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Tome premier.
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par l’oracle était celui qu’Apollon avait à Athènes , etil était d’une forme exactement cubique. Il parut d’a-bord facile de satisfaire le Dieu ; on se borna à cons-truire un nouvel autel et à doubler les côtés de celuiqui existait, mais on obtint ainsi un cube non pas dou-ble, mais octuple. Le fléau ne cessa pas, et l'oracle con-sulté de nouveau, répondit qu’on avait mal interprétésa réponse. On soupçonna dès lors qu’il s’agissait de laduplication géométrique de l’autel, et tous les géomètresde la Grèce furent appelés à trouver la solution d’unproblème que les moyens pratiques n’avaient pudonner. Valère Maxime ajoute à cette histoire mer-veilleuse une circonstance encore plus invraisemblable.Cet écrivain prétend que Platon , consulté sur cette im-portante question, désigna Euclidc comme le seul géo-mètre en état d’y répondre de manière à satisfaire lemystérieux oracle de Délos . Mais cette assertion est dé-nuée de fondement. Le géomètreEuclide est postérieurà Platon de près d’un siècle, et Euclide de Mégarc,contemporain de ce grand homme, n’était qu’un sophistesans talens, et entièrement dépourvu des connaissancesgéométriques que Platon au contraire possédait auplus haut degré.

D’ailleurs, même en admettant qu’il y ait quelqueréalité au fond de cette histoire merveilleuse, il estcertain que le problème de la duplication du cubeavait déjà occupé les géomètres, et que sa solutionavait été presque aussitôt trouvée que cherchée. Ilypo-crate de Chio l’avait réduit à la recherche de deuxmoyennes proportionnelles continues, c’est-à-dire à l’in-sertion de deux lignes moyennes proportionnelles géo-métriques entre le côté du cube donné et le doublede ce côté, la première de ces deux lignes étant le côtédu cube ccrclié. Ce fut en se plaçant dans ce point devue qu’on conserva l’espérance d’achever sa solutionpar la règle et le compas, car c’est en ce sens seulementque se révélait la difficulté du problème, et qu’elle oc-cupa les géomètres et particulièrement l’école Platoni-cienne. Platon lui-même en donna sous ce rapport unesolution ingénieuse, mais où la difficulté n’étaitencorcqu’éludée. Il y employa un instrument composé dedeux règles, dont l’unes’éloigne parallèlement de l’autre,en glissant entre les rainures de deux montans perpen-diculaires à la première. Architas imagina une courbe

décrite par un mouvement particulier, sur la surfaced’un cylindre droit, et qui étant rencontrée par la surfaced’un cône situé d’une certaine manière, déterminaitl’une des moyennes. Cette solution ne pouvait êtreutile dans la pratique. Eudoxe en proposa une autrequ’il obtint au moyen de courbes de son invention.Menechmc, Aristée, Dinostrates s’exercèrentégalementsur ce problème qu’ils abordèrent par les moyens queleur présentèrent la théorie des sections coniques nou-vellement découverte. Les deux solutions proposéespar Menechme , sont surtout remarquables; la quadra-trice de Dinostrate et le conchoïde de Nicomède sontégalement dues aux recherches qu’occasionna le pro-blème de la duplication du cube. Enfin Pappus, dansses Collections mathématiques proposa une ingénieuseméthode pour trouver les deux moyennes proportion-nelles, méthode que perfectionna encore Diodès aumoyen de la Cissoïdc, courbe qui porte son nom.

Le problème delà duplication du cube, comme celuide la trisection de l’angle et de la quadrature du cerclea beaucoup occupé les géomètres anciens. La solutiondes difficultés qu’ils présentent est impossible par larègle et le compas, et il ne faut pas oublier que c’étaitsurtout à obtenir ce résultat que tendaient tous les ef-forts de la géométrie ancienne. Mais les recherches dontces problèmes ont été l’objet ont du moins donné nais-sances à d’importantes découvertes, et c’est sous ce rap-port surtout qu’elles intéressent vivement encore l’his-toire de la science. Voy. Cubique, Hexaèdre et Moyen*NES PROPORTIONNELLES.

DYNAMIQUE (de èlmaftis , force). Partie delà mé-canique qui a pour objet les lois du mouvement descorps, ou les lois de l’action des forces motrices. Vof.Mécanique.

DYNAMOMÈTRE {Mec.). Instrument pour mesurerl’intensité d’une force. C’est un peson à ressort muni d’uncadran sur lequel un index, mis en jeu par l’action de l aforce, marque les degrés de tension du ressort. Diversesformes ont été données à cet instrument pour le rendrepropre à comparer entre elles les forces des hommes etcelles des animaux. On voit à Paris dans tous les eD 'droits publics des dynamomètres destinés à mesurer 1*force des coups de poing.