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Tome premier.
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BOUC ( Astr.). Nom donné par quelques auteurs àla constellation du Capricorne. D’autres donnent cenom à la belle étoile de la Chèvre qui est dans la cons-tellation du Cocher.

BOUGUER (Pierre), géomètre célèbre, naquit auCroisic, en Basse-Bretagne , le 16 février 1678. 11 étaitfils de Jean Bouguer , professeur d’hydrographie, et dontnous possédons un Traité de navigation , qui fut remar-qué à l’époque où il fut publié (1699-1706). Le jeuneBouguer n’eut pas en mathématiques d’autres maîtres queson père, et il le dépassa de bonne heure. Il concouruten 1727, 1729 et 1731, pour des prix proposés par l’Aca-démie , sur des sujets qui embrassaient diverses branchesdes sciences mathématiques et physiques. En 1727, sonmémoire sur la mâture des vaisseaux remporta le prix.Celui qui fut également couronné en 1729 avait poursujet la meilleure manière d’observer les astres à la mer.Enfin, son troisième mémoire sur la méthode la plusavantageuse pour obtenir à la mer la déclinaison de l’ai-guille aimantée, obtint aussi le prix en 1731. La répu-tation que Bouguer s’acquit par ses succès comme géo-mètre et comme physicien, et la publication de sonTraite de la gradation de la lumière, lui méritèrent letitre de pensionnaire de l’Académie des sciences , et lefirent choisir pour accompagner ceux de ses membresqu’eKe chargea, vers cette époque, de mesurer deuxdegrés de latitude, l’un vers l’équateur, l’autre près dupôle, pour déterminer la figure de la terre. Bouguer futchargé avec Godin et La Condamine d'aller à l’équateur.On sait que cette expédition scientifique eut le plusheureux succès ; et il est certain que les vastes connais-sances et le talent supérieur de Bouguer lui méritèrentla plus grande partie de la gloire qu’acquirent ces géné-reux apôtres de la science, au milieu de tous les dangerset de toutes les fatigues. Bouguer a publié les résultats decette importante opération dans un écrit remarquable quiest encore aujourd’hui le meilleur guide que puissentsuivre les observateurs en astronomie et en physique. Cetouvrage eut un très-grand succès, et plaça Bouguer aurang le plus distingué des savans de cette époque. Il futsuccessivement nommé membre de l’Académie dessciences de Paris, de la Société royale de Londres , et reçutle titre de correspondant des plus illustres compagniessavantes de l’Europe . On sait que cet ouvrage qui mitle comble à la gloire de Bouguer , lui causa plus tardde graves chagrins, qui désolèrent les dernières annéesde sa vie. L’histoire de sa querelle avec La Condamineest connue. Il mourut le i 5 août 1758, âgé d’un peuplus de 60 ans, après avoir contribué d’une manièreremarquable aux progrès des sciences, durant une viepleine de travaux, et que ses vertus avaient rendueaussi honorable que ses talens. Il n’avait trouvé d’autremoyen pour rabattre l’orgueil de son heureux et bril-

lant rival, que de donner au public,.une seconde éditionde son ouvrage sur la gradation de la lumière; la mortvint le frapper avant que l’impression fût terminée.Mais il eut dans le digne et savant abbé Lacaille un amifidèle qui remplit ses intentions avec un soin reli-gieux. Voici les ouvrages et les travaux de Bouguer quiintéressent plus spécialement les sciences mathéma-tiques : I. De la mâture des vaisseaux. Paris , 1727,in- 4 °. IL Méthode d’observer sur mer la hauteur desastres . Paris 1729, in- 4 °. III. Essai d’optique sur lagradation de la lumière. Paris , 1729, in-i2. IV. Ma-nière d’observer en mer la déclinaison de la boussole.Paris , 1729, in- 4 °. V. Théorie de la figure de la terre.Paris , 1749, in- 4 °. VI. Traité d’optique sur la grada-tion de la lumière, édition posthume, augmentée d’unEssai d’optique, et publiée par Lacaille. Paris , in- 4 °,fig. Bouguer est l’inventeur de Y héliomètre, instrumentqui sert à mesurer les diamètres apparens du soleil etdes planètes. On lui doit un grand nombre d’excellentesobservations sur la longueur du pendule simple à diffé-rentes latitudes; des recherches non moins curieusessur la dilatation des métaux, sur la densité de l’air àdiverses hauteurs, sur les réfractions atmosphériques ,et sur un nombre considérable d’objets qui intéressentla géométrie et l’astronomie. Bouguer a été aussi l’un desprincipaux rédacteurs du Journal des Savans jusqu’enjuin 1755. Il n’est pas inutile d’ajouter ici que cethomme célèbre qui avait malheureusement adopté lesprincipes philosophiques des encyclopédistes, y renonçasolennellement plusieurs années avant sa mort. Ces dé-tails sont consignés dans un ouvrage curieux, et qui apour titre : Relation de la conversion et de la mort deM. Bouguer , par le père Laberthouic, dominicain.Paris , 1784, in-12.

BOULLIAU (Ismael), célèbre astronome, naquit aLoudun le 28 septembre i 6 o 5 . Bailly fait un grandéloge de ses travaux dans son Histoire de l’astronomieancienne; mais on sait que cet honorable écrivainadoptait avec un trop facile enthousiasme toutes lesidées qui favorisaient ses hypothèses si souventhasardées. Le fait est que Boulliau ne fil que réunirdes observations astronomiques peu connues, et qu*existaient à la bibliothèque royale. Ces observationsavaient pour objet des conjonctions de planètes, desoccultations présumées, faites environ vers l’an 5oo d cnotre ère, et qui 11’auraient plus aujourd’hui pour 1®science l’intérêt qu’elles pouvaient présenter à l’époq ueoù Boulliau les fit connaître. Boulliau acquit des connais-sances étendues et variées dans ses voyages en Europ cet dans le Levant. Il entra en correspondance avec l eSsavans les plus distingués de son temps, et cette cir-constance 11’a pas peu contribué à répandre son nom-plus important ouvrage qu’on ait de lui, et il a b c * u ”