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nière, les diverses combinaisons des signes des radicauxne donnent jamais que quatre racines différentes pourl’équation proposée du quatrième degré. Cette démons-tration se trouve dans tous les traités d’algèbre. Quantaux différentes valeurs réelles ou imaginaires qui résul-tent de la nature des coefKciens, Voyez Equation cu-bique. Nous devons faire observer que la règle deFerrari, exposée en premier, a été généralisée parSimpson.
BIQtJINTILE ( Astr. ). Aspect de deux planètessituées à i 44 ° de distance l’une de l’autre. VoyezAspect.
On nomme cet aspect liquenlile, parce que la dis-tance est alors double de l’aspect quintile, ou 2 fois 72°.
BISSECTION ( Géom. ). Division d’une étenduequelconque en deux parties égales.
BISSEXTILE ( Calendrier. ). Année composée de366 jours, et que l’on forme de 4 en 4 ans par l’inter-calation d’un jour au mois de février qui se trouvealors de 29 jours, tandis qu’il n’en a que 28 dans lesannée communes. Cette addition a pour but de recou-vrer les 6 heures dont l’année civile diffère de l’annéeastronomique lorsque cette première n’est composée quede 365 jours. Voyez Annee et Calendrier.
Lors de la réformation du calendrier romain par JulesCésar , le jour intercalaire que l’on convint d’ajouter de4 ans en 4 ans, fut placé immédiatement après le 24 defévrier, qui portait le nom du sixième jour avant lescalendes, de là lui vient celui de bissexto calendas,d’où les années dans lesquelles se «trouvaient une telleintercalation furent nommées bissextiles.
BLAGRAVE (Jean), savant mathématicien anglais ,né vers le milieu du XVI' siècle, .dans le comté deBerk. La vie studieuse et solitaire de Blagrave offre peud’événemens. On sait seulement qu’après avoir fait debrillantes études à Reading et à l’université d’Oxford,il se retira dans sa propriété de Southcote-Lodge. Lesmathématiques furent le seul objet de ses méditationsdans cette paisible retraite, où ne vinrent pas l’atteindreles orages de son siècle, dont les révolutions tiennentune si grande place dans l’histoire sociale. Jean Blagravea composé un assez grand nombre d’écrits estimables,dans le seul but de rendre l’étude des mathématiquesplus facile et plus générale. Après avoir été long-temps le bienfaiteur des pauvres , il mourut à Readingle 9 août 1611. Ses amis et ses parens lui firent éleverun monument dans l’église de cette .ville, dédiée àsaint Laurent, où il fut enterré. Son testament qu’onpeut trouver bizarre, révèle à la fois la générosité deson cœur et 1 esprit exact et prévoyant d’un mathéma-ticien. On a dit que c était un de ses meilleurs ouvrages.C’est ainsi qu’un de ses biographes en expose les détailsles plus intéressans. « Blagrave 11’ayant : m ri- i.- lé.
et par le testament de son père, ayant la disposition desbiens de sa famille pendant 99 années, à compter del’année 1591 , il légua à chacun des enfans et des-cendansdeses trois frères, pendant cet espace de temps,la somme de 5 o liv. sterl. qui leur serait payée lorsqu’ilsauraient atteint 26 ans; il calcula sa donation avec tantd’exactitude, que près de quatre-vingts de’ses neveux enrecueillirent le produit. Parmi d’autres charités, il laissa
10 liv. sterl. pour être distribuées de la manière sui-vante : le vendredi-saint, les marguilliers do chacunedes trois paroisses de Reading, devaient envoyer à l’hôtel-de-ville unefille vertueuse qui ait vécu cinq ans avecson maître; là, en présence des magistrats, ces troisfilles vertueuses devaient tirer aux dés pour les 10 livres.Les deux filles qui n’avaient rien étaient renvoyéesl’année suivante avec une troisième, et de même latroisième année , jusqu’à ce que chacune eût tiré troisfois pour le prix. » Blagrave a laissé les ouvrages sui-vons : I. Bijou mathématique, etc. Londres , î 585 ,in-folio. II. De la construc tion et de l’usage du bâtonfamilier, ainsi nommé parce qu'il peut servir égalementpour se promener et mesurer géométriquement toutes leshauteurs. Londres , 1 5 (jo, in- 4 °. III. Astrolabium ura-nicum generale, etc., ou Consolation et récréationnécessaire et agréable pour les navigateurs dans leurslongs voyages, contenant l'usage d’un astrolabe, etc.Londres , 1 5 g 6 , in- 4 °. IV. Il Art de faire des cadranssolaires. Londres , 1609, in- 4 °.
BLONDEL (François), mathématicien et architectecélèbre, naquit à Ribemont, en Picardie, en 1617. Lehasard l’ayant mis en relation avec une famille puissante,
11 parut de bonne heure sur la scène du monde, et s’ytrouva favorablement placé pour y développer ses talens.Tandis que tant d’hommes n’ont envisagé l’étude et lesavoir que comme des moyens pour arriver à la for-tune , Blondel ne semble avoir au contraire acceptédes emplois élevés que pour pouvoir se livrer avecplus de facilité et de distinction à des travanx, auxquelsil doit en effet toute sa renommée et la gloire, quiauraient pu l’oublier dans les rangs des courtisans vul-gaires. Le succès qu’il obtint dans une mission diplo-matique à Constantinople , le fit choisir par Louis XlVpour enseigner au Dauphin son fils les belles-lettres etles mathématiques. Ses profondes connaissances dansces dernières sciences, qu’il professa aussi au collègeroyal, lui servirent éminemment à régulariser ses pro-ductions en architecture, art auquel il se livra tout àcoup dès i 665 , et qu’il cultiva depuis avec ardeur. Sonpremier ouvrage fut la restauration d’un pont à Saintes sur la Charente , qu’il rétablit avec hardiesse, et suilequel il plaça un arc de triomphe. Nous n’ entreronspas dans de plus grands détails à ce sujet, nous ajou-terons seulement que le talent de Blondel parut se p r °'