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Tome premier.
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en i 7 1 7 qu’il publia ses importantes observations surl’aberration de la lumière ( Voy. Aberration). Dans lamême année, il exposa dans une lettre adressée à lordMasclesfield sa découverte du phénomène de la nutationde l’axe terrestre {Voy. Nutation). Ces deux décou-vertes de Bradley ont eu une grande influence sur lesprogrès de l’astronomie; elles portent en effet sur lesplus grands phénomènes de la nature, et expliquentla cause , jusqu’alors inconnue , des petits mouvemensdes corps célestes. Elles ont permis d’apporter dans lesobservations astronomiques une exactitude rigoureuseet un degré de certitude dans celles des spéculations de lascience qui en paraissaient le moins susceptibles. C’estaussi Bradley qui, ayant reconnu la principale inégalitédu premier satellite de Jupiter, démontra commentles éclipses de ce satellite , corrigées de cette inégalité ,pouvaient servir à mesurer les différences de longitude.Trois années après la découverte de l’aberration de lalumière , en i 730 , Bradley , que l’éclat de ses travauxastronomiques avait environné d’une brillante réputa-tion, fut nommé professeur d’astronomie et de philoso-phie naturelle au muséum d’Oxford. Plus tard , en174- 1 , après la mort du célèbre Hallev, on lui déférala place d’astronome royal, et il alla résider à Green-vich. On peut dire qu’alors Bradley n’eut plus de voeuxà former : toute l’ambition qui avait pu remplir cecœur simple et bon était alors satisfaite. 11 se trouva aumilieu des objets et dos instrumeus utiles à la sciencedans laquelle se concentraient toutes ses affections ettoutes ses pensées ; et il commença ces longues et admi-rables observations, dont il remplit plusieurs volumesin-folio ; collection unique par son importance, et qu’ona peine à croire l’ouvrage d’un seul homme. De cettemine féconde, dit un savant biographe, on a tiré desmilliers d’observations du soleil, delà lune, des pla-nètes, qui , habilement combinées, et, pour ainsi dire,fondues ensemble par le calcul, ont porté l’exactitudedans toutes nos tables astronomiques. Ce fut là que lecélèbre astronome Mayer puisa les élémens de ses Ta-bles de la lime , les premières qui aient rempli par leurexactitude l’espoir des marins et des géomètres.

Bradley se voua entièrement, et avec un désintéres-sement sans exemples , à ce grand travail, qui a remplisa vie. On ne trouve de lui que quelques mémoires in-sérés dans les Transactions philosophiques ; mais sonnom, recueilli par la reconnaissance et l’admiration dessavans, peut se passer de tous les autres titres de gloirequ’il sacrifia a des travaux solitaires et spéciaux. Bradleyétait associé-étranger de l’Académie des Sciences de Pa-ris , membre de la Société royale de Londres , de l’A-cadémie impériale des Sciences de Pétcrsbourg etde l’Institut de Bologne. Comme le biographe dontnous venons de rapporter le jugement sur quelques tra-

vaux de Bradley, nous sommes heureux de pouvoirdire que les savans français devancèrent, par les hom-mages qu’ils rendirent au talent de ce grand homme,ceux qui dans sa patrie récompensèrent son génie, sonadmirable patience et ses vertus. Jacques Bradley mou-rut, après deux années de souffrances cruelles, à Grecn-vicli, le 1 3 juillet 176'A, âgé de 70ans.

BRANCHE DE COURBE ( Géom .). C’est un termeusité pour désigner les parties d’une courbe qui s’éten-dent indéfiniment sans retourner sur elles-mêmes. Onles appelle aussi branches indéfinies. Tels sont les deuxcôtés de la parabole et de l’hyperbole {Voy. ces mots).Pour mieux faire comprendre la nature de ces branches,désignons par x l’abscisse, par/' l’ordonnée, et par çxune fonction de x , de manière que

y=<px

soit l’équation d’une courbe. En donnant successive-ment à a: des valeurs arbitraires, nous trouverons les va-leurs correspondantes de y, qui nous donneront autantde points différons de la courbe, au moyen desquels nouspourrons la construire. Or, si pour chaque valeur posi-tive de x la fonction <px donne deux valeurs pour y,l’une positive et l'autre négative, cette circonstancenous indiquera que la courbe a deux branches: l’une si-tuée à droite de l’axe des x, et l’autre à gauche; et side plus les valeurs d ey croissent en même temps quecelle de x, ces deux branches s’étendront indéfiniment.De plus, en faisant x négatif dans la fonction q>x , sinous obtenons également deux valeurs pour,/, l’unepositive et l’autre négative, nous aurons deux autresbranches s'étendant également à la droite et à la gauchede l’axe des x , mais du côté des x négatifs. Lorsqu’onfaisant x négatif, la fonction <px devient imaginaire,c’est qu’alors la courbe n’a pas de branches du côté né-gatif de l’axe des abscisses.

Soit, par exemple,/' 3 = péréquation d’une courbe,cette équation donne y =±.\/px. Ainsi, pour chaquevaleur de x correspond une valeur positive et une va-leur négative pour/'; la valeur -\-\/px appartient au*ordonnées situées à la droite de l’axe des x, et la va*leur — \/px appartient aux ordonnées situées à la gau*che de cet axe. Nous avons donc d’abord dans ce ca*deux branches différentes ; et comme/ augmente indé-finiment à mesure que x augmente, ces deux branchessont indéfinies. Mais si nous faisons x négatif, l’équ®'tion devient

y = =h\/— px.

Ce qui nous apprend que la courbe n’a pas de branche*du côté des x négatifs, puisque \/— px est une qu antilé imaginaire. Cette courbe est la parabole apoM 0 'menue.