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P** le Saillant de l’ouvrage à défiler et par la partie su-périeure de l’ouvrage couvrant, on fait passer une surfaceconique dont on cherchera l’intersection avec une sur-tece parallèle au terrain et suffisamment élevée au-dessusdé lui, tous les points compris entre cette intersectionet l obstacle, et qui, par conséquent, sont au-dessous ducône, ne peuvent diriger sur l’ouvrage que des coupsOiterceptés. Alors la dernière direction des coups dan-gereux, est laligneextrême menée vers cette intersection,dans sa partie comprise entre l’obstacle et l’arc de cercletrac éà i4oo m .
Ces différentes opérations préliminaires, pour la fixa-ll °n des limites , présentant une foule de particularités,
nous ne pouvons entrer dans les details qui les concei-nent; seulement nous ferons observer que cette déter-mination étaut ordinairement faite avant que le saillantde l’ouvrage à couvrir et même la crête couvrante soientdéfinitivement arrêtés, il est nécessaire, après que letl 'acé et le relief sont fixés, de vérifier si ces limites sontbien telles qu’elles doivent être.
Afin de nous occuper d’abord des cas les plus simples,nous supposerons que l’ouvrage à défiler soit complète-ment tracé et que le relief de ses crêtes intérieures soit^*éj que Je pj U s, il ne se compose que de deux facesformant un angle. Imaginons que le plan de ses deuxct’êtes intérieures soit indéfiniment prolongé au-dessusdo tout le terrain dont on a à se défiler, terrain quenous supposerons relevé de 1 ",4°, quantité dont le plande défilement doit passer au-dessus de lui, pour être au-dessus des ouvrages que peut construire l’assiégeant.Nous relèverons ainsi le terrain, en diminuant de i m ,4°les côtés des courbes horizontales équidistantes qui ser-vent à le déterminer. Ou ce plan laissera tout le terrainrelevé au-dessous de lui, ou il le coupera. Dans le pre-mier cas le terre-plein de l’ouvrage, étant maintenu pa-rallèle au plan des crêtes et à 2 ra ,5o au-dessous de lui,sera évidemment défilé. Dans le second cas, l'ouvragene sera pas défilé, puisque des parties du terrain relevé,situé au-dessus du plan des crêtes , l’ennemi plongeraitdans l’ouvrage. Imaginons alors la crête d’une des facesde l’ouvrage indéfiniment prolongée , et trois cas pour-ront s’en suivre : ou toute la partie du terrain située au-dessus du plan des crêtes sera en avant de cette droite ,elle sera percée par elle, ou elle sera en-arrière.•'Xaminons d’abord le premier cas. Si par cette crêtepiolongée on fait passer un plan tangent à la partie duletiain relevé située au-dessus du plan des crêtes, eton lui tienne parallèle et à a m ,5o au-dessous, le plandu terre-plein, celui-ci sera défilé. Si la même circon-stance se présente pour l’autre face, ou la défilera de lameme manière. Alors les deux terre-pleins se couperontSuivant une droite passant par le saillant et formantïouttiere. Si l’inclinaison des deux plans 'V défilement
était trbw-grande, les déblais à faire pour obtenir lesterre-pleins seraient très-considérables. Afin d’éviter cegrand remuement de terres, on ne prolonge pas lesplans de terre-plein jusqu’à leur intersection. En effet,si on joint par des droites les deux points de tangencedes plans de défilement et le saillant de l’ouvrage, cesdeux droites, prolongées dans l’intérieur de l’ouvrage,comprendront entre elles un angle, dont l’intérieur nepourra être vu, par-dessus le saillant, que delà portionde surface du terrain comprise entre les deux plans dedéfilement, partie qui est au-dessous des plans de défile-ment. Si donc par le saillant on imagine un cône lan-gent au terrain , la nappe dans l’intérieur de l’ouvragese raccordera avec les deux plans de terre-plein, et onpourra, en satisfaisant aux conditions de défilement, te-nir le terre plein tangent à cette surface. Cette manièrede défiler un ouvrage s’appelle défilement par le terre -plein (Pl. XXIX ,fig- i). Si la crête intérieure prolon-gée fichait dans la partie du terrain relevé qui se trouveau-dessus du plan de ci’ôte, il serait impossible de défilersans changer le côté de la crête, à moins qu’on n’élevât ausaillant une bonnette ou massif de terre, moyen qui esttoujours mauvais.
Si la crête prolongée laisse derrière elle une partie duterrain relevé, situé au-dessus du plan des crêtes, ilfaudrauéeessairement élever dans l’ouvrage unelraverse,car le plan tangent du terrain relevé passant par la pre-mière crête, laissera au-dessous de lui la sccoude, quialors serait prise de revers. Cette traverse devra êtreassez élevée pour atteindre le plan tangent. Pour lui don-ner ce miuimum de relief, il faudra le faire passer par lesaillant ; mais comme cette disposition est gênante pouila défense, il vaudra mieux la rapprocher de la secondeface; et lui donner un peu plus de relief. Si la secondeface de l’ouvrage se trouve dans le même cas , il. faudraconstruire une seconde traverse pour empêcher la pre-mière face d’être prise de revers. Mais si on dirige unetraverse suivant l’intersection des deux plans tangenspassant par les crêtes , elle suffira. Il arrivera souventqu’on sera obligé de briser cette traverse, afin de bais-ser le saillant libre de manière à ce qu’on puisse y établir
une batterie à barbette. D’autres fois il faudra nécessai-j
rement construire plusieurs traverses. Ce sont là des casparticuliers qu’il est impossible de préciser à l’avance ,et qui ne peuvent se déterminer que suivant les localitéset en combinant entre eux les élémens de la facilité dela défense, de l’abri qu’elles offrent et de la dépensequ’elles occasionnent (Pl. XXIX, fig. 2 ).
Supposons maintenant que le tracé et la ligne de feuxsoient a peu près déterminés, mais que le relief ne le soitpas entièrement. Alors trois cas encore peuvent se jjré-senter. x° Le relief est connu par deux points de l’ou-vrage mên^% osa par deux points d’un ouvrage collaté-