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Tome premier.
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1 y ramener par une suite d’oscillations, dont on peutobserver la durée; cela suffit pourquel’on puisse évaluerpar le calcul la force qui a détourné l’aiguille. Telle fut1 idée de l'instrument ingénieux que Coulomb nommabalance de torsion. Il s’en servit bientôt pour découvrirles lois que suivent les attractions et les répulsions élec-triques. Il trouva qu’elles étaient les mêmes que cellesde l’attraction céleste. Quelques années après, Caven-disch se servit du même procédé, pour mesurer l’attrac-tion d’un globe de plomb, et la comparer à celle dufilobeterrestre. Le célèbre astronome Tobie-Mayer étaitaussi parvenu précédemment à découvrir la loi des at-tractions magnétiques, mais par une voie plus pénible*I u e celle suivie par Coulomb. Ce dernier sentait tropbien l’utilité de l’instrument qu’il avait découvert pourn ’en pas multiplier les applications. Il entreprit de s’cnservir pour déterminer par l’expérience les véritableslois de la distribution de l’électricité à la surface desc °rps et du magnétisme dans l’intérieur. L’ordre qu’il1111 1 dans ses recherches n’est pas moins admirable que1 exactitude et la nouveauté de ses résultats. Il com-•Uença par déterminerla quantité d’électricité qui se perd,dans un temps donné, par les divers supports ; alors, ilPut non-seulement déterminer la nature de ces supportsplus favorable à la conservation de l’électricité ; maisd put encore les considérer comme parfaits, et leslen dre tels par le calcul. Il prouva ensuite par l’expé-r *ence que l’électricité se partage entre les corps, nonpas en vertu d’une affinité chimique, mais en vertu d’unPrincipe répulsif qui lui est propre; il prouva demême que l’électricité libre se répand tout entière àla surface des corps sans pénétrer à leur intérieur, et ildémontra par le calcul que ce résultat était une con-séquence nécessaire de la loi de répulsion. Avec cesdonnées, il put chercher et déterminer par l’expérience,la manière dont l’électricité se distribue à la surface descorps conducteurs, considérés isolément, ou en pré-sence les uns des autres. Ces observations nombreusese t précises étaient comme autant de conditions fonda-mentales , auxquelles une bonne théorie devait satis-laire, si un jour on parvenait à soumettre au calcul les

questions épineuses de l’électricite : c est ce qu ont ac-compli l es t vavaux si remarquables d’un de nos plus grandsgéomètres, le savant M. Poisson. Coulomb a préparé demême à la théorie du magnétisme, les éléraensqui doiventservir àlesoumettrc à l’analyse; il détermina également lamanière dont le magnétisme se distribue dans 1 intérieui'des corps aimantés, en se partageant entre eux. Ses ex-périences conduites avec une méthode parfaite lui ap-prirent les moyens qu’il fallait employer, soit pourdonner le plus haut degré de magnétisme, soit pourconnaîtrece degré, lorsqu’il existe déjà. »

Coulomb fut nommé membre de l’institut dès 1 épo-

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que de la création de ce corps savant / il fut égalementnommé l’un des inspecteurs généraux de l’instructionpublique. Il eut souvent l’occasion dans l’exercice deces importantes fonctions de déployer le noble carac-tère dont il avait fait preuve dans sa jeunesse, en résis-tant à la fois, malgré d’injustes persécutions, à un mi-nistre et aux États de Bretagne qui voulaient le faireadhérer, en sa qualité de commissaire royal, à une dé-cision contraire à sa conscience, et aux prescriptions dela science. Homme de mœurs austères, et cependantdouces, doué d’une bienveillance extrême, animé d’unesprit remarquable de justice et d’impaitialité, Cou-lomb qui fut heureux par ses affections de famille, lefut encore par ses relations sociales. Il a laissé après luide nobles exemples à imiter, la réputation d’un hommede cœur, et d’un savant consciencieux. Il est mort àParis le a 3 août 1806. Les mémoires nombreux deCoulomb se trouvent dans le recueil de l’Institut, iln’a été imprimé séparément que son ouvrage intitulé :Recherches sur les moyens d’exécuter sous F eau toutessortes de travaux hydrauliques , sans employer aucunépuisement ; Paris , 1779, in-8°, fig.

COUPE ( Astr .). Constellation méridionale placée surI’hydbe. Elle renferme 3 i étoiles dans le catalogue bri-tannique.

COURBE (Géom.). Ligne dont les parties successives,infiniment petites, ont des directions differentes. On ex-plique la génération des courbes d’une manière méca-nique, ainsi qu’il suit :

Si on conçoit qu’un point matériel reçoive une im-pulsion instantanée, il se mouvera, et dans .son mou-vement décrira une ligne droite, mais si à chaque instantil est soumis à une force constante ou variable, agissantdans une direction autre que celle de l’impulsion pri-mitive , il décrira une ligne courbe. Cette ligne seraplane si elle est contenue tout entière dans un plan ; sicette condition n’est pas remplie, elle sera dite à doublecourbure. Les lignes courbes sont représentées analyti-quement par des équations.

Les courbes planes se divisent ordinairement en deuxclasses ; les courbes algébriques ou géométriques, et lescourbes transcendantes ou mécaniques. Les premièressont celles pour lesquelles la relation entre l’abscisse etl’ordonnée est exprimée par des quantités algébriquesordinaires; les secondes sont celles dont les équationsrenferment des quantités transcendantes.

Ce fut Descartes qui le premier donna les moyens dedéterminer les courbes par des équations. Il appelagéométriques les courbes algébriques, les regardantcomme les seules qui dussent être employées dans la so-lution des problèmes de géométrie; mais Newton, etaprès lui Leibnitz et Wolf, pensèrent que dans la con-struction d’un problème, une courbe ne doit pas être