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Tome premier.
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été indiqués plusieurs fois, et que la routine aveugle a'constamment repoussés. M. Person, dans son Recueilde mécanique , propose une nouvelle forme de brouetteoù le caisson est construit de manière que son centre degravité porte le plus directement possible sur l’essieuformant le poiut d’appui du brancard ( Voy . Pl. XII,fig. a). De cette manière, le plus grand bras du levierformé par le brancard se trouve beaucoup moins chargéet le conducteur peut mettre la brouette en mouvementavec moins de force. On peut faire usage de ce prin-cipe sur les brouettes ordinaires et éviter les frais denouvelles constructions en prolongeant en J ( VoyezPc. XII, jig. i) les deux jumelles au-delà de l’essieupour y adapter un massif de plomb c. Alors le brancarddevient levier du premier genre; et la charge c de sonpetit bras balançant une portion du poids que porte legrand bras , diminue d’autant l’effort du conducteur.

BROUNKER (Guillaume), lord, vicomte de Castle-Lyons, mathématicien anglais célèbre par sa décou-verte des fractions continues, naquit en 1620. Atta-ché à la cause royaliste, il fut un des nobles qui si-gnèrent la fameuse déclaration de 1660 en faveur deMonk. Après la restauration, il fut chancelier de lareine Catherine, garde du grand sceau, et l’un deslords commissaires de la Tour. Il était du nombredes savans dont la réunion forma la Société royale deLondres . il en fut élu président. Lord Brounker culti-vait les sciences mathématiques avec beaucoup de dis-tinction ; mais ce qui lui mérite l’honneur d’être citéparmi les plus grands géomètres, c’est son inven-tion des fractions continues. Wallis a publié sa décou-verte et la méthode par laquelle le noble savant v estparvenu {Voyez Fractions continues et Wallis). LordBrounker est mort à Westminster, eu 1684. Ou trouveplusieurs écrits de lui dans les Transactions philoso-phiques,

BURIN ( Astr . ). Constellation méridionale établiepar La Caille dans son planisphère austral. Elle est pla-cée entre YÉndan , la Colombe et la Dorade. Sonétoile principale est de la cinquième grandeur.

BYRGE (Juste), mécanicien et astronome célèbre, na-quit à Lichstensteig, en Suisse, vers l’année i54p. Guil-laume IV, landgrave de Hesse , dont le nom est cher auxsciences, auxquelles il accorda une généreuse protection,appelaByrge à Cassel, où sa réputation d’astronome et demécanicien l’avait devancé. Il y construisit plusieurs ins-trumens d’astronomie et diverses machines remarqua-bles par leur singularité, et se livra aux observations as-tronomiques avec son protecteur, qui cultivait spéciale-ment cette science. En 1597 > et a P'ès la mort de Guil-laume, Byrge fut nommé mécanicien de l’empereur.Kepler le représente {voy. Tables Rudolphines^oI. H)

comme un homme doué de beaucoup de génie, maispensant si modestement de ses inventions, et si indiffé-rent pour elles , qu’il les laissait enfouies dans la pous-sière de son cabinet. C’est par cette raison , ajoute i’ii-lustre auteur, que, quoique fort laborieux, il ne donnajamais rien au public par la voie de l’impression. Il pa-raît que, sous ce dernier rapport du moins, Képler était dans l’erreur. Benjamin Bramer , son disciple etson beau-frère, dans un ouvrage qui a pour objet ladescription d’un instrument pour la perspective et lelevé des plans, s’exprime ainsi : « C’est sur ces prin-cipes que mon cher beau-frère et maître Juste Byrge acalculé, il y a vingt ans (cet ouvrage paraissait à Casselen i63o), une belle table des progressions , avec leursdifférences de 10 en 10, calculées à 9 chiffres, qu’il aaussi fait imprimer sans texte à Prague , en 1620; desorte que l’invention des logarithmes n’est pas deNéper,mais a été faite par Juste Byrge long-temps avant. »Une telle prétention ne pouvait manquer d’exciter l’at-tention des savans. O11 objecta avec raison que, en sup-posant que Byrge eût publié ses tables en 1620 , on nepouvait en conclure qu’il eût découvert les logarithmesavant Néper, dont l’ouvrage avait paru en 1614. Cettedate est importante pour fixer l’opinion sur le méritede l’antériorité, qui est demeuré à Néper.

L’ouvrage de Byrge ne se retrouva pas; et ce fut lehasard qui le fit découvrir vers 1740, par GotthelfKœstner, géomètre allemand , connu par un traitéde gnomonique analytique. Ce savant fut conduit, parlepassage de Bramer que. nous venons de citer, à recon-naître les tables de Byrge parmi d’autres, qu’il avaitachetées avec quelques anciens ouvrages mathématiques,qu’il n’avait jamais examinés. Voici la traduction dutitre qu’elles portent: 0 Tables progressives, arithmé-tiques et géométriques , avec une instruction sur la ma-nière de les comprendre et de les employer dans toutessortes de calculs, par J. B. (Juste Byrge), impriméesdans la vieille Prague , i(Jao. »

Ces tables se composaient de sept feuilles et demied’impression in-f’; mais on n'y trouve pas l’instructionannoncée dans le titre. D’où l'on a dû conjecturer quequelques circonstances particulières avaient empêché l acontinuation de cet ouvrage. Kœstner fit savoir qu’elle 9n’étaient pas de la forme des tables logarithmiques or-dinaires. Dans celles de Byrge , ce 11e sont pas les nom'lires, mais les logarithmes , qui croissent arithmétique-ment de 10 eu 10; ils sont imprimés en rouge, et le»nombres naturels exprimés eu 9 chiffres sont imprime*en noir, en regard , de cette manière :

o.IOOOOOOOO

10..00010000

20.100020001

3 o..... 1ooo3ooo3