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Tome premier.
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dernier de 6939. L’effet de cette correction devait&i'e de retarder l’anticipation des nouvelles lunes deplus de 3 oo ans, et en même temps de faire mieuxaccorder toute la période avec le mouvement du5 °leil. En effet , l’intervalle des quatre cycles dePiéton diminué d’un jour, fait 27759 jours, et les 940lunaisons qui les composent font 27758 jours 18 heures® minutes, tandis que 76 révolutions du soleil fonta 77~*9 jours. Ainsi, le mouvement de la lune n’eût anti-c, pé sur la période entière que de 5 heures 52 mi-nutes, et, par conséquent, que d’un seul jour environaprès quatre de ces révolutions, ou 3 o 4 ans. A la vérité, saconcordance exacte avec l’année solaire n’était qu’appa-rente , puisque cette année n’est pas exactement de 365jours j 5 mais à cette époque il était impossible de lePrévoir. Cette période de 76 ans, appelée calippiquc,du nom de son auteur, commença l’an 33 1 avant J.-C.,la septième année du sixième cycle métonien. Elle futadoptée surtout par les astronomes qui y lièrent leursobservations, comme on peut le voir dans Ptolémée quien fait fréquemment mention. Nous verrons plus loinQuelle répond à notre cycle lunaire combiné avec les

année juliennes.

io. Cette combinaison des années solaires et lunairesrendait le calendrier des Grecs très-compliqué et très-peu commode; nous ne Pavons exposée en détail queParce que notre calendrier actuel la renfei'me également,Quoique.notre année soit purement solaire : une partiedes fêtes que nous célébrons étant attachée au cours dusoleil et l’autre à celui de la lune. C’est ce qui forme ladistinction des fêtes immobiles qui ont un jour fixe dans1 année, et des fêtes mobiles qui se célèbrent tantôt unJour et tantôt un autre.

Nous avons donné au mot année les divisions adoptéespar les principaux peuples dans leurs calendriers; nousne nous y arrêterons donc point ici : mais comme nous'•cuons en grande partie le nôtre des Romains, avant dedévelopper les principes sur lesquels il est fondé, nousal lons jeter un coup d’œil sur son origine.

1 * • Lors de la fondation de la république romaine,Romulus , législateur barbare et ignorant, n avait com-posé 1 année que de 34 o jours divisés en 10 mois; maisNuma qui possédait sans doute quelques connaissances

astronomiques, fi xa ] a durée de l’année solaire à 365l°o»'s, et celle de l’année lunaire à 354- Il voulut enconséquence q ue l’année romaine fût composée de 12•t'ois alternativement de 29 et de 3o jours, afin de seconformer aux mouvemens de la lune, et que dedeux en deux années on ajoutât un mois intercalairealternativement de 22 et de 23 jours, pour l’accorderavec le mouvement du soleil.

U après ce que nous avons dit plus haut, il est facilede voir que Numa était loin d’atteindre son but, puis-

que son année ne s’accordait que de deux en deux ansavec le cours du soleil, et rarement, ou même seule-ment par hasard, avec celui de la lune. Il sentit, à cequ’il paraît, l’imperfection de son calendrier, puisqu’ilpréposa les pontifes pour y veiller et pour l’accorderavec les mouvemens célestes. Mais les intentions de ceprince furent bien mal remplies, car le peuple conqué-rant , la grande nation dominatrice de l’univers, de-meura jusqu’à Jules-César , sous le rapport du calendrier,au-dessous de tous les peuples connus, et même de ceuxque Rome traitait de barbares.

12. Le calendrier romain était tombé, du temps deJules-César , dans une si prodigieuse confusion que l’équi-noxe civil s’écartait de l’équinoxe astronomique de prèsde trois mois, et que l’ordre des saisons se trouvaitentièrement interverti. César , d’après les conseils del’astronome Sosigènes, ayant déterminé l’année solaireastronomique de 365 jours 6 heures, adopta cette annéecomme plus commode pour la conformer à l’état du ciel.En conséquence, il décida que l’année civile seraitpendant trois ans de 365 jours, et qu’à chaque qua-trième aunée, on intercalerait un jour pour recouvrerles 24 heures dont 4 années communes diffèrent de

4 années astronomiques.

Suivant cette manière de compter, le soleil n’a pasfait sa révolution entière à la fin de la première annéecivile, il s’en faut alors de 6 heures ; à la fin de la se-conde , il s’en faut de 12 heures; à la fin de la troisième,il s’en faut de 18; et enfin il s’en faudrait de 24 heuresà la fin de la quatrième si on ne la faisait pas plus lon-gue d’un'jour que la précédente. Grâce à cet arrange-ment, les saisons se reproduisent exactement aux mêmesépoques de 4 en 4 années.

1 3 . Pour opérer sa réformation, César ajouta à l’an-née courante 85 jours afin de ramener l’équinoxe du prin-temps à sa place; ce qui fit donner à cette année le nom

5 année de confusion. 11 fixa, comme Numa, le com-mencement de chaque année au premier janvier, et fitles 12 mois alternativement de 3 i et de 3 o jours, àl’exception du mois de février qui ne devait être quede 29 jours dans les années communes, et de 3 o joursdans les années dites bissextiles, par la raison que nousallons exposer.

14. Notre période de sept jours, ou la semaine, quiramène invariablement les différens jours dans le mêmeordre, quoique fort ancienne et fort répandue, n’en-trait cependant pas dans le calendrier des Grecs ni danscelui des Romains. Les Grecs divisaient le mois en troisdécades, usage qu’on avait voulu renouveler dans lecalendrier français républicain; les Romains parta-geaient également le mois en trois parties, mais ils lefaisaient de la manière la plus incommode pour les

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