Band 
Tome premier.
Seite
511
JPEG-Download
 

El

EL

retranchez-en lahauteur de l’équateur au-dessus de l'ho-rizon, la différence sera l’arc du méridien compris entre^équateur et le point solsticial, lequel arc est précisé-t^cntla mesure de l’obliquité cherchée.

Cette obliquité, qui est en ce moment d’à peu près2 3° 97' 5o", est variable. Selon les observations dcPv-tbeas, faites à Marseille plus de 3oo ans avant l’èrcchrétienne, l'obliquité était alors de a3° 4<)'-s> Albaté-

üius, vers l’année 880 . la trouva de 93° 35’, ce qui re-vient à 93° 35' 4°'' eu corrigeant ce résultat des effets'le la parallaxect de la réfraction.Les Arabes, en 1140, laGèrent à 9.3° 33’ 3o". Tyclio-Brahé, en i58y , la trouva*1^23” 99' 3o". Flamsteed , en 1G89, de 93° 98' 5G”. LaCondamine, à Quito en i^3G, de 93° 9.8’ 2^". Maskeline,Ctl >769, de 93° 98' 10". Enfin, d’après Delambre,C( ttte obliquité, qui, outre sa diminution progressive, est®ffectée chaque année de variations en plus et en moins( voyez Nutation), avait en 1 8 1 o, pour valeur moyenne,a 3° 97' 57" Le même astronome fixe à 48” par siècle ladiminution progressive.

Ci tte diminution d’obliquité de. l’écliptique est due à1 action des planètes sur la terre, et principalement auxattractions de Vénus et de Jupiter . D’apres Lagrange,elle ne peut dépasser une certaine période, à la fin delaquelle elle doit se changer en augmentation. La•^iace donne pour limite à ces variations une grandeur

de 9 ° 4a'.

Les points équinoxiaux ne sont pas fixes) ils rétro-Bradent de Bo",! par année. C’est ce phénomène que1 °n nomme la précession des cquinoxes. Voy. ce mot.

ÉCOULEMENT DES FLUIDES .{Ilydrod.). Foy.Fluides.

ÉCUEVISSE [Asir.). Quatrième signe du zodiaque( i u ’on nomme aussi Cancer .

ÉCU DE SOBIESKI (Aslr.). Constellation placépar Iïévélius dans l’hémisphère austral entre Antinousle Sagittaire et le Serpentaire.

ÉGAL. On exprime par ce mot le rapport de deux 01de plusieurs objets qui ont la môme grandeur , la mômquantité ou la môme qualité. En général, les choseégales sont celles dont l’une peut être substituée1 autre sans qu’il résulte aucun changement dans les reÉtions qui existaient pour cette dernière.

ÉGALITÉ. Relation de deux choses égales. On designe l’égalité en mathématiques par le signe = , qui siguifie égal à. Ainsi A=B signifie A est égal à B.

ElMMART (George-Ciiristopiie), astronome, né à Rat 'isbonnele29 août i638, se consacra d’abord à la peinturecl- se rendit néanmoins célèbre par la multiplicité de stconnaissances. Doué d’une heureuse activité et d unB'andeaptitude pour les sciences, Eimmart qui avai têtudiê avec distinction les mathématiques à 1 université dïona, s’adonna presqu’enticrementà l’astronomie vers 1

SU

fin de sa vie. La ville de Nuremberg , que les Régiomon-tanus et lesWalther avaient long-temps illustrée par leursimportans travaux dans cette science, fit construire unobservatoire, vers l’année iG88, et la direction en futdonnée à Eimmart. Il publia par la voie des journauxde Leipzig un grand nombre d’observations utiles, etl’on prétend qu’il a laissé en manuscrit près de cinquante-sept volumes, recueillis dans la bibliothèque des jé-suites de Polocz, en Lithuanie ; l’on y trouve beaucoupd’observations astronomiques et méléorologiqnes et deslettres de plusieurs astronomes célèbres. Eimmart joi-gnait à ses nombreuses connaissances un talent remar-quable pour la mécanique ~ f on lui attribue l’inventionet l’exécution de plusieursiristrumens astronomiques; ilconstruisit entre autres une sphère armillaire qui re-présentait le véritable mouvement de la terre et le sys-tème de Copernic , dont il était un zélé défenseur. Eim-mart est mort à Nuremberg , le 5 janvier 1705. Les seulsécrits qu’il ait publiés, sont : Iconographïa nova con-lemplationem de sole , indesolatis antiquorum philoso-phorum ruderibus concepta. Nuremberg , 1781 , in-f°,dédié à Louis XIV . De spherœ anniltaris , etc. , in-4°,Altorf , i6g5. Le premier de ces ouvrages, où l’on trouveune érudition malheureuse et de la mauvaise physiquesur le soleil, est peu estimé. Les observations d’Eiinmartont été plus utiles que son livre aux progrès de l’astro-nomie. Le second est une description de son instrument.

.— E131 mart( Maria-Clara ) fille de cet ingénieux artiste,a été l’une des femmes les plus savantes de son siècle.Elle devint l’épouse de Jean-Henri Muller, qui suc-céda à Eimmart dans la direction de l’observatoire deNuremberg . Ses connaissances en mathématiques étaientassez étendues pour qu’elle ait pu participer aux travauxde son père et de son mari.

ELASTICITE {Méc.). Propriété qu’ont les corps dereprendre leur état primitif, quand on fait cesser lacause qui changeait leur forme et leur volume. Tous lescorps ne sont pas doués au même degré de cette pro-priété , qui, surtout dans les solides, ne peut se mani-fester que relativement et dans certaines limites. La ques-tion de savoir si tous les corps sans exception, sont plusou moins élastiques, n’est point encore absolument ré-solue, mais la détermination précise du degré d’élasti-cité dont les corps sont susceptibles, étant surtout néces-saire en mécanique, où ccttepropriété, pour être calculéecomme un élément de l’effet a obtenir, doit être appa-rente ou au moins d’une appréciation facile, la physiqueexpérimentale a dû admettre l’existence de corps nonélastiques, du moins sous ce rapport.

Les anciens ne paraissent pas avoir étudié les diversespropriétés naturelles des corps , et l’on ne voit pas , enparticulier qu’ils aient reconnu et apprécié l’élasticitédont la plupart sontdoués. Cen’est qu’à une époque peu