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tentrionale de l'écliptique que dans là partie méridio-nale.
On a reconnu que les points équinoxiaux ne sont pasfixes, mais qu’ils ont un mouvement rétrograde , ou ensens inverse de l’ordre des signes, de sorte que le soleilne passe pas deux années de suite sur le même point del’équateur. C’est ce mouvement qu’on nomme proces-sion des équinoxes. Voy. ce mot.
ÉQUINOXIAL ( Astr.). L’Équinoxial est la mêmechose que l’équateur. Voy. Armillaire, ta.
Ce mot se prend aussi adjectivement comme danscadran équinoxial. Voy. Gnomonique.
Points équinoxiaux. Ce sont les points où l’écliptiquecoupe l’équateur.
ÉQUIPAGE ( Opl.). On donne ce nom à l’assem-blage des oculaires que l’on applique à un télescope.Un équipage est d’autant plus fort qu’il grossit davan-tage les objets.
ERATOSTHÈNES , fils d’Aglaïis, l’un des plus cé-lébrés savans de l’antiquité, naquit à Cyrènc, coloniegrecque siluée sur la côte septentrionale de l’Afrique ,dans la première année de la 176 e olympiade (27G ansavant J.-C.). Des maîtres habiles, tels que le philosopheAriston de Cliio, Lysannias de Cvrène, Callimaque legrammairien et le poète, développèrent de bonne heureson intelligence et l’initièrent à toutes les connaissances,dont l'humanité était alors en possession. La réputationqu’Eratosthèncs ne tarda pas à acquérir appela sur luil’attention de Ptolémée Evergètes. Ce digne successeurde Lagus lui donna, en raison de son savoir encyclo-pédique, la direction de la bibliothèque d’Alexandrie ,dont la célèbre école commençait à compter les plusgrands hommes du temps parmi ses maîtres et scs dis-ciples. Les écrivains de l’antiquité ont parlé d’Eratos-thènes avec trop d’éloges et de respect, pour qu’onpuisse douter de l’iuflucnce que ses travaux durentexercer sur les progrès généraux de la science. Il fut àla fois, orateur, poète, antiquaire, philosophe, astro-nome et géomètre, mais c’est surtout à ces dernierstitres qu’il s’éleva jusqu’au rang des Eoclidè, des Apol-lonius , des Aristée. Malheureusement les nombreux etimportans ouvrages qui lui sont attribués sont perduspour toujours et il deviendrait difficile d’apprécier lavaleur des jugemensdont ils furent l’objet, si les savansmathématiciens, qui illustrèrent les derniers siècles déFécole d’Alexandrie , ne nous avaient conservé quelques-unes des recherches qui occupèrent sa longue et labo-rieuse vie.
Eutocius, dans ses commentaires sur Archimède , areproduit la solution qu’Eratosilièncs donna du pro-blème de la duplication du cube. Nicomaque et BoëceiBoélii arilh. 1. a) rapportent aussi de lui une méthode
pour trouver les nombres premiers; il lui avait donnéle nom de *«**»« ou de crible, parce qu’au lieu de dé-terminer directement les nombres , au moyen de cetteméthode, il le faisait indirectement et en quelque sortepar exclusion. On trouve dans les Transactions philo-sophiques de l’année 1772 un mémoire du géomètre an-glais Horslev où cette méthode est exposée. Voy. Crible-
L’astronomie a diverses obligations importantes aEratostlièncs. Sa tentative pour mesurer la grandeur dela terre a de la célébrité, ce fut la première solutionque la scienceait donnée de ce problème. On sait qu’il yparvint à l’aide de l’observation qu’il avait faiteà Syène ,où il existait un puits que le jour même du solstice d’étéle soleil éclairait verticalement dans toute sa profon-deur. Il supposa que Syène se trouvait précisémentsous la ligne du Cancer, et que cette ville et Alexandrie étaient l’une et l’autre sous le même méridien ei fixaleur dislancc à 5 ooo stades. Pour obtenir d’après cespremiers élémensla solution complète du problème, dfit construire un instrument fort ingénieux dont il seservit à Alexandrie le jour du solstice à midi, momentoù le soleil était absolument vertical à Syène . C’étaitune scaphé ou un hémisphère concave , sur le fond du-quel s’élevait un style vertical dont le sommet était lecentre de courbure de l’hémisphère. Ce fut parce moyenqu’il mesura l’arc intercepté entre le soleil alors auzénith de Syène et le zénith d’Alexandrie . Il trouvaqu’il était de la cinquantième partie de la circonférence,d’où il crut pouvoir conclure que la grandeur du degréterrestre était de 25 o,ooo stades.
Il est inutile de faire observer ici que cette méthode
ne pouvait amener un résultat juste et que cette mesuredu méridien s’éloigne considérablement de celle q uenous possédons ; il est difficile d’ailleurs de l’apprécieravec exactitude puisque nous ignorons la valeur dostade employé par Eratosthènes . Au reste cette intérc*'santé question sera traitée avec tous les développemeo 5scientifiques qu’elle comporte, dans un autre article d ece dictionnaire. Voy. Mesure de la terre.
Ôn attribue à Eratosthènes une observation de l’obb'quité de l’écliptique ou de la distance des tropiques;célébrité n’est pas moindre que celle dont nous venoo 8de parler. Il est vrai qu’aucun auteur ancien ne no« stransmis le procédé qu’il employa. On sait scule> ncptqu’il trouva que la distance des tropiques était les gl ^ ela circonférence d’un grand cercle, c'est-à-dire de 474a' 27'; il détermina conséquemment l’inclinaisoul’écliptique à l’équateur à 23 ° 5 i' i 3 ".
Ce fut Eratosthènes qui fit construire et placer sousportique de l’école d’Alexandrie, ces grands instruit 1 -'
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sous Je nom d ’armilles {voy. ce mot) et qui ont
pour l’observation des astres, qui sont devenus :
long-temps d’une si grande utilité pour l’étude de
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