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Tome premier.
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cines, déterminer des limites assez rapprochées pourrendre ces procédés applicables. Voyez Equation auxDIFFERENCES, LIMITES , RÈGLE DES SIGNES.

Le procédé de Lagrange entraîne souvent des calculssi longs et si rebutans, que dans la pratique on préférécelui de Newton ,ou qu’on a recours à des méthodes en-core plus expéditives. Celle que Kramp expose dans sonArithmétique universelle, et celle que donne Cagnoli,Trigonométrie rectiligne et sphérique, fondées toutesdeux sur les mêmes principes , ne demandent que desopérations arithmétiques d’une exécution facile. M. Bu-da n de Boislaurcnt, dans sa Nouvelle méthode pourla résolution des équations numériques, propose unprocédé de la plus grande simplicité. Voyez Limites .

On a classé parmi les méthodes d’approximationl’emploi des séries pour l’évaluation des racines deséquations; mais cette classification est inexacte; car lesséries constituent un inode de génération qui embrassepar une loi unique la construction complète d’une quan-tité; très - différentes en cela des procédés que nousvenons de décrire, dont les accroissemens successifs sontindépendans les uns des autres. C’est par cette considé-ration que nous renvoyons au mot Sériés tout ce quiconcerne la résolution des équations obtenue, d’unemanière générale, par ces fonctions importantes.

APPUI. Point d’appui d’un levier ( Mëc . ). Pointfixe autour duquel le poids et la puissance se font équi-libre dans le levier. Voyez Levier.

APPULSE ( Astr. ). Passage de la lune près d’uneplanète ou d’une étoile sans l’éclipser. L’instant del’a/j-pulse est celui de la plus courte distance des bords. Onobserve les appulses pour déterminer les lieux de lalune, les erreurs des tables astronomiques et les longi-tudes des lieux.

APPUYÉ ( Géom. ). Un angle est appuyé sur un arcde cercle lorsque, ayant son sommet sur la circonfé-rence, il intercepte cet arc entre ses côtés.

Tous les angles appuyés sur le même arc sont égaux ,puisqu’ils ont sa moitié pour commune mesure. VoyezAngles .

APSIDES {Astr. ). Extrémités du grand axe de l’or-bite d’une planète.

Le mot «Tps- signifie courbure, voûte. L’apside laplus éloignée dans les orbites dont le soleil occupe l’undes foyers, ou Y apside supérieure, se nomme aphélie.( U7T» ijA/o» ou â<p‘ ÿxi'oi, loin du soleil. ) L’apside infé-rieure se nomme périhélie ( x-tp\ i Ja/o», près du soleil).

Quand il s agit du soleil ou de la lune, l’apside supé-rieure prend le nom d’apogée, et l’apside inférieurecelui de périgée.

Le grand axe de l’orbite se nomme aussi la ligne desapsides. C’est sur cet axe qu’on mesure Y excentricité.Voyez ce mot. Voyez aussi Orbite et Planète,

APUS ou APOUS [Astr.). Constellation méridionalenommée en français Oiseau de paradis. Elle est compo-sée de douze étoiles dans les cartes de Bayer; mais elleen renferme un plus grand nombre dans les cataloguesde Lacaille. La principale étoile de cette constellationn’est que de la cinquième grandeur.

AQUARIUS. Voyez Verseau.

AQUEDUC ( Arch. et Hyd. ). Canal de pierre cons-truit sur un terrain inégal pour conserver le niveau d<l’eau, et la conduire d’un lieu à un autre.

Les aqueducs sont extérieurs et visibles ou souter-rains. Les premiers sont quelquefois construits à degrandes hauteurs, à travers les vallées, et soutenus pardes piliers et des rangées de voûtes. Les derniers passentà travers des montagnes qu’on a percées pour cet objet.Ils sont bâtis en pierres, briques, etc., et couverts deplanchers voûtés, ou de dalles pour abriter l’eau contrele soleil et les pluies. Quelques-uns sont doubles , d’au-tres triples, c’est-à-dire supportés par deux ou troisrangées d’arches superposées les unes sur les autres.Parmices derniers, on peut placer le pont du Gard , en Lan-guedoc, qu’on suppose avoir été construit parlesRomainspour conduire l’eau dans la cité de Nîmes ; l’aqueduc deConstantinople , et celui qui fut construit par Cosroës,roi de Perse, près de Petra en Mingrélie . Ce dernieravait trois conduits dans la même direction , situés lesuns au-dessus des autres.

L’aqueduc le plus moderne et le plus étendu est celuique. Louis XIV a fait bâtir près de Maintenon , pourconduire les eaux de la rivière du Bucq à Versailles , ilest composé de 'itigi arches. Sa hauteur est de 4 1 58 mètreset sa longueur de 11 3Gq mètres.

ARAMECII. Voyez Arcturus.

ARBALETE ou ARBALESTRILLE ( Astr. ). Ancieninstrument, dérivé des règles parallactiqucs de Ptolé-mée, jadis en usage dans la marine pour observer leshauteurs du soleil. Cet instrument, dont ou ne pouvaitobtenir que des approximations insuffisantes, fut rem-placé par le quartier anglais , qui, après plusieurs amé-liorations successives, a été lui-même abandonné pourI’Octant. Voyez ce mot.

ARBRE ( Mëc.). Axe tournant d’une machine. Lesarbres des grandes machines telles que les manèges, exi-gent des pièces de bois qu’on ne peut souvent se procurerqu’à grands frais. Il vaut mieux alors les exécuter enfonte, en forme de tuyaux qui s’emboîtent les uns dansles autres. L’emploi du fer donne toujours plus de légè-reté et de solidité aux machines.

ARC ( Géom.). Portion d’une courbe. Voyez Cour de-

Arc de cercle. Parties de la circonférence d’un cercle.Les arcs d’un même cercle ou de cercles égaux sontégaux lorsqu’ils contiennent le même nombre de de-