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d’astronomie et d’optique. Il avait embrassé les opinionsde Newton , dont il commenta la philosophie dans unouvrage remarquable qu’il publia en i^ 58 . En 1736,Boscovich avail débuté par une dissertation sur lestaches du soleil [De maculis solaribus). C’est dans cetécrit qu’on trouve la première solution géométrique quiait été donnée du problème astronomique de l’équa-teur d’une planète, déterminé par trois observationsd’une tache. Il publia successivement à cette époqueplusieurs dissertations astronomiques qui ont pour objetla méthode d’observer les éclipses de lune, et l’atmo-sphère de ce corps céleste. Après la suppression desou ordre, ce savant distingué fut accueilli par le grand-duc de Toscane , qui le nomma professeur de l’univer-sité de Pavie ; mais il 11’occupa sa chaire que fort peude temps. En 1773 , Boscovich fut appelé à Paris pour« emplir l’emploi de directeur de l’optique de la marine,auquel furent attachés des émolumens considérables. Ile tait alors membre de la Société royale de Londres , etavait vu s’augmenter la renommée attachée à son nom,Par le choix que cette illustre compagnie avait fait delui pour aller observer en Californie , le second pas-sa 8 e de Vénus, et par la manière dont il s’était acquittéde cette mission. A cette époque, Boscovich s’attacha àperfectionner presque exclusivement la théorie des lu-nettes achromatiques. Cette branche des mathématiquesappliqûées, occupe la plus grande partie de l’ouvrageconsidérable qu’il publia eu 1785. Boscovich , obligé dequitter la France par des raisons qui sont demeurées•nconnues, se retira à Milan , où l’empereur d’Àlle-niagne le chargea d’inspecter une mesure du degré enLombardie . Il était environné d’une considération gé-nérale quand il mourut à Milan le ia février 1787.Beu d’écrivains, môme parmi ceux qui ne se sont occu-pés que de sujets frivoles, ont déployé autant de faci-lité et de fécondité que Boscovich . Nous ne citerons icique ceux de ses ouvrages qui se rattachent à l’étude oua l’histoire des sciences mathématiques, et dont voiciI e ® Ütres :I. Elementa universa matheseos. Rome, 1754,^ vol iu- 8 °. II. Philosophiœ naluralis theoria, redactaa d Unicam legem virium in naturâ exislenlium. Vienne,fig. III. De lentibus et telescopis dioptricls.Borne, t 755 , in- 4 °. Cet ouvrage a été traduit eu alle-mand et en f ran ç a i 3 , IV. R 0 g. Jos. Boscovich f opéra°piicai/i et aslronomiam maximâ ex parte nova et
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ll J US( /ue inedita, in V tomos distributa. Bas-
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sano , 1785 , in-4 0 , fig.
BOSSUT (Charles), mathématicien distingué, na-quit, le n août 1730, dans un village des environs deLyon . Il fut admis à l’âge de i 4 ans au collège deslésuites de cette ville, et continua avec succès sous c
maîtres célèbres des études pour lesquelles il avait reveié1’ *•
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mer les plus heureuses dispositions. Il fut
accueilli à Paris , où l’appela, au sortir du collège,son goût pour les sciences, par le vénérable Fontenelleetpard’Alembert. Il se lia plus étroitement avec ce dernier,et devint en quelque sorte son disciple. Ces relations etles connaissances déjà profondes qu’il manifesta dans lesmathématiques, le firent nommer, à aa ans, profes-seur de ces sciences à l’Ecole militaire deMézicres. C’estalors qu’il composa une assez grande partie des ouvragessur lesquels sa réputation est fondée, et qui lui ouvrirentles portes de l’Académie des sciences . La révolution vinttroubler sa carrière en le privant de ses emplois. Il seretira à la campagne pendant ces jours orageux, et futassez heureux pour éviter, dans la solitude qu’il avaitchoisie, le sort funeste de plusieurs hommes de talentdont il était l’ami. Sous le consulat, il fut successivementnommé membre de l’Institut, de la Légion-d’Hon-neur, et l’un des examinateurs de l’Ecole polytechnique.Charles Bossut était aussi membre associé de l’Institutde Bologne, des Académies de Pétersbourg, de Turin ,et d’un assez grand nombre de Sociétés savantes ou lit-téraires, qui jouissent d’une renommée moius brillante.Il est mort à Paris le i 4 janvier 181 4 - Bossut a faitpeu de découvertes remarquables j mais ce qui le placeau-dessus des mathématiciens vulgaires, ce sont, d’unepart, ses talens incontestables pour le professorat, etd’autre part ses nombreux et utiles travaux. Il étaitde mœurs douces et simples, qu’il unissait néanmoinsà un caractère ferme et élevé. La seconde édition deson Histoire des mathématiques lui suscita quelquesennemis, car il avait eu l'imprudence d’y apprécieravec une justice trop impartiale les travaux des mathé-maticiens vivans. Cependant son honorable vieillessefut constamment entourée du respect et de la considéra-tion dont elle était digne. Le gouvernement s’associa auxpieux égards dont il était l’objet, eu lui conservantjusqu’à la fin de ses jours le traitement des divers em-plois, dont son âge ne lui permettait plus de remplirles devoirs. Les ouvrages de Bossut qui intéressent plusspécialement les sciences mathématiques sont : I. Traitéélémentaire de mécanique et de dynamique, 1763.
II. Traité élémentaire de mécanique statique, 1771.
III. Traité élémentaire d’hydro-dynamique, 1771.
IV. Traité élémentaire d’arithmétique, 177a. V. Traitéélémentaire de géométrie, et de la manière d’appliquerl’algèbre à la géométrie, 1774* VI. Cours dé mathé-matiques h l’usage des écoles militaires, 178a. VII. Courscomplet de mathématiques , 1800-1801. VIII. Essai surl'histoire générale des mathématiques, a® édition, 1810,a vol. in-8°. Cet ouvrage, très-inférieur à celui deMon-tucla, convient néanmoins beaucoup mieux aux ètadianset aux gens du monde. 11 renferme des appréciationsrapides , mais justes , des progrès généraux de ia sciencejusqu’aux travaux des mathématiciens modernes.