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CHAMP ( Opt.). On désigne sous ce nom l’étenduedes objets qu’on peut embrasser avec une lunette, untélescope ou un microscope. La grandeur du champ d’uninstrument dépend de la grandeur du foyer et de l’ou-verture de l’oculaire. Plus ce foyer estlong et plus l’ou-verture est grande, plus le champ est considérable.{Foy. Dioptriqtje.)
CHANGEANTES (.^.jtr.j.Étoiles qui changent d’éclatou dont la lumière augmente et diminue alternative-ment. On les nomme plus particulièrement étoiles pé-riodiques.
L’une des plus remarquables est la changeante de laBaleine , signalée par Fabricius en i 5 g 6 , et dont lapériode fut fixée approximativement à 333 jours, parBouillaud , en 1667. Cette étoile conserve son plusgrand éclat pendant environ quinze jours, elle est alorsde la seconde grandeur, elle décline ensuite pendanttrois mois, jusqu’à devenir invisible, ce qui dure à peuprès cinq mois, ensuite elle reparaît, et va en croissantpendant les trois derniers mois de sa période, dont ladurée est de 333 à 334 jours.
4 igol ou p de Persèe passe eu 2 j. io v * 48' ou 4 q’ de laseconde grandeur à la quatrième. |3 de la Lyre passe en® jours Q h i de la troisième à la cinquième grandeur,^oici la liste des étoiles périodiques telles qu’on lesconnaît en ce moment.
noms des étoiles.
PERIODES.
variation
de
«RANDBOKS.
j. h. m.
2 20' 48
5 8 37
6 9 »
1 4 . 1 5
3 . 4 — 53 — 4.5
3 . 4 — 4.5
3 — 4
60 6 0
Anonyme du Serpent... .
180 » »
334 2.1 0
3 g 6 » »
4 d 4 » »
18 ans.
7 — 0
2 — O
6 —11
4 — 10
6 — - 0
plusieurs
7 — 03—6
'J' du Lion.
années.
6 — 0
ïour expliquer ce phénomène, on a supposé que cesétoiles avaient des parties moins brillantes ou totalement0 Wures, que leur rotation sur elles-mêmes nous mon-
trait
• successivement j mais cette hypothèse, ainsi queplusieurs autres proposées par Maupertuis, Goodricke,
etc.
> ne peuvent être encore soumises à aucune théoriecertaine. On pourrait peut-être ranger dans les classes desétoiles périodiques, ces astres qui ont apparu dans di-verses régions célestes, et qui, après avoir présenté pen-dant des temps plus ou moins longs tous les caractèresdes ét0 ‘les fixes, ont disparu sans laisser de traces. S’ile n était ainsi, leurs périodes de réapparition ne seraitPomtencorearrivée. Cependant,quelques faits détruisent
cette analogie; tel est entre autres celui de cette étoiledécouverte par Anthelme , en 1670, dans la tête duCygne, qui, après avoir éprouvé pendant deux ansplusieurs variations de lumière, finit par disparaître en-tièrement, et n’a jamais reparu. Il est certain en outreque plusieurs étoiles marquées dans les anciens cata-logues, ne se retrouvent plus aujourd’hui.
CHAPITEAU ( Architecture ). Partie du haut d’unecolonne qui pose sur le fût. Les architectes grecs distin-guaient trois sortes de chapiteaux : le Dorique (Pl. III,Jig. 2), l’ Ionique (Jîg. 3 ) et le Corinthien {Jig. 4 ). LesRomains ont ajouté à ce nombre le chapiteau composite{Jig. 5 ). Quant au chapiteau Toscan{fig. 1), il ne diffèrepas du Dorique .
CHARIOT(^/r.). Constellation nommée aussi grandeOurse. Voy. ce mot.
CHÊNE DE CHARLES II {Astr.). Nom d’une cons-tellation méridionale, introduite par Halley, en mé-moire du chêne royal sur lequel Charles II se cachapendant 24 heures, après sa défaite à Worcester , le3 septembre 1 65 1. Cette constellation composée engrande partie des étoiles du Navire, 11’a point été adoptéepar tous les astronomes.
CHERCHEUR {astr.). Petite lunette adaptée aux té-lescopes dont le champ est petit, pour trouver plus fa-cilement les astres et les amener dans l’axe optique.
CHÉRUBIN {le Père), capucin, fut un géomètre etunmécanicien habile; il naquit vraisemblablement à Or-léans , vers le milieu du XVII e siècle, d’une famille in-connue. Les recherches biographiques les plus minu-tieuses n’ont pu nous faire découvrir ni son véritablenom, ni aucun détail relatif à ses premières années.Voué de bonne heure aux austères pratiques de sonordre, il sut du moins allier les devoirs qu’elles imposent,avecla culture des sciences mathématiques.La géométrieet la mécanique ont été les principaux objets de sesétudes; mais c’est surtout par ses tràvaux en optique ,qu’il s’est acquis de la célébrité. Chérubin a fabriqué desinstrumens dont la supériorité relative a été utile auxprogrès de cette dernière science, sur la théorie delaquelle il a publié un assez grand nombre d’ouvrages,qui fort recherchés à l’époque où ils parurent, peuvent en-core aujourd’hui être consultésavecfruit.Le pèreRheita,religieux de l’ordre auquel appartenait Chérubin, avaitimaginé la construction du télescope binocle. Il perfec-tionna cette invention quelques années après, et en 1676,il fut admisà présenter au roi un de ces instrumens.il estformé de deux télescopes égaux et disposés demanièreàdiriger la vue surle même objet, qu^on mire ainsi avec lesdeux y eux. 11 arrive ici un phénomène au moins curieux :lorsqu’on regarde par un seul des deux tubes, on aper-çoit l’objet comme on l’apercevrait avec un télescope dela même portée et de la même dimension; mais si l’on
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