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travaux. I. Recherches sur les courbes a double cour-bure; Paris , i 3 1 , in- 4 °. II. Elémens de géométrie;Paris , 1741, 1765 , in-8°. III. Théorie de la figure dela terre; Paris , 1743, in- 8 °; réimprimé en 1800.lY.Êiémens d’algèbre-, Paris , 17. 03 , in-H". La troisièmeédition de cet ouvrage, revueparClairaut, paruten 1760;elle est encore fort estimée, lin >797, il en parutune nouvelle édition avec des additions tirées en partiedes leçons données h l’école normale , par La Grangeet La Place, et précédée d’un traité élémentaire d’arith-métique-, 2 vol. in-8°. V. Théorie de la lune déduite duseul principe de l’attraction; in- 4 °. Pièce couronnée parl’Académie de Saint-Pétersbourg , en 17525 elle a euune seconde édition à Paris , en 17G5 , accompagnée destables de la lune, rectifiée par l’auteur. VI. Théoriedu mouvementées comètes; Paris , 1760, in-8°. Un grandnombre de mémoires de Clairaut sur l’algèbre, la mé-canique et l’optique se trouvent dans le Journal dessavons , et dans le Recueil de l’académie des sciences ;ils n’ont jamais été, malgré la célébrité de leur auteur,ni recueillis, ni imprimés à part.
CLAVIUS (Christophe), savant et célèbre mathéma-ticien du XVI e siècle, naquit à Bamberg , en 1537. Ilentra chez les Jésuites , dont il prit l’habit; il ne tardapas à s’acquérir une grande réputation de savoir mathé-matique; les chefs de son ordre renvoyèrent à Rome ,où il fut employé par Grégoire XIII , en 1 58 1 , à laréformation du calendrier. Il paraît qu’il fit tous lescalculs nécessaires à l’exécution de cette entreprise qu’ilfut ensuite spécialement chargé de justifier contre les at-taques des protestans et contre celle des géomètres dutemps, qui prirent cette utile réforme comme un textede critique. Il eut à réfuter Viète , Moestlin, Lydiat etle fameux Scaliger .. Sa dispute avec ce polygraplie,qui avait la manie pédantesque de tout savoir, peutdonner une idée de l’urbanité dont on usait dans la cri-tique littéraire de ce temps. A défaut de bonnes raisons,Scaliger écrivit de grossières injures contre son adver-saire. Voici, par exemple, comment il jugeait le savantClavius. « C’est une bête, disait-il, un gros ventru d’Al-lemand ; c’est un âne que ce. Clavius, qui ne sait rienque son Eliclide, asinus est iste Clavius, qui preeterEucliden nihil scit; et il ajoutait avec la grâce parti-culière qui caractérise ses écrits : C’est un esprit lourd etpatient, et c’est ainsi que doivent être les mathématiciens;un grand mathématicien ne saurait être doué d’un espritélevé : et laies debent esse mathemalici; prœclarum in-genium non potest esse magnus malhemalicus. Scaliger ,on le voit, avait un profond méprispour les mathémati-ciens , parce qu ils opposaient trop souvent à sa facondedoctoi ale des 1 aisonsperemptoires; il ne regardait pas lesmathématiques comme une science, parce qu’il ne les sa-vait pas. Aujourd’hui, les utiles travaux du père Clavius
sonl justement appréciés, tandis que les nombreux in-fo-lio de Scaliger sont à peine connus par leurs titres dequelques patiens bibliographes. Gérard-Jean Vossius,juge plus éclairé que l’insolentScaligcrdu méri te modestede Clavius, en parle autrcmentque lui dans sou livre deScientiis mathemalicis , où il le considère comme l’au-teur du calendrier grégorien. Il a reçu des éloges aussiexagérés que les critiques de Scaliger , car il est appelédans quelques ouvrages l’Euclide de son siècle. LeP. Clavius mourut à Rome , le 6 février 1G12. Ou a delui de nombreux ouvrages dont nous citerons seulementles principaux. I. Euclidis elcmentorum libri XVI,cumscholiis; 1574. Malgré la longueur des commen-taires qu’il contient, cet ouvrage fort estimé a souventété réimprimé. IL Calendarii romanigregoriani expli-catio, jussu Clementis VIII; Rome , 1600. C’est surcet ouvrage qu’est fondée la réputation de Clavius; il estpeut être le meilleur écrit qui ait été publié sur le ca-lendrier romain, malgré la prolixité des détails danslesquels l’auteur est entré.
Indépendamment des écrits importans, on trouvedans le Recueil des œuvres de Clavius, imprimé àMayence, en 1612, en 5 vol. in-fol., plusieurs traitésde géométrie, d’algèbre, d’astronomie, c't surtout degriomonique, branche de scicnceà lâquelle Clavius avaitconsacré, en 1 58 1 , un énorme in-fol. Parmi les piècesque contient ce vaste recueil, aujourd’hui peu consulté,celle intitulée : Castigatio castigationis Josephi Scali-geri, dans laquelle le pédant adversaire delà réforma-tion du calendrier est rigoureusement traité , mérite defixer l’attention.
CLEPSYDRE (de kXuzttu, je cache, et deeau). Instrument ou horloge d’eau, dont les anciens seservaient pour mesurer le temps.
Perrault, dans ses remarques sur Vitruvc, expose lesdiverses formes que l’on donnait à ces horloges, dont ilexistait un grand nombre d’espèces , toutes cependantfondées sur le même principe, savoir : l’abaissement pro-gressif de la surface d’une colonne d’eau ren fermée dansun vase, et s’écoulant par un petit orifice situé à 1»partie inférieure du vase.Les clepsydres les plus simpleconsistaient en un large tube de verre, portant un®échelle divisée de manière à ce que le niveau de l’eau,en s’abaissant, indiquait les heures par sa correspon*dance aveclcs divisions.L’usage de cet instrument est très'ancien. Il fut inventé, à ce que l’on croit, en Egypte sou*les Ptolémées . Le peu de précision dontilcsl susceptib! cl’a bien vite fait abandonner, dès qu’on eut inventé desmoyens plus certains de mesurer le temps. On trouvedans le premier volume des Machines approuvées p arl'Académie des sciences , la description de nouvelle 5clepsydres supérieures à celles des anciens. Nous Trenverrons nos lecteurs, ainsi qu’au vol. XLIT e