytas construisit, dit-on, un pigeon qui pouvait voler; maisle célèbre Vaucanson acheva un canard, dont le méca-nisme lui faisait exécuter toutes les fonctions du boire,du manger et de la digestion, ou du moins de la tritu-ration des alimens.

Les développemens qu’011 pourrait donner à la des-cription de ces ingénieuses machines ne peuvent entreidans cet ouvrage; on les trouvera dans les recueils quenous avons cités plus haut. Cependant nous ne pouvonspasser sous silence une découverte que fit Vaucanson enconstruisant son flûteur, et qui peut intéresser la science.Ce célèbre mécanicien, en combinant les vents dont ilavait besoin pour produire l’effet qu’il cherchait, re-connut que la petite flûte est un des instrumens quifatiguent le plus la poitrine des joueurs. Il faut que lesmuscles de ce viscère fassent un effort équivalent à unpoids de 56 livres (28 kilog.), puisqu’ils ont besoinde cette force, ou de cette pesanteur, pour produire lesi d’en haut, note la plus élevée que puisse atteindrecet instrument.

ANDROMÈDE ( Aslr . ). Constellation située dansl’hémisphère boréal. T'oyez Constellation .

ANELAR ou ANHELAR ( Astr .). Nom de l’étoilemarquée « sur la tête de Castor, constellation des Gé-meaux.

ANÉMOMÈTRE (Méc.) ( de anpos, vent, et def 4 .tr for , mesure). Machine pour mesurer la force duvent. Le premier instrument de ce genre paraît avoirété inventé par Wolf, en 1708, et perfectionné en-suite par Martin.

Dans les Fransachons philosophiques de 176G,