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Tome premier.
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•'Tous n’accorderons pas plus d’étendue à cet exemple,qui suffit pourdonner une idée delà marche adoptée par% r ge. Sans doute, c’cst à Néper qu’appartient la gloirede cette découverte; mais il est impossible de ne pas1 endre justice au talent de Byrge , à qui une occasions cule a peut-être manqué pour être associé à l’honneurcette ingénieuse invention. Byrge mourut a Cassel

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en iG33, âgé ainsi de quatre-vingt-un ans. On a attribuéà cet habile mécanicien l’invention du compas de pro-portion ; mais son instrument ayant été décrit par LevinHolstius, dans son ouvrage intitulé : Traclatus ad geo-desiam spectanles , où l’on en trouve aussi la gravure;il en résulte que le compas de Byrge n’est autre choseque le compas de réduction. Voy. Compas et Galii.ee.

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CABESTAN (Me'c.). Treuil vertical, que l’on faittourner circulaircment avec des barres ou leviers hori-zontaux. Il se compose d’un rouleau de bois cylindrique0u un peu conique AB (voy . Pl. XII ,fig. 5), posé ver-ticalement dans un bâtis de bois, et dont la tête cubiqueX est percée de manière qu’on puisse y introduire leséviers GE et I1F, qui servent à le faire tourner.

Avec cette machine, on peut vaincre de très-grandesinsistances à l’aide d’une force beaucoup moindre. Po»re n servir, on fait faire plusieurs tours à la corde CD ,S u * tient en D le fardeau à mouvoir; on fixe l’extré-mite de cette corde, ou on la fait tenir par des hommes,Ct 011 en applique, d’autres aux leviers GE et IIF. Lors-T'e ces derniers font tourner le cylindre, la corde se1 °ule de plus eu plus autour, en faisant avancer la résis-'ance D. Il est évident que le cabestan agit comme un lc-Vler du premier genre, ou plutôt comme un assemblagede leviers , et que le bras de la résistance est plus court quecelui de la puissance; car le premier est le demi-diamè-* l ' e , ouïe ravon du cylindre, tandis que le second estce même rayon prolongé de la longueur des leviers enc*'oix.

Plus ces leviers seront longs, plus la puissance devien-dra capable de surmonter une plus forte résistance, seu-lement il lui faudra plus de temps , parce qu’elle aura

eu un plus grand espace à parcourir. Voy. Treuil etLevier.

Cette machine est employée sur les vaisseaux pouilever les ancres ou autres fardeaux, auxque s son

rés les câbles que l’on fait passer autour du cy m ie.

Pour cet effet, il y a ordinairement deux cabestans sutles vaisseaux; savoir, un grand, qu’on appelle ca estdouble, et un petit, qui est le cabestan ordinaire. Lecabestan double est placé sur le premier pont, dern iele grand mât; il s’élève jusqu’à quatre ou cinq pie s audessus du second pont. Son nom de cabestan ou e ivient de ce qu’on peut mettre des hommes sur e» euxponts en même temps pour le faire tourner, et ou

ainsi sa force. Il sert particulièrement à lever les ancresLe cabestan ordinaire est placé sur le second ou le troi-sième pont, ct sert à hisser les mâts de hune et lesgrandes voiles , et dans toutes les occasions où l’on peutlever les ancres avec peu de force.

Il existe aussi des cabestans mobiles, qu’on peut trans-porter avec facilité d’un lieu à un autre. Ils servent dansl'architecture, ou plutôt dans la construction des bâti-mens, pour mettre en mouvement les grosses pierres.

Le cabestan est sujet à plusieurs inconvéniens, qu’onn’a pu encore corriger. Il exige un homme qui serveuniquefnentà faire filer le câble au fur et à mesure qu’ils’enroule, pour que les tours qu’il fait sur le cylindrene s’v accumulent pas. La partie dit câble qui s’enve-loppe, s’élevant ou s’abaissant progressivement, on estobligé de temps en temps d’arrêter la machine, afin deremettre le câble dans la position qu’il doit occuper.Cette opération , que les ouvriers nomment choquer ;fait perdre un temps considérable.

L’Académie des sciences de Paris proposa pour sujetde prix, en t] 3 ç), de trouver un cabestan qui eut lesavantages de l’ancien, sans en avoir les défauts. Ce prix,qui ne fut pas remporté , fut remis au concours en 1741.et, sur un très-grand nombre de mémoires, les quatresuivans furent couronnés: Discours sur le cabestan, parJean Bernouilli le fils ; Dissertation sur la meilleureconstruction du cabestan , par un anonyme; De ergat «navalis prœslabiliore usu , dissertatio\, auclore JoannePoleno; Recherches sur la meilleure construction ducabestan, par Ladot, avocat en parlement. Trois au-tres mémoires obtinrent des accessits ; ce sont : Mémoiresur le cabestan, par de Pontis; Recueil d’expériencessur le cabestan, par Fenel, chanoine de Sens; Cabes-tan à écrevisses et cabestan à bras, par Delorme. Cessept mémoires furent imprimés en 1745. Toutefois,l’Académie dit dans son avertissement qu’elle n’a trouvéaucun des cabestans proposés exempt d’inconvéniens ;mais elle reconnaît qu’il y a d’excellentes choses, pian •