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trop vague, du globe, qu’ils auraient mieux fait d’aban-donner.
CO ÇIIEOU-KING, l’un des plus célèbres astronomeschinois, naquit à Chun-te-Fou, ville de la pro\ ince dePé-Tclié-Li, vers le milieu du XIII e siècle. Koublai-Khan, que les Chinois ont appelé Chi-Tson, le cinquièmesuccesseur de Gengis-Khan , et le fondateur de la dy-nastie des Yven, en 1371, fit refleurir les sciences à laChine , et favorisa particulièrement l’astronomie. La ré-putation de savoir et d’habileté que s’était attirée Co-Cheou-King le fit appeler par ce prince dans la capitalede l’empire, et nommer chef de l’antique et célèbre tri-bunal des mathématiques. Ce grand observateur fitconstruire des instrumens beaucoup plus exacts queceux dont on avait fait usage jusqu’alors. Le plus pré-cieux de tous était un gnomon de quarante pieds chi-nois, terminé par une plaque de cuivre verticale et percéepar un trou du diamètre d’une aiguille. C’est du centrede cette ouverture que Co-Cheou-King comptait lahauteur du gnomon : il mesurait l’ombre jusqu’aucentre de l’image du soleil. « Jusqu’ici, dit-il dans unécrit rapporté par le P. Gaubil (Hist. de F astronomiechinoise), on n’observait quele bord supérieur du soleil,et on avait de la peine à distinguer le terme de l’ombre :d’ailleurs, le gnomon de huit pieds, dont on s’est cons-tamment servi, est trop court. Ces motifs m’ont porté àfaire usage de gnomon de quarante pieds, et à prendrele centre de l’image. » En comparant les ombres méri-diennes d’une longue suite de jours avant le solstice,avec une pareille suite d’observations faites après lesolstice, il détermina quele solstice d’hiver était arrivéà Péking , en 1280, le i3 décembre, à 1 heure 36' 24"après minuit. C’est de ce jour que date l’ère nouvellede l’astronomie chinoise, à laquelle les travaux de Co-Cheou-King apportèrent de nombreux et importanschangemens. D’après le P. Gaubil, cet astronome dé-termine , pour ce moment, le lieu du soleil dans lesconstellations, le mouvement d’anomalie et de latitudede la lune, et le lieu de chaque planète; il marque aussipour ce moment l’épacte et tous les autres élémens ducalcul astronomique. Co-Cheou-King conclut encorede ces observations, que la plus grande déclinaison dusoleil était de 23° 38'/io" 17 ou 18”'. L’abbé de La Caillevérifia cette ancienne détermination de l’obliquité del’écliptique, qui lui parut un fait très-intéressant pour1 astronomie. En calculant d’après la longueur desombres méridiennes observées par Co-Cheou-King, etayant égard à la réfraction et à la parallaxe, l’astro-nome français trouva que l’obliquité de l’écliptiqueavait été, en 1279, de 23° 3a' 11 ou 12"; puis, com-parant ensuite cette obliquité avec celle qu’il avait déjàdéterminée pour l’année 1750, de 23° 18' 43", il enconclut que la diminution réelle de l’obliquité, a été de
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3' 43 y en 47 1 ans, c’est-à-dire de 47" ï P ar siècle. Cequi confirme la détermination obtenue par Euler ,d’après sa théorie physique. A la suite de l’observationde quatre autres solstices, rapportée par le P. Gaubil,et en les comprenant avec celui qu’avait observé, en460, l’ancien astronome Tcliou-Tsong, l’habile Co-Cheou-King détermina la quantité de l’année solaire,à 365 jours 5 heures 4o' 12". C’est en partie d’aprèsces anciennes observations chinoises, que l’abbé de LaCaille détermina la duree de l’année solaire à 365 jours5 heures 48' /19". On regarde communément, à la Chine ,Co-Cheou-King commele premier mathématicien de cepays, qui ait fait usage de la trigonométrie sphérique.C’est sans doute pour exécuter des opérations sur cettebase, que Co-Cheou King, comme chef du tribunal desmathématiques, envoya divers membres de ce tribunaldans différentes provinces de la Chine , dans la Tar-tarie et la Corée . Le P. Gaubil a 'rapporté les observa-tions qu’ils firent de la hauteur du pôle ; mais il neparaît pas qu’il ait pu retrouver d’autres détails deleurs travaux astronomiques. Co-Cheou-King ayantexaminé les instrumens confectionnés sous les dynastiesprécédentes, les trouva défectueux, et les fit construirede nouveau; mais comme, après lui, l’astronomie futderechef négligée à la Chine , jusqu’à l’avènement de ladynastie de Ming, qui succéda à celle des Yven, cesinstrumens, qui avaient passé pour être d’une grandeprécision , furent déposés à Péking , dans une salle bassedu tribunal des mathématiques, où il ne fut plus pos-sible de les voir, et dont par conséquent on ne faitplus usage. On ignore la date de la mort de Co-Cheou-King, le plus habile astronome qu’ait eu la Chine , et
dontlesobservations, précieuses par leur exactitude, n’ont
pas été inutiles aux progrès de l’astronomie moderne.
COCHER ( Aslr .). Nom d’une constellation boréale>composée de 66 étoiles dans le catalogue de Flamstead-L’étoilelaplusbrillantcde cette constellation se nommel*Chèvre (voy. ce mot). Le cocher est situé au-dessus d®Taureau, entre Perse'c et les Gémeaux (yoy. Pl. IX). 0 °lui donne encordes noms de Auriga , Aurigator, Agi'tator Currus , Arator, Hëniochus , Habenifer, Erich'thonius , O ru s , Phaeton, Bellerophon , TrôchileufiAbsyrlhe, Custos Caprarum , Ænomaus , Hippolytu 5,
COEFFICIENT ( Alg .). Quantité par laquelle ufl®autre quantité est multipliée. Ainsi dans 3 a, A#*etc., 3 est le coefficient de a, A celui de#® 1m-\-n celui de x *
Lorsqu’une lettre n’est précédée d’aucun nombre»elle est toujours censée avoir 1 pour coefficient, pai’ cequ’en général M est la même chose que 1 •
Dans une équation quelconquex m -f- A.x m ~ l + ILc'"- > 4- Gz" 1 - 3 -f-etc... 4- Z = 0 'ordonnée par rapport aux puissances décroissantes de $>