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Tome premier.
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tioncer avec plus de sympathie pour ce dernier genrede construction. En 166g, il fut nommé membre de^Académie des sciences , et des lettres-patentes du roil’investircut du titre d’architecte delà ville de Paris , etle chargèrent seul de l’exécution des monumens destinés aorner cette capitale. Il est l’auteur delà porte monumen-tale de Saint-Denis , mais il est juste de faire observerque les deux portes latérales de cet arc de triomphe sontI des fautes qui lui furent imposées dans un intérêt d’ordrepublic par les éclievins de la ville , car alors ce monu-ment n’était point isolé comme aujourd’hui. Les talens. de l’heureux Blondel furent récompensés par la place dedirecteur et de professeur à l’Académie d’architecturequi avait été établie en 16*31. Ce fut là qu’il rédigea sousle titre de Cours d’architecture, les leçons qu’il don-nait à ses élèves j ouvrage remarquable qui atteste desconnaissances étendues dans son art et l’heureuse appli-cation qu’il a su y faire des mathématiques. La car-rière de Blondel ne devait point cependant se ter-miner ainsi. Il composa successivement un art de jeterles Bombes, et un traité de la fortification des places,qu’il présenta au roi. Ce prince le récompensa de cesnouveaux travaux par le titre de maréchal de camp.Blondel mourut dans le mois de février 1686, les artistesenthousiastes lui ont souvent donné le nom de Grand;°n doit au moins convenir qu’il a traite d’une manièrefort remarquable toutes les branches de la science et do1 urt dont son génie capricieux et brillant le porta as occuper. Les principaux ouvrages de Blondel sont :1 > Cours d’architecture. Paris , 1675-98. II. Histoiredu calendrier romain. Paris , 1682, in- 4 °. III- Coursde niathe'nialiques pour le Dauphin. Paris , i 683 , 2 vol.

IV. L’Art de jeter des bombes. La Haye , i 685 ,’n-i 2. V Nouvelle manière de fortifier les places. Pai is,

« 683 , m-40.

BOISSEAU. Ancienne mesure de capacité équivalente

a 1 ^ litres. L’hectolitre vaut 7,—-— boisseaux.

t B °BDA (Jkan-Cham.es), savant mathématicien et1 un des plus célèbres ingénieurs du dernier siècle,na quit à B ax , le 4 mai 1733. Les dispositions brillantesqu *1 manifesta pour les sciences mathématiques, furent

sboid contrariées par sa famille, qui appartenait àCeUe P arl ‘e de la noblesse dont l’illustration était toutetaii e. Cette circonstance de sa vie lui est communegrand nombre d’hommes supérieurs , qui furent*8 e s de lutter comme lui contre les préjugés ou lesVUes leurs parons. Néanmoins ces dispositions furent®ssez exclusives dans le jeune Borda, qui avait com-IïlGllc é ses études au collège des Carmélites de sa villetotale, et qui les acheva à celle de La Flèche , dirigéP®r les jésuites, pour déterminer ses parens à le laisserlibre du choix de sa carrière. Il fut admis avec éclat

avec n nobi

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dans le génie militaire, mais peu de temps après ilentra dans les chevau-légers, corps dont le séjour per-pétuel à Paris lui permettait de se livrer avec plusd’avantage à l’étude spéciale des mathématiques, sciencedans laquelle il avait fait des progrès remarquables. Eneffet, dès l’année 1758, c’est-à-dire à peine âgé de 23ans, il lut à l’Académie des sciences un mémoire surle mouvement des projectiles, qui obtint une honorablemention, et lui mérita le tire de membre associé decette célèbre compagnie. La guerre qui éclata à cetteépoque l’arracha momentanément aux sciences qu’ilcultivait avec autant d’ardeur que de succès ; mais aprèsla campagne de 1757 et la bataille d’Hastembeck où ilassista, en qualité d’aide-de-camp du maréchal deMaillebois, il rentra dans le génie militaire, et fut im-médiatement employé dans les ports. Borda résolut dès-lors d’appliquer à l’art nautique ses hautes connaissancesen mathématiques : il publia successivement en 1763,1766 et 1767, divers mémoires relatifs à ce nouvel objetde ses recherches. Il s’était proposé dans ces écrits dedéterminer, d’après l’expérience, les lois de la résis-tance des fluides , et celles de l’écoulement des fluidespar des ouvertures très-petites. Il publia encore en 1767un mémoire sur la meilleure forme à donner aux vannesdes roues hydrauliques et aux roues elles-mêmes , pourqu’elles reçoivent du courant d’eau qui les fait tourner,la plus gi ande impulsion possible. Ces expériences quiintéressaient si essentiellement l’art nautique, le firentappeler, dès 1767, au service de mer : il commençaimmédiatement sa première campagne. Nous ne devonspas oublier de dire que les travaux de Borda ne se bor-nèrent pas, à cette époque, à des recherches sur l’appli-cation des mathématiques à des objets de physiqueexpérimentale; il s’occupa aussi avec un égal succès deplusieurs branches importantes des mathématiques pures.Il publia encore, dans l’année 1767, un mémoire remar-quable par sa clarté et son élégance, dans lequel il eutpour but d’exposer les vrais principes du calcul des va-riations , récemment découvert par Lagrange. ( VoyezBernouilli Daniel. ) Enfin il publia également à cetteépoque un mémoire sur la Théorie des projectiles, enayant égard à la résistance de l’air.

Nous ne suivrons pas Borda dans la nouvelle carrièreoù l’avaient appelé ses talens: sa vie appartient dès-lorsautant à l’histoire militaire qu’à l’histoire de la science.Cependant nous devons dire qu’il ne tarda pas à y mé-riter les plus hautes distinctions, et à y acquérir cetteillustration glorieuse qui environna son nom. Au milieudes vicissitudes de la vie de marin, Borda recueillit lesélémens de la carte des Canaries et des côtes d’Afrique ,dont il a enrichi la géographie. Ce fut aussi dans lesmêmes circonstances, qu’il fit exécuter son cercle clflréflexion, instrument d’une utilité incontestable peur