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exécutée par ordre d’Alexandre durant la 112 e olym-piade, environ 33 a ans avant J.-C. On attribue à Di-nocrates le rétablissement du célèbre temple d’Ephèsc ,brûlé parÉrostrate. La moitié surprit sous le règne dupremier Ptoléuiée, au moment où chargé par ce princede construire un temple en l’honneur d’Arsinoé, il vou-lait y soutenir en l’air une statue de fer, au moyen d’unevoûte d’aimant. L'inspiration de l’aitiste ne peut seuleaider à l’accomplissement des travaux exécutés ou mé-dités par Dinocrates ; aussi les anciens historiens quinous ont conservé son nom, en parlent-ils comme d’ungéomètre habile.
DINOSTRATE, géomètre grec de l’école de Platon, ,dont il fut l’ami, vivait par conséquent à la fin duIV e siècle avant J.-C. Il ne nous reste aucun de sesécrits, mais Proclus le rite avec son frère Mcnechare'Procl. liv. II, chap. IF, Commentaire sur Euclide ),comme ayant essentiellement contribué aux progrès dela géométrie. On sait que le problème de la trisectionde l’angle a beaucoup exercé la patience des géomètresuuciens. Suivant Pappus ( Collections mathématiques ,prop. a 5 ), Dinostrate imagina une courbe qui aurait eule double avantage de donner la trisection ou la multi-plication de l’angle, et la quadrature da cercle, si oneût pu la décrire d’un mouvement continu parla règleet le compas. C’est pour cette raison que le nom dequadralrice est demeuré attaché à cette ligne, qui estdu nombre des courbes mécaniques et ne remplit ri-g lureusement ni l’un ni l’autre des objets auxquelselle était destinée. Pappus ne dit pas positivement queDinostrate fût l’inventeur de la quadratricc, mais il pa-raît certain que ce géomètre observa le premier la pro-priété remarquablede cette ligne; elle a d’ailleurs retenusou nom. Nous ne possédonsaucun autre renseignementsur les travaux mathématiques de Dinostrtte.
DIOCLÈS , géomètre grec qu’on suppose avoir vécudurant le VI'siècle de notre ère, s’est rendu célèbrepar plusieurs découvertes en géométrie, et spécialementpar une ingénieuse solution du problème de la dupli-cation du cube, qui consiste, comme on le sait, à trouverdeux moyennes proportionnelles entre deux lignesdonnées. Eutocius, l’un des commentateurs d’Archi-mède , est le premier des écrivains anciens qui fassemention de cette solution que Dioclès obtint au moyend’une courbe qui a reçu le nom de cissoïde {voy. ce mot)Le savant Pappus qui s’est beaucoup occupé des diffé-rentes manières derésoudre ce problème, ne parle pointde celle qu’employa Dioclès , d’où l’on a tiré la justeconséquence que ce géomètre lui était postérieur.
Eutocius attribue aussi à Dioclès une belle et savantesolution du problème posé par Archimède , dans sonlivre de la Sphère et du cylindre, problème dont l'objetest de couper U sphère eu deux segmons, qui soient
entre eux dans un rapport donné. Ce grand géomètre
avait promis de résoudrcailleursce problème, et Eutocius
qui en rapporte trois solutions, prétend que la pre-mière pourrait bien être d’Archimède ; la seconde estde Dionysidore, la troisième est celle de Dioclès . C’est*d’un ouvrage sur les machines à feu (De PyrUs) qu’Eu-tocius a extrait ces parties remarquables des travaux deDioclès ; ces fragmens font regretter la perte de ce livre.On ignore s’il composa d'autres écrits, et l’époque de stmort.
DIONIS DU SÉJOUR (Aciiili,e-Pierre) , mathéma-ticien et astronome distingué, naquità Parislc 11 janvier1734. Destiné à la magistrature , il fut envoyé de bonneheure au collège des jésuites pour y faire ses études ; il ymanifesta un penchant invincible et une heureuse apti-tude pour les mathématiques. Le hasard lui donna pourcondisciple le jeune Goudin , destiné par scs parensà lamême carrière que lui et domiué par les mêmes goûts.Ils se lièrent dès lors d’une amitié qui dura toute leurvie , et se livrèrent ensemble à leurs études favorites.Au sortir du collège Dionis et Goudin débutèrent dansle monde savant par la publication de deux ouvrages re-marquables , composés en commun. Le premier a pourtitre : Traité des courbes algébriques , Paris , 1756, un
vol. in-i 2, etlcsecond: Recherches sur la gnomonique,les rétrogradations des planètes et les éclipses de soled,Paris ; 1 vol.in-8 0 , 1761. Ce dernier écrit attira l’atten-tion des savans sur les jeunes géomètres, et particuliè-rement sur Dionis qui paraît en avoir composé la pl uSgrande partie ; mais ce succès ne put rien changer auxvues de ses parens, et dans l’intervalle de la publicationde ces deux ouvrages, Dionis prit siège au parlementde Paris , à la 4 m ° chambre des enquêtes, en 1758 , et àla grand’chambre en 1779. U continua néanmoins a s elivrer avec le même zèle à l’étude des sciences ; il suiv* 1les cours de Clairault, qui le remarqua parmi ses dis-ciples, et qui, appréciant ses talcns , contribua à le fa* rCnommer, en 1765, associé libre de l’académie dessciences , dont il fut depuis associé ordinâire. Dionis s estrendu célèbre comme savant et comme magistrat. ^était membre des académies de Stockholm , de Goettinguc et de la société royale de Londres. Malgré I e5nombreuses correspondances qu’il entretenait avec I e5principaux savans de l’Europe et sa consciencieuse P pl ^sévérance dans les recherches scientifiques auxquellesse livrait, il n’en remplissait pas moins avec distinct* 00ses fonctions de conseiller au parlement que les malhe" 1du temps commençaient à rendre difficiles. A. cCl ^époque la révolution éclata et Dionis fut membrel’assemblée constituante, après avoir été députéétats-généraux pour l’ordre de la noblesse. «Ilsoutucause d’une liberté sage, qui était dans ses prindpdit un de ses biographes, et fit rendre au célèbre