666 ES
L’année de I’ère persanne est de 365 j. 4 b» 49* , 5" r °”48"' 7 .
17. Ere de FHégyre. On sait quel’époque initiale decette ère et la cause de son institution , en Arabie , est lafuite de Mahomet de la Mecque à Médine . Cet événe-ment arriva le vendredi 16 juillet de l’an 622 de J.-C.Les années de l’hégyrc sont lunaires et distribuées encycle de3oans, ce qui rend très-variables leurs rapportsavec les années grégoriennes. On ne doit pas oubliernon plus que les années de l’hégvre commencent avecle coucher du soleil. Malgré, les nombreuses variétésque présente cette ère et les difficultés qu’elles occa-sionnent pour la concordance, elle est d’un usage géné-ral dans tous les pays où l’on suit la religion dont Maho-met fut le prophète ou le fondateur.
18. Ere de la républiquefrançaise. Son point initialest le 22 septembre de l’an 1792. Nous avons exposéailleurs les divisions du calendrier qui furent la consé-quence de son adoption. La i4 e annéede cette ère com-mença le 23 septembre i8o5 et finit le 3i décembre sui-vant qui répondait au 10 nivôse an IV. Le calendriergrégorien fut rétabli avec l’ère chrétienne à compter dui ,r janvier 180G suivant. Voy. Année, Calendrier,Période , et pour les détails spéciaux la dissertation quiprécède F Art de véiifier les dates.
ERIDAN ( Asir .). Constellation méridionale composéede 84 étoiles, dans le catalogue britannique, au nombredesquelles on remarque une belle étoile de la premièregrandeur nommée Achernar ou Acharnar• l’Eridanest situé eutre Orion et la Baleine. Voy. Pl. X.
ERREUR. C’est, en arithmétique , la différenceentre le résultat fautif d’un calcul et le résultat vrai dece calcul. En astronomie c’est la différence entre le lieud’un corps céleste déterminé par le calcul et ce mêmelieu trouvé par l’observation. Par exemple, l’erm/rdestables lunaires est la quantité dont la longitude calculéediffère de la longitude observée. O11 marque ordinaire-ment cette quantité par les signes -|- ou—, selon qu’elledoit être ajoutée ou soustraite du résultat des tables.
ESCOMPTE ( Arith.). C’est la remise fuite au débi-teur qui paie un billet avant l’échéance, ou l'intérêtpayé au banquier qui, se chargeant d’un billet, se metà la place du créancier eu le remboursant. Les calculspar lesquels on détermine la quotité de cette remiseforment la recle d’escompte.
La règle d’escompte est l’inverse de celle d 'intérêt , etpour en bien comprendre les procédés il est nécessaired’être familier avec ceux de cette dernière. L’intimeliaison des deux règles ne nous permettrait pas de lestraiter séparément sans faire un double emploi inutilede définitions et de démonstrations j nous renverronsdonc au mot Intérêt .
ET
ESPACE. Perception pure et invariable qui accom-pagne toutes nos intuitions. des objets extérieurs oumatériels, et sans laquelle ces intuitions seraient impos-sibles.
Les propriétés de l’espace sont toujours les mêmespour nous j nous ne concevons qu’un seul espace sansbornes, s’étendant en t.outseus autour de nous; et quandnous parlons de plusieurs espaces, nous ne les conce-vons que comme des parties inséparables de l’espace unet infini qui embrasse tout, a trois dimensions , occupetoujours et tout entier la même place, et qui, par consé-quent est immobile.
Tous les corps nous apparaissent comme occupant unlieu dans l’espace; ce lieu, portion limitée de l’espacesans limites, est ce qu’on nomme Yétendue des corps.Sans l’espace, aucun corps ne pourrait exister; maislors même que tous les corps seraient anéantis, l’espacen’en demeurerait pas moins un, infini, immobile.
En géométrie , le mot espace prend un sens particu-lier et restreint, il ne signifie plus que l’aire d’une figurerenfermée ou bornée par les ligues droites ou courbesqui terminent cette figure.
Ainsi, l’espace parabolique est celui qui est renfermé par la parabole; de même l 'espace elliptique,l’espace hyperbolique , l’espace concho'idal, etc., sonlceux qui sont renfermés par l’ellipse, l’hyperbole, 1®conchoïde, etc. Voy. ces mots et Quadrature.
En mécanique , l’espace est la ligne droite ou courbeque décrit un mobile en mouvement.
ESSIEU ( Géom. ). Vieux mot synonyme d’ace donton 11e sert plus qu’en parlant des roues, pour désign erla ligne autour de laquelle elles tournent.
ETABLISSEMENT du port. C’cstl’heure delà pleinemer dans un port le jour de la nouvelle lune. VoY"Flux et Marée .
ETE ( Géog . et Astr.). Seconde saison de l’année, q ulcommence, dans les pays septentrionaux, le 22 juin >lorsque le soleil entre dans le signe du Cancer, et fin 1 *le 23 septembre lorsqu’il entre dans celui de la Balance -Le premier jour de l’été, ou le jour du solstice , est I eplus long de l’année. La durée de cette saison , qui cslla plus longue des quatre, est de g3 j. 21 h. ~ Vof e *Saison.
Solstice d’été. Voy. Solstice.
ÉTENDUE. Partie déterminée de l’espace absol u(voy. Espace). On considère en géométrie trois cspè ceSd’étendues : la ligne, la surface et le solide. Vof f eSmots.
ÉTOILE (Astr.). Nom sous lequel on désignait j a ^ 1tous les corps célestes, en les partageant en étoiles fiX eSen étoiles errantes ou planètes. Aujourd’hui on ne dont 1