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l’angle au sommet du prisme d’eau , de telle manièreque la dispersion des couleurs fût la même dans les deuxcas, il trouva qu’alors les deux réfractions n’étaient pas
ga es. »
Toutes ces observations firent revenir Dollond auprojet d’Euler , et il ne mit plus en doute la possibilitéde son exécution, sinon avec l’eau et le verre, du moinsavec d’autres matières transparentes de différentes den-sités. Néanmoins, il employa d’abord le verre et l’eau,comme l’avait proposé Euler ; mais il reconnut bientôt,d’après la formule du géomètre allemand , que les cour-bures à donner aux objectifs étaient trop considérablespour ne pas produire une aberration fort sensible dansl’ouverture des objectifs. Il est important de remarquer'ci qu’Euler avait senti ctannoncélui-mêmeque c’étaientlu les seules et véritables difficultés que sa théorie pûtéprouver dans la pratique.
«Dollond , parfaitement versé dans la connaissancedes différentes espèces de verres, et convaincu qu’il s’endevait trouver dont les pouvoirs réfractifs fussent fortdifférens, imagina d’employer deux sortes de verresconnus en Angleterre sous le nom de Jlintglass et decr ow>nglass. Le premier est un verre très-blanc et forttransparent, qui donne les iris les plus remarquables, etP a >' conséquent, celui dans lequel la réfraction du rougediffère le plus de celle du violet. Le second aunecouleurVe rdâtre, et ressemble beaucoup en qualité à notreVe, ’re commun, il donne la moindre différence entre laréfraction du rouge et du violet. Dollond mesura les^apports des réfrangibilités par le môme moyen qu’ilavait employé pour le verre et l’eau ; il trouva que le'apport des différences de réfrangibilités, dans les deux®iatières, était environ celui de 3 à i. Ayant fait cettesubstitution dans la formule d’Euler , il obtint d’aborddes résultats qui n’étaient pas très-satisfaisans. Maisenfin, à force de tentatives et de combinaisons, soitdans le choix des matières d’excellente qualité, soit danscelui des sphères les plus propres, dans chaque cas, àreunir les foyers de toutes les couleurs, il parvint àconstruire des lunettes achromatiques, très-supérieures,e n parité de circonstances aux lunettes ordinaires. Dure ste, Dollond ne fit point connaître ses moyens, et lagestion était de les découvrir ou d’en proposer d’autrese "core plus avantageux. »
dollond ne tarda pas à éprouver les chagrins et lesa "aques qui paraissent inséparables des grandes ré-animées. Il eut plusieurs procès à soutenir, et on luic °n testa jusqu’à la priorité de son ingénieuse décou-eile - ^oici, au reste l’opinion de La Lande sur les di-e 'ses circonstances qui se rattachent à la productione ’ muettes achromatiques et que Montucla considèrecotrune l’expression de l’exacte vérité.
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qui, vers iy5o , eut l’idée des lunettes achromatiquesIl s’adressait à Ayscough qui faisait travailler Bass. Dol-lond ayant eu besoin de Bass pour un verre quedemandait le duc d’Yorck, cet habile artiste luimontra du crownglass et du flintglass. Hall donnaune lunette à Ayscough qui la fit voir à plusieurspersonnes ; il en donna la construction à Bird, quin’en tint pas compte. Dollond en profita. Dans leprocès qu’il y eut eutre Dollond et Watkin, à la courdu banc du roi, ces faits furent prouvés; mais Dollond triompha de son adversaire, parce qu’il était réelle-ment le premier qui eût fait connaître les lunettes achro-matiques. »
Quelque réalité qu’il y ait au fond de ces allégations,il résulte des recherches consciencieuses de Dollond etde l’exposition scientifique qu’il en a donnée, soit pen-dant sa discussion avec Euler , soit après, que ce cé-lèbre et savant artiste n’a pu déduire sa découverte dequelques communications aussi incomplètes. Telle paraîtavoir été l’opinion de la société royale de Londres, quis’honora, en 17 G 1 , en recevant Dollond au nombre deses membres. Malheureusement, il ne jouit pas long-temps de cette juste récompense de ses travaux, il suc-comba à une attaque d’apoplexie le 3o novembre de lamôme année. Les divers mémoires de Dollond sur labranche de l’optique dont il s’est spécialement occupé,ont été recueillis dans les transactions philosophiques ,de i y5o à 1 h58.
DOMINICALE. Lettre dominicale. Voy. Calen-drier, n°
DOMINIS (Marc- Antoine de), célèbre pour avoirle premier abordé la véritable théorie de l’arc-en-ciel,naquit en i5G6, à Arbe, capitale de l’île de ce nom,située sur la côte de Dalmatie . Sa famille était ancienneet d’une grande illustration dans l’église à laquelle elleavait donné un pape et plusieurs prélats recomman-dables par leurs lumières et leurs vertus. Il montra dèsl’enfance une grande aptitude pour les sciences, et par-ticulièrement pour les mathématiques. Les jésuites scsmaîtres, qui dirigeaient lecollégt deslllyriens à Lorctte,où il faisait ses études, furent frappés de ses dispositionset de ses jeunes talens ; ils ne négligèrent rien pour l’at-tacher à leur ordre; Dominis y consentit et il alla acheverses études à la célèbre université de Padoue . Durantson noviciat, il professa avec le pins grand succès l’é-loquence, la philosophie et les mathématiques. Dominisétait né avec un esprit inquiet et remuant, et les élogesque son zèle et ses travaux lui attirèrent de la part deses supérieurs , développèrent dans son ameles germesd’une ambition ardente, qui fut la cause de ses malheurs.La vie paisible du cloître , les honorables mais obscurstravaux du professorat, ne convenaient point à son ca-ractère, il sollicita et obtint sa sécuralisation, en même