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Tome premier.
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les taches auxquelles on a donné le nom de mers sontdes excavations profondes où il est impossible de recon-naître l’existence d’aucun fluide semblable à l’eau; ettout fait présumer que la lune est dépourvue de végé-tation , d’eau et d’air.

Dans son Système du monde, La Place est entré dansde grands détails sur les atmosphères des planètes.

« Toutes les couches atmosphériques , dit-il, doivent« prendre, à la longue, un môme mouvement angulaire« de rotation , commun au corps qu’elles environnent ;

« car le frottement de ces couches, les unes contre les« autres et contre la surface du corps, doit accélérer les« mouvemens les plus lents, et retarder les plus rapides,

« jusqu’à ce qu’il y ait entre eux une parfaite égalité.

« Dans ces changemens, et généralement dans touso ceux que l’atmosphère éprouve, la somme des pro-« duits des molécules du corps et de, son atmosphère,

« multipliées respectivement par les aires que décriventa autour de leur centre commun de gravité, leurs« rayons vecteurs projetés sur le plan de l’équateur,

« reste toujours la même en temps égal. En supposant« donc que, par une cause quelconque, l’atmosphère« vienne à se resserrer, ou qu’une partie se condense à« la surface du corps; le mouvement de rotation du« corps et de l’atmosphère en sera accéléré; car les« rayons vecteurs des aires décrites par les molécules« de l’atmosphère primitive, devenant plus petits, la« somme des produits de toutes les molécules, par les« aires correspondantes, ne peut pas rester la môme, à« moins que la vitesse de rotation n’augmente.

« A la surface extérieure de l’atmosphère, le fluide« n’est retenu que par sa pesanteur, et la figure de« cette surface est telle, que la résultante de la force« centrifuge et de la force attractive du corps, lui est« perpendiculaire. L’atmosphère est aplatie vers seso pôles, et renflée à sou équateur; mais cet aplatissement« a des limites; et dans le cas où il est le plus grand ,« le rapport des axes du pôle et de l’équateur est celui« de deux à trois.

« L’atmosphère ne peut s’étendre à l’équateur, que« jusqu’au point où la force centrifuge balance e.xac-« tement sa pesanteur; car il est clair qu’au-delà de« cette limite, le fluide doit se dissiper. Relativement« au soleil, ce point est éloigné de son centre, du« rayon de l’orbe d’une planète qui ferait sa révolution« dans un temps égal à celui de la rotation du soleil.« L atmosphère solaire ne s’élève donc pas jusqu’à« l orbe de Mercure, et par conséquent, elle ne produit

point la lunnei e zodiacale qui paraît s’étendre au-« delà môme de l’orbre terrestre. D’ailleurs, cette almo-t, sphère dont l’axe des pôles doit être au moins les.1 deux tiers de celui de son équateur. est fort éloignée

« d’avoir la forme lenticulaire que les observations« donnent à la lumière zodiacale. »ATMOSPHÉRIQUE. Ce qui appartient à l’atmo-sphère , ou ce qui se rapporte à l’atmosphère.

Flux atmosphériques. Ce sont de certains mouve-mens périodiques'dans l’atmosphère,semblables en quel-que sorte à ceux de l’Océan , et provenant à peu prèsdes mêmes causes. Voy. Laplace , Exposition du sys-tème du monde , liv. IV.

ATTOUCHEMENT ( Géom .). Point & attouchementou de contact. C’est le point commun entre une courbeet sa tangente, ou dans lequel deux courbes se touchentsans se couper. Voy. Tanoente.

ATTRACTION (ad, vers, trnho , je tire). Termegénéral employé en physique pour désigner la cause, laforce ou le principe qui fait que tous les corps tendentmutuellement l’un vers l’autre , et adhèrent jusqu’à cequ’ils soient séparés par quelque autre force. Les lois ,les phénomènes, etc., de l’attraction, formeut le sujetprincipal de la théorie newtonienne; car l’attractionse retrouve dans presque toutes les merveilleuses opé-rations de la nature.

Le principe de l’attraction, dans le sens newtonien, aété d’abord entrevu par Copernic . «Quant à la gravité,dit-il, je ne la considère que comme une certaine appé-tence naturelle ( appelenlia ) que le Créateur a impriméesur toutes les parties de la matière, afin qu’elles tendis-sent à s’unir en forme globulaire pour se mieux conser-ver; et il est probable cpie la même force est aussi inhé-rente au soleil, à la lune , et aux planètes , afin que cescorps puissent constamment se maintenir dans la formeronde que nous leur voyons. » (De revol. oib. cœlest .,lib. I, cap. g.) Képler appelle la gravité une affectioncorporelle et mutuelle entre des corps semblables , afinde s’unir (Aslr. nov. in introd.). Et il prononça plus po-sitivement qu’aucuns corps quelconques n’élaieut abso-lument légers, mais qu’ils n’étaient seulement ainsi querelativement, et, conséquemment, que toute la matièreétait sujette à la puissance et aux lois de la gravitation.

Le premier qui, en Angleterre , ait adopté l’idée del’attraction fut le docteur Gilbert, dans son livre Vemagnete ; et le second fut François Bacon, dans son Nov•organ., lib. II, apli. 3G, /|5 , 48 ; Sylv. cent. , I, ca P'33; aussi dans son traité De motu, particulièrementdans les articles sur les tf et i3" sortes de mouvemens.En France , Fermât et Roberval l’admirent, et en H a "lie Galilée et Borelli. Mais jusqu’à Newton ce principeavait été très-imparfaitement défini et même apphfl 116-

Avant Newton, personne n’avait eu des idées aussiexactes et aussi claires de la doctrine de l’attraction m 11 'vcrselle que le docteur Hookc, qui, dans son Es salpour prouver le mouvement de la terre, 167 b, f ait °^'server que l’hypothèse d’après laquelle il cxpli<l ue