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temps qu'à la recommandation de l'empereur Rodolpheil fut promu à l’évêché de Segni, et deux ans apres àl’archevêché de Spolatro.
Lorsque Dominis professait les mathématiques, ilavait composé un ouvrage sur les propriétés de la lu-mière qui est aujourd’hui son plus beau titre de gloireet dont nous devons spécialement nous occuper. Lescauses de l’arc-en-ciel avaient été entrevues, à cette épo-que de progrès scientifique, par Maurolic, Porta etKepler; Dominis les approfondit et les développa avecun talent remarquable. On sait dans quelles circon-stances se manifeste ce phénomène. Déjà on avait com-paré les gouttes de pluie à de petites sphères de verre,et on avait cru que les sphères renvoyaient par la ré-flexion les rayons solaires vers l’œil du spectateur; maiscela n’expliquait point les couleurs de l’arc-en-ciel. carles rayons de lumière ne se séparent les uns des autresque par la réfraction. Dominis employa tout à la foisla réflexion et la réfraction, et parvint à rendre assezexactement raison de l’arc-en-ciel intérieur; il fut moinsheureux pour l’arc-en-ciel extérieur, mais ses erreursà ce sujet viennent de l’ignorance générale où l’on étaitalors sur la diverse réfrangibilité des rayons et des loisde ce phénomène. L’illustre Newton , dans son traitéd’optique, a donné les plus grands éloges à la méthodede Dominis ; peut-être existe-t-il dans ces éloges assezd’affectation pour qu’on ait pu croire qu’ils aient étéconçus dans le but de rabaisser notre Descartes . Bos-cowich et Tiraboschi, juges éclairés dans cette cause,n’hésitent pas à déclarer que Dominis, au talent duquelils rendent hommage, a pu mettre Descartes sur la voiede sa découverte, mais que c’est lui qui doit en être re-gardé comme le véritable auteur. Quoi qu’il en soit ,en lisant le traité de Dominis , on regrette que cet in-génieux auteur n’ait pas consacré toute sa vie à la sciencepour laquelle il paraissait avoir un si véritable talent.
L’archevêque de Spolatro entreprit de réformer lesmœurs du clergé, mais il avança des opinions peu con-formes à celle de l’église. Il fut obligé de résigner sonsiège, etil se réfugia en Angleterre auprès de Jacques 1 er ,qui, en sa qualité de théologien, lui fit un accueil ho-norable et empressé. Sans adopter entièrement lesprin-ripes de la réforme , Dominis combattit plusieurs pré-tentions du pape et accepta un bénéfice du roi d’Angle-terre. Cependant tourmenté par sa conscience, suivantquelques historiens ; mécontent des théologiens protes-tans suivant d’autres, Doininis tourna de nouveau sesregards vers Rome : le pape Grégoire XV le reçut engr;ue,etil abjura publiquement dans un temple deLondres , les opinions qui l’avaient séparé de l’église. Iljouit durant deux ans de quelque tranquillité, mais sonprotecteur étant mort et les disputes théologiques aux-quelles il se livra de nouveau offrant un prétexte à l’in-
quisition qui le surveillait , i! fut arrêté par ordre (fapape Urbain VIII, et enfermé au château Saint-Ange ,où il mourut peu de temps après, en septembre i(ÿï^. L’in-quisition continua son procès , il fut déclaré hérétique;son corps fut exhumé, pendu et brûlé avec ses écrits.Nous ne citerons ici que celui qui intéresse la science :De radiis visus et lucïs m vilns pcrspectivis el iride,Venise i(3 11 , in-8°. Cet écrit qui est devenu fort rare,fut publié par Jean Bariole, l’un des élèves de Dominis,long-temps après l’époque où il a été composé.
DONNE. Terme général par lequel on désigne enmathématiques toute espèce de grandeur qu’on supposeconnue. Ainsi, on dit un nombre donné, une lignedonnée, etc.
En général les données d’un problème sont les quan-tités connues au moyen desquelles il faut construire lesquantités inconnues ou cherchées.
Lorsque la position d’une figure géométrique est con-nue , on dit encore que cette figure est donnée de po-sition. Par exemple, lorsqu’un cercle est réellementdécrit sur un plan, son centre est donné de position , sacirconférence est donnée de grandeur, et le cercle estdonné de position et donné àe grandeur.
DORADE ( Astr .). Nom d’un poisson qu’on a donné àune constellation méridionale, nommée aussi Xiphias etsituée entre YEridanetle Navire. La plus belle étoile decette constellation, marquée a, est de la troisième gran-deur.
DOUBLE. Une quantité est double d’une autre, lors-qu’elle la contient deux fois; elle estau contraire sous-double, lorsqu’elle eu est la moitié.
DOUBLÉ ( Arith .). La raison ou le rapport doublé dedeux quantités, et le rapport de leurs carrés; ainsi I erapport doublé de a à b est le rapport de a x à lt % , ou ducarré de a au carré de b.
Le rapport sous-doublé est celui des racines carrées;lors donc qu’on dit qu’une quantité est égale au rap -port sous-doublé den et de b, on entend que cette quan-tité est égale à \/a : \/b.
Il ne faut pas confondre double et doublé.
DRACONTIQUE ( Astr .). Mois dracontique ; expr* 5 'sion qui n’est plus en usage et par laquelle les anciens a s 'tronoines désignaient l’espace de temps employé parlune pour revenir de son nœudascendant appellédraconis , tête du dragon, au même point; ou la révO"lution entière de la lune par rapport à son nœud.
DRAGON ( Astr .). Constellation boréale composée
♦ là
8o étoiles dans le catalogue britannique; les anciensnommaient encore : Serpens, An guis, ILspcridut/i CU Stos , Coluber arborum conscendens, Sidtts MinervesBacchi, Esculapius, Python.
DRAGON ( Astr.). La tête et la queue du Dra6° n ’Caput et cauda draconis, sont les nœuds ou les P°‘ Dt *