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Degre terrestre. Si la terre était une sphère exacte,un degré terrestre serait la 36o c partie de sa circonférence(division sexagésimale); tous les degrés seraientégaux, et les angles au centre de la terre intercepteraiententre leurs côtés des arcs qui leurseraientproportionnels.
Mais la terre est loin d’être parfaitement sphérique, etconséquemment, les angles égaux au centre ne déter-minent pas dos arcs égaux à la surface. Ce qu’on nommedegré terrestre est la portion d’un arc terrestre qui correspond à un degré céleste,- ainsi, un degré mesuré decette manière est un angle qui n’a pas son sommet aucontre de la terre, mais au point de concours des verti-ales tirées des deux extrémités du degré céleste per-pendiculairement à la terre. Un degré terrestre est doncl’espace qu’il faut parcourir sur la terre pour que laligne verticaleait changé d’un degré.Cet espace étantd’au-tant plus grand que la courbureest plus petite, si la terreest aplatie vers les pôles , les degrés terrestres mesuréssur le méridien doivent être d’autant plus grands qu’ilssoutplus près du pôle, où la courbure est la plus grande,et c’est ce que l’expérience a confirmé. Voy Mesure
DELAMBRE (Jean-Baptiste-Joseph le Chevalier),l’un des plus célèbres astronomes de ce siècle, naquit àAmiens , le 19 septembre 1749- Les dispositions qu’ilmanifesta dans le cours de ses premières études, n’an-nonçaient point le rang qu’il devait prendre un jourdans la science. Il suivit les leçons de Delille , et l’affec-tion particulière que lui voua cet ingénieux écrivain ,semblait, d’accord avec ses goûts , l’exciter à suivre lacarrière des lettres. Ce fut, en effet, seulement à l’âgede treute-sixansaus que Delambre commença à s’occuperd’astronomie. Il est probable qu’il avait néanmoins déjàdes connaissances étendues en mathématiques, et qiv’il11e fit alors que se livrer plus spécialement à l’étude decette branche de la science. La Lande professait l’as-tronomie au collège de France, Delambre devintson élève de prédilection , et enfin son ami. Cet astro-nome se plaisait à dire que Delambre était son meilleurouvrage; il ne tarda pas à l’associer à scs travaux, etpour ainsi dire à sa renommée. Le grand travail de LaPlace sur les satellites de Jupiter servit de base à De-lambre pour calculer avec une précision remarquableles tables de ces astres , qui parurent dans l’édition de1792 de VAstronomie de La Lande . Cet ouvrage ouvrità Delambre les portes de l’Académie des sciences , où ilfut reçu au mois de février delà même année. Il fut im-médiatement chargé avec Méchain , membre comme luide ce corps savant, de la mesure de la méridienne dela France . On pensa a cette époque que la perfectionqu’on était parvenu à donner aux instrumens, pourraitconduire àdes résultats précis, en mesurant un plusgrand arc dit méridien qu on 11e l’avait encore essayé.
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Outre cet avantage que 11'avaient pu avoir les travauxdont elle avait été précédemment l’objet (voy. Cassiniet la Caille) , cette grande opération trigonométriquedevait avoir celui de fixer d’une manière très-exacte uneunité fondamentale pour toutes les mesures d’étendue.L’arc du méridien, que’Dclambre et Méchain furentchargés de mesurer, s’étend depuis Dunkerque jusqu’àBarcelonne , et comprend environ neuf degrés; étendueplus grande qu’aucunede celles qu’on avait déterminéesDelambre fut chargé de la partie boréale, à partir deDunkerque , et poursuivit jusqu’à Rliodés les opéra-tions géodésiques et astronomiques de cette belle en-l/eprise. On sait que l’Académie des sciences avait étédissoute en 1793, Delambre 11’eu continua pas moins,malgré les désordres de ce temps, et les difficultés phy-siqucsqu’il eut à surmonter, etavecun zèle et une persis-tance qui l’honorent, l’important travail qui lui avaitété confié : il n’a été complètement terminé qu’en 1799( voy. Méridienne ). Depuis lors, Delambre a en-core mesuré par des procédés nouveaux, et avec unegrande précision, deux autres bases de 6000 toises, l’uneprès de Melun, et l’autre près de Perpignan . En 1795,Delambre fut nommé membre de la classe des sciencesde 1 Institut, et presqu’en même temps, membre dubureau de longitude. En 1810, l’Académie des sciences ,à l’occasion des prix décennaux, couronna l’ouvragede Delambre où sont exposés les élémens et les résultatsde la grande opération qu’il avait exécutée avec soncollègue Méchain , et qui a pour titre : Base du systèmemétrique. Delambre a exercé avec distinction de hautesfonctions publiques, la plupart de ses ouvrages, quimanquent peut être de clarté et de méthode, serontlong-temps estimés, et lui ont mérité une réputa-tion distinguée parmi les astronomes et les géomètresmodernes Chevalier et ensuite officier de la Légion-d’IJonncur, chevalier de l’ordre de Saint-Michel, ho-noré de l’estime générale, Delambre fut enlevé à lascience et àses nombreux amis, dans lemois d’août 1822.Voici les titres de ses principaux ouvrages : I. Tablesdu soleil, de Jupiter, de Saturne, d'Uranus et des sa-tellites'de Jupiter -, 1792 (insérée dans l’astronomie deLa Lande). II. Méthode analytique pour la détermina-tion d’un, arc du méridien; 1 vol. in-4°, 1799. III. ^ asedu système métrique ou mesure de l’arc du méridien deDunkerque à Barcelonne -, 3 vol. in-4°, 1806 —i8ï4iformant suite aux Mémoires de l’Institut. IV. Nom* M eStables du soleil, in-4° 180G. V. Rapport historique sWles progrès des sciences mathématiques , depuis l an1789, lu au couscil-d’État, le 6 février 1808; hi-4 ’1810. VI. Abrégé d’Astronomie -, 1 vol. iu-8% i8i3'VII. Traité complet d’astronomie théorique et p ratique; 3 vol. iu-4° , 1814. VIII. Histoire de l'astrono-mie ancienne ; 2 vol. in-4 0 , 1817. IX.- Histoire de l aS "