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tronomie du moyen âge ; 1 vol. in- 4 °) >819. Histoirede F astronomie moderne-, -i vol. in- 4 °j iSai , etc.
DÉMÉTRIUS , mathématicien de l’École d’Alexan-drie, cité'par Pappus , dans ses Çollectiones mathema-tica :, où il lui attribue un traité des courbes, intitulé :Lineares aggressiones. Cet ouvrage ne nous est pas par-venu, mais la mention qu’en fait Pappus, peut fortifiercette conjecture , que les anciens avaient sur ce sujet im-portant des connaissances et une théorie plus étendue^u'on ne le pcuse communément. On croit que Déme-trius vivait durant le 11 e siècle de notre ère.
DÉMOCRITE , l’un des plus célèbres et des plus il-lustres philosophes de l’antiquité, naquit, suivant 1 o-pinion le plus généralement adoptée par les clironolo-fiistes, à Abdère, ville de la Tlirace, dans la 3 ' annéedelà *j , j e olympiade ( 47 ^ avant J.-C.). Pour donner une'dee de la fortune et de l’illustration de sa famille ,Diogène Laërce prétend, probablement d’après desa nnalistes plus anciens, que son père offrit 1 hospitalitéa u fastueux Xercès et à sa nombreuse suite. Suivant cettebadition, le roi, touché des soins généreux dont il®vait été l’objet, laissa des Chaldéens eL des Mages auprèsde son hôte pour qu’ils fissent l’éducation de son fils.Ce serait à cette circonstance que Démocritc aurait dules connaissances morales et scientifiques qu’il répanditbientôt après dans la Grèce étonnée. Malheureusementce fait est difficile à accorder avec l’invasion des Persesc pii n’eut lieu qu’environ dix ans après l’époque où l’oncr °it pouvoir pincer la naissance de Démocritc. Quoicpi’il en soit, après la mort de son père, le philosopheabdéritain se trouva maître d’unefortune immense dont>1 abandonna la plus grande partie à ses deux frères ; il,,e se réserva que l’argent comptant, qui se montait,dit-011, à cent talents, somme qui équivaut à un peuplus d’un demi million de notre monnaie, et, inspirépar l’amour des sciences , il se mit à parcourir le mondecivilisé, l’Ëgvpte, k Perse et l’Inde . Il vint ensuitedans la Grèce , où il écouta les philosophes Lcucippe,Socrate et Anaxagorc. De retour dans sa patrie, il éludaI* loi qui privait des honneurs de la sépulture quiconqueavuit dissipé son patrimoine, en lisant à scs concitoyenss °n Traite' sur le grand monde. Le peuple, charmé dea beauté de cet ouvrage, décerna à Démocritc les plusgrands honneurs, et décida que ses funérailles seraients aux frais du trésor public. Nous ne suivrons pas cePhilosophe dans toutes les phases de sa vie, et il nousSu ffiia d exposer ici quelques parties de son système qui11161 ' tera >t un examen approfondi et détaillé. La plupart•frses idées sur le monde physique et moral appartien-n ent a 1 école de Pythagore et à la secte Eléatique , danslaquelle on enseignait le système des atomes et du vide.Socrate disait de Démocri te, qu’il était digne d’êtrecomparé à ceux qui remportaient la palme dans les cinq
espèces de combats des jeux olympiques. *1 faisait ainsiallusion à l’étendue et à l’éclat de scs connaissances.Suivant Cicéron , sou style avait toute l’éloquence ettoute la beauté de celui de Platon ; ainsi, à la puissancede la pensée, Démocritc joignait la puissance de l’ex-pression. En parcourant la liste de ses ouvrages , dontles titres nous ont été conservés parDiogène Laërce, onvoit que l’histoire naturelle , l’anatomie, la médecine ,la morale, les lettres , les arts , la géométrie et la phy-sique occupèrent tour à tour les méditations de cetesprit supérieur. Sous ces derniers rapports, les opinionset les travaux de Démocrite appartiennent essentielle-ment à l’histoire de la science.
La géométrie fut un des principaux sujets des étudesde Démocrite ; on conjecture, d’après les titres dequelques-uns de ses écrits, qu’il exposa l’uu des premiersla doctrine élémentaire sur les contacts des cercles et dessphères, sur les lignes irrationnelles et les solides.Vitruve l’associe à Anaxagore , dans l’invention de laperspective et de l’optique , dont il démontra les prin-cipes dans un traité intitulé : detinographia, etc. Aucundes ouvrages de Démocrite sur l’astronomie physique etmathématique n’a malheureusement résisté aux ravagesdu temps, et nous sommes obligés de nous eu tenir àdes conjectures d’après les titres des ouvrages qu’il con-sacra à cette science. Il paraît avoir proposé un nouvelarrangement du calendrier grec, il a publié des éphé-mérides et une uranographie, et on lui attribue unehvpothèsc heureuse sur la constitution de la voie lactée;son éclat, disait-il, 11’est autre chose que la clarté réunied’une multitude de petites étoiles, dont chacune en par-ticulier échappe à notre vue. Nous avons plus de reu-seignemeus sur son système phvsique de l’univers, sys-tème remarquable où l’on rencontre un grand nombred’idées reproduites plus tard par l’illustre Descartes. Dé-mocrite attribuait le mouvement et la formation descorps célestes à des tourbillons d’atomes, qui avantadhéré les uns aux autres, dans des circonstances par-ticulières, avaient formé des concrétions sphériques. 11pensait que le mouvement propre des planètes d’occi-dent en orient 11’était qu’une apparence, qu’il n’y enavait qu’un seul dont la direction était d’orient en occi-dent; mais que les planètes les plus voisines de notreglobe, étant les plus éloignées du premier mobile,obéissaient moins à son mouvement et restaient en ar-rière , d’où naissait leur mouvement apparent versl’orient. Les idées fondamentales de Démocrite ont étéassez heureusement réduites dans les propositions sui-vantes : — Le savoir de l’homme n’est que le sentimentde ses propres affections. — Rien ne se fait de rien, etne peut se résoudre en ce qui n’est pas; donc tout ce quiest, est composé de principes subsistantpar eux-mêmes.Ces principes sont les atomes et le vide. —Dans tout ce