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Tome premier.
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lettres dominicales, dont l’une sert depuis le commen-cement de l’année jusqu’à la fête de saint Mathias, etl’autre depuis le jour de cette fête inclusivement jusqu’àla fin de l’année.

Nous devons remarquer qu’actuellement on ne changede lettre dominicale qu’à compter du premier mars ; decette manière, la fête de saint Mathias est toujours leH février.

26. Les lettres ne deviennent pas dominicales d’uneannée à l’autre, suivant le rang qu’elles tiennent dansl’alphabet, mais dans un ordre renversé, c’est-à-dire quesi la lettre C est dominicale pendant une année, B ledeviendra l’année suivante; et ainsi de suite jusqu’à A,après laquelle on recommence par G. Cela résulte de ceque nous avons dit plus haut (22).

27. Le CYCLE lunaire est comme nous l’avons vu unepériode de 19 ans (8), qui renferme toutes les variétésqui peuvent arriver aux nouvelles lunes par rapport auxjours des mois. En admettant que cette période soit en-tièrement exacte, les nouvelles lunes tomberaient, dansune année, aux mêmes jours auxquels elles arrivaient igans auparavant, et il suffirait de connaître la situationdes nouvelles lunes pendant 19 années consécutives pourétablir un calendrier perpétuel.

Après la découverte du cycle lunaire de 19 ans, onmarquait à Athènes l’année de ce cycle par des chiffresd or qui étaient gravés en grand dans un lieu public.C est pour cette raison que le nombre qui désigne l’an-née du cycle lunaire est encore appelé de nos jours lenombre cl’or. Dans les anciens calendriers on écrivaita ussi ces nombres en caractères d’or.

28. On se servait de ces nombres pour marquer dansle calendrier les jours de chaque mois auxquels arri-vaient les nouvelles lunes, d’une manière analogue àcelle dont les lettres dominicales étaient employéespour marquer les dimanches. Ainsi, lorsqu’on étaitdans la première année- du cycle lunaire, le chiffre Imdiquait dans le calendrier tous les jours de nouvelleslunes pendant cette année. Dans la seconde année ducycle, le chiffre II indiquait les jours des nouvelleslunes, et ainsi de suite.. On avait donc disposé les nom-ln es d or dans les anciens calendriers, comme on le verradans l a table suivante, de manière qu’on connaissait

ncdiatenient les jours des nouvelles lunes a l’aide du

«ombre d’or n -uul de 1 année.

- ous donnerons seulement ici les trois premiers moisannée ; ce qui est suffisant pour faire connaître le mé-canisme du calendrier. Le nombre d’or III répond auPremier janvier, parce qu’à l’époque où l’on a intro-uit le cycle de Méton dans le calendrier chrétien, lanouvelle lune arrivait le premier de janvier dans la'aoisième année de ce cycle. U y a 11 jours dans janvier,10 dans février, et 11 dans mars, à côté desquels il n’y a

point de nombres d’or; ce sont ceux où il u'arrivai'pas alors de nouvelles lunes pendant la révolution dtcycle.

CALENDRIER ANCIEN DE L’ÉGLISE.

JANVIER.

FEVRIER.

MARS .

J. du

Let.

Norab.

J. du

Let.

Nomb.

J. du

Let.

Nomb.

moi*.

Dora.

d’or.

mois.

Dont.

d‘or.

mois.

Dora.

dor-

I

A

III

1

D

I

ü

111

2

B

2

E

XI

2

E

3

C

XI

3

F

XIX

3

F

XI

4

D

4

G

VIII

4

G

5

E

XIX

5

A

5

A

XIX

6

F

VIII

6

B

XVI

6

B

VIII

7

G

7

C

V

7

C

8

A

XVI

8

D

8

D

XVI

9

B

V

9

E

XIII

9

E

V

10

G

10

F

II

10

F

11

D

XIII

11

G

1 [

G

XIII

12

E

[I

12

A

X

12

A

II

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F

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B

i3

B

4

G

X

«4

G

XVIII

4

G

X

|5

A

i 5

D

VII

i 5

D

l6

B

XYIII

16

E

16

E

XVIII

17

C

VII

*7

F

XV

17

F

VII

18

D

10

G

IV

18

G

'9

E

XV

*9

A

>9

A

XV

20

F

IV

20

B

XII

20

B

IV

21

G

21

C

I

21

C

22

A

XII

22

D

22

D

XII

23

B

I

23

E

IX

23

E

I

24

C

24

F

24

F

25

D

IX

25

G

XVII

25

G

IX

26

£

26

A

VI

26

A

27

F

XVII

27

B

2 7

B

XVII

28

G

VI

28

C

XIV

28

C

VI

29

A

2 9

D

3 o

B

XIV

3 o

E

XIV

3 i

C

III

3i

F

III

29. Ce système de calendrier renfermait deux faussessuppositions. La première, que la révolution du soleilest exactement de 365 j. 6 h.; et la seconde, que 19années solaires sont égales à 235 lunaisons. Ces deuxerreurs, qui sont peu sensibles pour un petit nombre d’an-nées , le sont devenues d’une manière assez considérabledans la suite des siècles. L’année solaire étant de 365 j.5 h. 48' 52”, c’est-à-dire d’à peu près 11 minutes moin-dre que 365 j. 6 h., il en résultait un avancementsuccessif des équinoxes de 11 minutes par an, ou de

3 jours en 4 00 ans - Cet avancement avait fait passerl’équinoxe du printemps, du 21 mars où il était lors duconcile de Nicée , au 11 mars dès le XVI e siècle. Deplus, le cycle de Méton 11e ramenait pas précisémentles nouvelles lunes au même point de l’année julienne :celles qu’annonçait le calendrier précédaient déjà de

4 jours les véritables au milieu du même siècle, et sansla réformation qui se fit alors, les âges suivans auraientfini par avoir la pleine lune quand le calendrier auraitindiqué la nouvelle.

Dès l’an 700 de l’ère chrétienne, le célèbre Bèdcavait signalé l’anticipation des équinoxes qui arrivaient