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fit honueur de sa découverte au cardinal Fleury. Leprince de Gonti, alors grand-maître de l’artillerie, futpiqué de la préférence qu’il avait accordée au ministre,et le priva de son emploi. C’est peut-être à cette injustepersécution que nous devons les nombreux ouvragespubliés par Bélidor , et dont la plupart sont encore fortestimés de nos jours. On a de lui : I. Sommaire d'uncours d"architecture militaire , civile et hydraulique ;Paris , 1720, in-12. II. Le Bombardierfrançais, ou nou-velle méthode de jeter les bombes avec précision; Paris ,1731, ia-f,°fg. III. Traité desfortifications-, Paris , 1735,2 vol. in- 4 °. IV. La Science des ingénieurs dans laconduite des travaux de fortification et d’architecturemilitaire; Paris , 1 74-9 > grand in- 4 °. fig- V. Architec-ture hydraulique, ou l'art de conduire les eaux ; Paris ,1737. — 2' édit. 1753 ,4 vol. in- 4 °,fig. Cet ouvrage ,fort estimé et fort recherché , renferme, sur cette partiedes sciences mathématiques, des découvertes impor-tantes qui n’ont point été dépassées depuis sa publica-tion. Une traduction allemande de cet excellent écrit aété publiée à Augsbourg en 2 vol. in-fol., 1764-1766.VI. Nouveau cours de mathématiques à l’usage de l’ar-tillerie ; Paris , 1757, in- 4 ". Il existe encore d’autresécrits de Bélidor , tels que des Traités sur le toisé et l'ar-pentage, et enfin un Dictionnaire portatif de l’ingé-nieur, qui parut en 1755, et dont Jombert a donné unenouvelle édition avec des éclaircissemens et des aug-mentations , en 1768.
L’incontestable talent de Bélidor , et ses hautes con-naissances dans diverses parties des mathématiques ap-pliquées , lui ouvrirent, en 1756, les portes de l’Aca-démie des Sciences . Lorsque le maréchal de Belle-Islefut appelé au ministère de la guerre, il s’attacha le cé-lèbre et savant auteur de Y Architecture hydraulique etdu Bombardier français , et le nomma inspecteur del’artillerie. Il mourut à Paris , à l’Arsenal, où il étaitlogé en raison de ses fonctions, le8 septembre 1761.
BELIER ( Astr .). Nom d’une constellation, et dupremier des douze signes du zodiaque, marqué T'. Lecommencement du signe du Bélier est le point équinoxialascendant, l’un des deux où l’édiptique coupe l’équateur.Lorsque le soleil, dans sa course apparente, sort desrégions australes du ciel, et nous amène le printemps, iltraverse le point ascendant vers le 21 mars, et s’élève' ensuite chaque jour en se rapprochant du pôle boréal,jusqu’à ce qu’il soit parvenu au signe du Cancer ou de, Y Ecrevisse; là il paraît un moment stationnaire, redes-cend après, en s’éloignant peu à peu du pôle, jusqu’ausigne de la Balance où il quitte notre hémisphère versle a 3 septembre, en traversant le premier point de cedernier signe, c’est-à-dire le point équinoxial descen-dant.
Le mouvement rétrograde des points équinoxiaux
ayant changé la correspondance des signes avec les cons-tellations dont ils portent les noms ( Voyez Balance),la constellation du Bélier est aujourd’hui presquetout entière dans le signe du Taureau. Cette constella-tion renferme ig étoiles remarquables, savoir : 3 de latroisième grandeur, 1 de la quatrième, 2 de la cin-quième et i 3 de la sixième.
BELIER ( Méc. ). Machine de guerre des anciens;elle consistait en une grosse poutre suspendue, dontils se servaient, en lui imprimant un mouvement oscil-latoire, pour produire des chocs violens qui ébranlaientet renversaient les murailles. Voyez Polybe , avec lesCommentaires de Folard.
BELIER hydraulique. Machine très-ingénieuse pourélever l’eau, inventée par Montgolfier. Nous en donne-rons la description et les usages
BELLATRIX {Astr. ). Nom de l’étoile marquée ydans la constellation d’Orion . Cette étoile, remarquablepar sa couleur rougeâtre est située à la partie supérieureoccidentale de la constellation.
BELLÉROPHON ( Astr . ). Nom donné quelquefoisà la constellation de Pégase .
BENAT-EL-NAACII ( Astr . ). Nom donné par lesastronomes arabes aux trois étoiles qui forment la queuede la grande Ourse. Ce nom a été corrompu par nosastronomes qui l’ont écrit Benet-Nascli, Benec-Nasz,et même Bene naim.
BÉRÉNICE ( Astr. ) Voyez Chevelure de Béré-nice.
BERNOUILLI. Il n’existe point dans les sciences denom plus célèbre que celui de cette famille, qui a suc-cessivement donné aux deux derniers siècles jusqu’àhuit hommes d’un génie supérieur, et dont quatreau moins peuvent être mis au premier rang des plusgrands géomètres. Tandis qu’une loi sévère de lanature permet si rarement la transmission du pèreau fils des talens ou des vertus, la famille Ber-nouilli a seule donné au monde ce •noble spectaclede l’hérédité du savoir dans plusieurs générations.C’est dans l’exil que la gloire est venue tirer cette fa-mille de l’obscurité. Établis originairement à Anvers ,les Bernouilli, qui professaient la religion protestante,furent obligés, vers la fin du XVI siècle, de fuir leurpatrie, abandonnée alors par l’Espagne aux frénétiquesfureurs de l’infâme duc d’Albe. Ils se réfugièrentd’abord à Francfort, et se retirèrent ensuite à Bâle , où onles voit de bonne heure occuper d’importantes magistra-tures dans cette république. Mais l’illustration que cettefamille acquit dans le siècle suivant, par les travaux et le 5découvertes, dans diverses parties des sciences rnathém®'tiques, de Jacques et de Jean Bernouilli, est d’un ordreplus élevé; elle durera désormais aussi long-temps q uela civilisation humaine conservera le dépôt des sciences-