On peut la considérer comme formée par le produit dedeux facteurs du second degré
x 1 + acc b , x' + ex + d,
les coefficiens a, b , c, d étant des quantités que la con-dition d’égalité
x* -f- pX x -{■ qxr =* (x*ax b) (x*ex d)
va nous servir à déterminer.
Effectuant la multiplication indiquée, nous avons
x 4 -f- px‘ -|- qx -J- r = x 4 -J- ax 3 -J- bx 1
+ CX 3 + aex 1 -{- bcx
+ dx* -f- adx bd.
Ce qui donne les équations de conditions
a -f- c = ob -f- ac -|- d = pbc -f- ad = qbd = r.
La première donne c = — a; substituant — a, à laplace de c, dans les deux suivantes elles deviennent
b — a 1 -J- d = pail — ab =. q.
Multipliant la première par a, et l’ajoutant ensuite à laseconde on obtient
lad — a 3 = pa -f- q,
d’où l’on tire
d= a 3 +pa + qza
Cette valeur de d étant substituée dans la dernière équa-tion de condition, elle donne
2 ar
o =-*—r-j—.
« + p a + q
Enfin substituant ces valeurs de b et de d dans l’équa-tion ad — ab = q , on trouve définitivement
a 6 -f- : ipa 1 -|- p , a x — q 1 — £r = o.
Cette équation, qui se nomme la réduite, quoiqueétant du sixième degré, peut se résoudre comme cellesdu troisième. ( Voyez Abaissement. ) On peut donc con-sidérer la valeur de a comme connue. Mais les deuxfacteurs du second degré, en y substituant à la place dea b , c, d les valeurs de ces quantités, deviennent
x 1 -{- ax -j-—- = q
-+#» + *
j>-ar+ia> + ip-fi- = o.
Il ne s’agit donc plus que de résoudre ces deux équa-tions du second degré pour obtenir les quatre racinesde la proposée. Ces racines sont :
x « -)- \ / ^ a 2 — —
a ’ +P+Î
a ' + P +
x = +
III. Règle d’Euler . Si l’on remarque que la résolu-tion d’une équation du second degré se réduit à prendrela racine carrée d’une certaine fonction de ses coefficiens,et que celle d’une équation du troisième degré se réduitégalement à prendre la racine troisième de deux fonc-tions de ses coefficiens, l’analogie porterait à conclureque la résolution d’une équation du quatrième degrédoit pouvoir se ramener à l’extraction de la racine qua-trième de trois fonctions semblables de ses coefficiens,c’est-à-dire que la forme d’une des racines de cetteéquation doit être
v'M + v'N + v'O,
M, N, O étant trois fonctions des coefficiens de l’équa-tion.
Mais en observant que l’extraction d’une racine qua-trième peut s’effectuer par deux extractions successivesde racines secondes, nous pourrons donner aux ra-cines de l’équation du quatrième degré la forme plussimple (a)
x = \/<p + vV + vV>
<p, <p', <p" étant les fonctions des coefficiens p , q , r del’équation générale
x 4 — px x — qx —r = o.
Pour déterminer ces fonctions, élevons d’abord l’éga-lité {a) à la seconde puissance, nous auronsx* = <p -J- <p' tp" + 2 \/<p<p' + a \/tp<p" + 2 \ou
x* — A = z\Zçq>' + + 2 \/<p'<p",
en faisant A = <p -f- Q' +
Élevant encore cette dernière égalité à la secondepuissance, nous aurons
x 4 — aAx* + A» = 4W'+ 4<?<P" + W‘P"+ ___
faisant <p<p' -f- -j- <p'<p" = B, et quf'<p" = C, o° us