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Tome premier.
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tronomie et les observations qui font l’objet de cettescience.

Nous avons dit plus haut que les ouvrages scientifiquesattribués à Eratosthènes par l’antiquité avaient étéperdus , un seul de ses livres a survécu au naufrage destemps, encore a-t-on de fortes raisons pour croire quesi ce n’est point une de ces ingénieuses divinations duX"V II* siècle et qu’il soit réellement l’œuvre d’Eratos-thène, il a au moins subi de nombreuses altérations. C’estune description des astérismes ou constellations cé-lestes, qui fut publiée en iG3o, par le P. Pétau, dansson uranologium. Eu 1672, Aratus , donna, à Oxford,Ur 'e nouvelle et remarquable édition de ce précieux•'este de la science antique, il y ajouta plusieurs autresfi'agmens d’Ératosthènes, empruntés aux auteurs anciensqui les avaient conservés.

Eratosthènes parvint à un âge très-avancé, quelquesécrivains ont dit que ne pouvant plus supporter les in-firmités d’une lente vieillesse, il se laissa mourir defaim. Quoi qu’il en soit, on place généralement l’époquede sa mort vers la 7 e ou la 9 e année du règne de Pto-lémée Epiphanes.

ÈRE ( Chron. ). Il n’existe point d’étymologie satis-misante de ce mot employé depuis long-temps en cliro-fologie pour désigner spécialement une époque histo-r 'que ou astronomique précise , d’où l’on compte lesa *mées. Il ne faut point confondre l’ère avec la période;>es cmnputistes les plus estimés sont souvent tombésdans cette grave erreur qui a produit une fâcheuse con-fusion dans les époques chronologiques et a rendu leurconcordance fort difficile à établir. La période a expres-sément des élémens astronomiques , on l’entend d’uueAccession d’années comprises dans 1’intervalle d’une ré-v °lutiou sidérale donnée à une révolution semblable, etdont par conséquent la durée peut être variable. L’ère estau contraire un point fixe et déterminé dans le temps.Ainsi la période et l’ère juliennes n’ont rien de commun,période julienne est un comput arbitraire établi par° s eph Scaliger pour faciliter les calculs des concor-ar >ces chronologiques ou servir d’échelle générale à laÇfi'onologie de l’histoire : elle a pour élément le cycleunaire de 19 ans multipliés par le cycle solaire de 28ans > dont le produit est encore multiplié par le cycle des^•dictions de i5 ans. L’ère julienne indique seulementc poqu e g e j a r éformation du calendrier romain parn es-César. Voj \ Calendrier, 12, 13, 14 et suivant, etPériode.

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e » eres historiques ou astronomiques sont anterieuresj P 0s/c, 'ieures à Père chrétienne (12', qui peut servir àa fois entre elles de terme moyen et de terme de com-P a, aison. Elle est à peu près la seule qu’on emploie gé-n eialement aujourd’hui sous la dénomination d’ÈREFicaire, car à part les ères nationales, comme celle

de l’hégyre, par exemple, les autres peuvent être re-gardées comme des ères savantes ou d’un usage pure -ment scientifique. Nous allons rapidement exposer lesélémens des principales, et surtout de celles qui sontencore employées le plus souvent en astronomie eten chronologie. Pour éviter des répétitions sans objet,nous classerons sous les désignations générales d’èresanciennes ou à’ères modernes celles qui sont antérieuresou postérieures à l’èrc chrétienne .

Ères anciennes, i . Ère mondaine. — Des Juifs. —De la création du monde. Cette ère n’anticipe qued’une année sur l’ère vulgaire; les Juifs en placentainsi le commencement 3761 ans avant J.-C., elle estréglée par le cycle lunaire de 19 ans, composé de douzeannées communes et de sept autres embolismiques. Lesjuifs modernes prétendent que cette ère de la créationdu monde a été connue de leur nation dès la plushaute antiquité. Cette assertion est révoquée en doutepar quelques critiques qui se fondent surtout sur l’imperfection des anciennes notions astronomiques dupeuple hébreu , et ils ne pensent pas qu’on puisse faireremonter au-delà du onzième siècle de l’ère vulgaire,l’institution de l’èrc mondaine.

2. Ère d'Abraham . Elle n’est qu’historiquement déterminée, mais cette détermination paraît du moins ré-sulter de l’unanimité des traditions qui ont, en Orient,une grande antiquité. Cette ère commence à la vocationdu patriarche dont elle porte le nom et qu’on fixe aupremier octobre de la 2oi5 e année avant J.-C., mais ilfaut remarquer que la 2016 e année commence avec cemême jour immédiatement antérieur au commencementde l’ère chrétienne. Les computistes et les anciensécrivains chrétiens ont en général adopté l’ère d’Abraham.

3. Ère de Nabonassar. Le commencement de cetteère est fixé à midi d’un mercredi qui était le 26 févrierde l’an 747 avant J.-C., son élément astronomique estl’année vague de 365 jours, sans intercalation, tellequ’elle était réglée en Egypte . Son nom est celui d’unprince qu’on considère comme le fondateur du royaumede Babylone . Cette ère est très célèbre et a été généra-lement usitée dans les diverses supputations du temps.Elle a surtout été utile à l’astronomie. Ptolémée s’enest servi dans l’almageste, et a ramené à cette ere, enemployant les mois égyptiens, la date des observationsanciennes qu’il a recueillies. L’astronome Théon a imitécet exemple, et parmi les écrivains modernes, Boubliau,( Astr. philol. ) emploie également l’ère de Nabonassar,afin d’exprimer par des termes uniformes l’époque desobservations, même récentes, qui doivent être compa-rées avec les plus anciennes. O11 doit remarquer queparla nature de son année vague, l’ère de Nabonassairétrogradait d’un jour tous les quatre ans sur l’année ju-