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Tome premier.
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Tyriens, en reconnaissance du droit d’autonomie quileur fut accordé parBala roi de Syrie . Elle est employéepar quelques astronomes.

8. Ère césaréenne d'Antioche . Une basse flatteried’un peuple déchu envers un grand homme est la causede l’établissement de cette ère. Elle se rapporte à lavictoire que Jules César remporta dans les plaines dePharsale l’an 48 avant J.-C. C’est là son époque initiale.Elle fut momentanément adoptée en Grèce .

9. Ère julienne. Son époque initiale est la réforme ducalendrier romain de Jules César , c’est-à-direl'an 45 avantL-C. Les chronologistes l’appellent ère Julienne proiep-tique lorsqu’ils l’emploient pour calculer les années an-lérieures à son institution.

10. Ère d’Espagne . Cette ère, long-temps en usagep n Espagne , en Afrique et dans le midi de la France , aPour époque initiale le i er janvier an 38 avant J.-C.Elle fut instituée en mémoire de la conquête de toutel’Espagne par Auguste , l’année précédente (de Rome7i5, avant J.-C. 39). L’année julienne réglait l’annéede Père d’Espagne ; l’adoption générale de l’ère cliré-henue la fit successivement abolir dans la Catalogne en1 t8o, l’Aragon i35o, Valence i358, dans la Castilleett i3g3 , dans le Portugal en 1422 seulement. Commecette ère précède de trente-huit ans pleins l’ère chré-tienne il est facile de la faire concorder avec elle.

ii .Ère actiaque. — Ère des Augustes. On a sou-vent confondu ces deux ères, qui ne paraissent pas d’ail-leurs avoir été long-temps employées. La première fut'ostituée en Egypte à l’occasion de la bataille d’Actium e t le point initial en fut placé au I er tlrot ou 3o août,Jour immédiatement antérieur à celui de cet événementqui eut lieu le 2 septembre de l’an 3o avant J.-C., la7*9* de Nabonassar.—L’ère des Augustes est égalementUne époque commémorative, qu’on rattache générale-men t à l’établissement de l’année fixe en Egypte parAuguste . Son point initial est le 29 août Julien de l’an

a5 avant J.-C.

Telles sont les ères anciennes dont l’usage se retrouvele pîu S communément dans les chronographies, les ob-Se i vations astronomiques, les médailles et lesmonumensde 1 antiquité. On en compte en chronologie un grandn °mbre d’autres, qui, n’ayant été employées que peude temps ou d’une manière toute spéciale, ne nous ontPas paru devoir être décrites dans cet ouvrage. Telless °ut par exemple Yère de Denys , de Ptolémée Phila-tfelphe, mondaine d'Antioche , etc.

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_ RES modernes. 12. Ere vulgaire. — Chrétienne — de

esUs ~Christ, de 1 incarnation. La naissance de Jésus-Ehrist est le point initial de cette ère qui fut reçue et*Pprouvée par l’église latine et tous les peuples occi-

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dentaux; elley restera probablement long-temps encored’un usage universel. Durant le VI e siècle de J.-C. De-nys le petit proposa cette ère en Italie , elle fut successi-vement adoptée depuis iors en France et en Angleterre.Nous ne devons point entrer ici dansles longues discus-sions auxquelles a donné lieu la date précise du grandévénement sur lequel repose l’établissement de l’èrechrétienne. L’époque où elle fut instituée permet depenser que le computiste à qui elle est due a commisune grave erreur et que, suivant les plus célèbres chro-^nographes, c’est bien certainement à cinq ans plus tôt ^qu’on ne l’a fait que devrait être portée dans notrecomputla première année de l’incarnation. L’usage l’aemporté sur les démonstrations de la science et noussommes dans l’année i835 de cette ère, au lieu de 1840qu’on devrait compter. L’ère chrétienne se composed’années juliennes delà réformation grégorienne. Voy.Année.

t 3. Ère de Constantinople . On commença seulementdès le VIF siècle, dans les dates des conciles, à se servirde cette ère, qui a pour origine la création du mondesuivant l’église grecque , qui compte 55o8 ans avant lapremière année de l’ère chrétienne. La concordance deces deux ères serait facile à établir, mais il faut remar-quer dans les calculs chronologiques, où elle entreraitcomme élément, que Père de Constantinople n’a pastoujours employé la même année.

14. Ère de Dioclétien . —Des Martyrs. Cette ère futinstituée en Egypte dans le but de célébrer l’avénementde Dioclétien à l’empire. Son point initial est lè 29août de l’an 284. Les chrétiens lui donnèrentlenom d’èredes martyrs, à cause des persécutions qu’ils eurent à subirsous le règne de ce prince.

15. Ère des Arméniens. L’institution de cette ère futmotivée sur la séparation de l’église arménienne del’église latine, ensuite de la condamnation prononcéecontre elle par le concile de Calcédoine , Elle a pourépoque initiale le 9 juillet 532 de J.-C. Le nouveau oupremier jour de cette année fut fixé au 11 août j ùlien.

16 . Ère des Persans — d‘Hiesdedger. — Mélikéenne,— Gélaléenne. L’avénement d’JIiesdedger au tronc dePerse, que l’on rapporte au iôjuin de l’an 632de J.-C.,est généralement considéré comme le véritable motif del’institution de cette ère. Elle se régla long-temps surl’année vague de 365 jours , mais Melik-Schah-Dgela-lcddin voulut, en l’an 467 de l’IIégirc (ioy5 de J.-C),que l’année de l’ère fut fixe à l’avenir. Ses astronomesdéterminèrent l’ordre etle nombre des jours épagomènesque devait recevoir l’année, et fixèrent l’équinoxe duprintemps au 14 mars Julien. Cette réforme s’exécutadès l’an 47 1 de l’hégire ( 1079 de J.-C.) ; l’ère fut appeléemélikéenne ou gélaléenne du nom du réformateur.