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Tome premier.
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CORNET ACOUSTlQUE(y^co/«.). Instrument des-tiné à transmettre les sons en augmentant leur intensité.Ce cornet acoustique remplit pour l’oreille une fonctionsemblable à celle des lunettes pour les yeux. Voy. Echoet Porte-Voix.

COROLLAIRE. Conséquence tirée d’une propositionétablie et démontrée. Ainsi après avoir établi, parexemple, que les trois angles d’un triangle sont égauxa deux angles droits, on en déduit comme Corollaire,lue deux triangles dans lesquels deux angles de l’un sontégaux à deux angles de l’autre, ont leurs trois anglese ganx chacun à chacun.

CORPS. Ce inot eu géométrie désigne la même choseRue solide, foy. Solide.

CORRESPONDANTES (Astr.) hauteurs corres-pondantes. On donne ce nom à deux hauteurs égales duttïême astre au-dessus de l’horizon, observées l’une à1 orient, et l’autre à l’occident, pour en conclure l’ins-tant précis du passage de cet astre au méridien. Voy.Passage au méridien.

COSÉCANTE (Géom.). On nomme cosécanle d’unarc ou d’un angle, la sécante du complément de cet arcOu de cet ar) g] ei Ainsi, la cosécante d’un angle de 3o°est la même chose que la sécante del’angle de6o°,complé-ment du premier. En général, -j iz désignant le quart dela circonférence du cercle dont le ravon est i, et <p un arcPlus petit que ~ k, ou a

cosécante <p = sécante (iir— tp).

P *° y • Complément et Sécante.

COSI NUS ( Géorn.). C’estle sinus du complément d’unarc ou d’un angle. Voy. Complément et Sinus.

COSMIQUE (Astr.). On nomme lever et couchercosmiques, d’une étoile, ceux qui s’effectuent quand l’é-toile se trouve à l’horizon en même temps quele soleil.Voy. Lever et Coucher.

COSMOLABE (Astr.). Ancien instrument de mathé-matiques très-ressemblant à Yastrolabe. Il servait aPrendre des hauteurs et à représenter les cercles de las phère ; depuis long-temps il n’est plus en usage.

COSSIQUE. Règle cossique , nom sous lequel lespremiers auteurs italiens désignèrent I’algebre, lors deson introduction on Europe . Il est probable que cettedénomination venait du motco.vrt, la chose, qu’ils don-naient à 1 inconnue des problèmes.

COTANGENTE (Géom.). Nom donné à la tangentedu complément d’un angle ou d’un arc. Voy. Complé-ment et Tangente.

COTÉ (Géom.). On nomme côté d’une figure, toutehgne droite qui fait pavtie de son périmètre.

Les côtés d’un angle sont les deux droites qui le for-ment. Voy. Angle.

COTES (RocEn), célèbre géomètre anglais , physicien

habile et savant astronome, naquit en i68a à Burbacii,dans le comté de Leicester. Son père, qui était dans lesordres, le destina au ministère évangélique, mais ileut le bon esprit de laisser à sou intelligence un libredéveloppement. Roger Cotes annonça de bonne heureles plus heureuses dispositions pour les sciences, et par-ticulièrement pour les mathématiques, dispositionsqu’un de ses parens lui fournit les moyens de cultiver.

Il n’avait encore que vingt-quatre ans, lorsqu’on 1706,il fut choisi pour occuper le premier la chaire d’astro-nomie et de philosophie expérimentale que ThomasPlume , archidiacre de Rochester, venait alors de fonderà l’université de Cambridge . Les travaux mathéma-tiques de Cotes ne l'empêchèrent pas de se livrer enmême temps à l’étude des langues, et à celle des sciencesthéologiques. II soutint sa thèse, et entra dans lesordres, en 1713, suivant la volonté de son père. Peut-être ces travaux multipliés abrégèrent-ils cette vie quirenfermait en elle tant d’espérances et d’avenir pour lascience. Roger Cotes mourut le 5 juin 1716 , à l’âge detrente-trois ans. Les seuls ouvrages qu’il publia de sonvivant, furent la seconde édition des Principia mathe-malica de Newton , livre qu’il fit précéder d’une pré-face remarquable, et deux mémoires insérés dans lesTransactions philosophiques; le premier, est un traitéd’analyse intitulé Logomelria ; le second , contient ladescription d’un météore observé en Angleterre , le6 mars 1716. La modestie de Cotes s’effrayait de lapublicité; ce fut aux sollicitations pressantes du docteurBentley, son ami, qu’il céda en livrant à l’impressionson premier ouvrage. Son nom serait peut-être oubliéet la postérité ignorerait ses véritables titres à la gloire,.si Robert Smith, son ami, son parent et son successeurà Cambridge, 11’eût recueilli et publié des travaux plusimportans, élaborés dans le mystère de sa vie studieuse.Cotes s’est beaucoup occupé du calcul intégral; on luidoit la découverte du théorème qui porte encore sonnom , et qui fournit le moyen d’intégrer par logarithmeset par arcs de cercles, les fractions rationnelles dont ledénominateur est un binôme. Ce théorème, que les pro-grès de la science ont réduit à une propriété curieuse ducercle, n’est qu’un cas particulier du théorème de Moi-vre , que nous exposerons ailleurs. Voyez Équations bi-nômes. Leibnitz et Jean Bernouilli s étaient déjà occupesde ces expressions; et en supposant que Cotes ait puisedans les écrits de ces grands géomètres l’idée de son théo-rème, les applications ingénieuses qu’il en fit lui appar-tiennent entièrement. La géométrie doit encore à Cotesplusieurs autres découvertes dont les travaux d’Emerpntbeaucoup diminué l’importance. L’ouvrage où ces diverstravaux ont été réunis par les soins de Robert Smith, estintitulé \Harmoniamensurarurn siveanalysis et synthesisper rationum et angularummensuras promotœ ■■ accédant

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