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[Tome deuxième.]
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GRAPHIQUE. (Gc'oni. ) Opération graphique. C’estcelle qui consiste à résoudre un problème par des figu-res géométriques tracées sur le papier. On peut s’en ser-vir avantageusement pour obtenir une première ap-proximation dans un grand nombre de questions astro-nomiques, et même dans de simples problèmes numé-riques. La méihode de solution des équations du troi-sième et du quatrième degré que nous avons donnée aumot construction , est une opération graphique.

GRANDEUR. On définit ordinairement la grandeur,en mathématiques, tout ce qui est susceptible d’aug-mentation et de diminution ; c’est dans ce sens qu’unnombre est une grandeur, et qu’une étendue est unegrandeur. D’Alembert a mis en doute, dans l’Encyclo-pédie , la justesse de cette définition, en disant que lalumière est susceptible d’augmentation et de diminution,et que cependant ce serait s’exprimer très-improprementsi l’on regardait la lumière comme une grandeur. Maisnous pouvons-tfaire observer qu’il s’agit ici de l’intensitéde la lumière, intensité qu’on peut représenter par unnombre, et qui est conséquemment une véritable gran-deur dans l’acception-mathématique de ce mot.

GRAPHOMÈTRE. ( Géom. prat.) Demi-cercle gra-dué dont on se sert dans l’arpentage pour relever lesangles sur le terrain. Ce demi cercle est monté sur unpied et porte à son centre une règle ou alidade mobile,qui sert à viser les objets. Lorsque cette alidade est pla-cée dans la direction d’un objet, et que le diamètre dudemi-cercle est placé dans la direction d’un autre, l’an-gle formé par les droites que l’on suppose menées ducentre de l’instrument à ces deux objets est mesuré parl’arc compris entre le diamètre et l’alidade, et l’onconnaît immédiatement la grandeur de cet angle par lenombre des degrés de l’arc marqué sur l’instrument.

GRAVESANDE (Guillaume-JacobS’), géomètre hol-landais , né à Bois-le-Duc , le 27 septembre 1688, asurtout acquis de la célébrité durant le XVIII' siècle,Par ses recherches en physique et ses opinions en philo-sophie. Après avoir étudié les mathématiques avec beau-coup d’ardeur et de succès, il débuta dans la carrière•les sciences par un Essai sur la perspective, qui fixa1 attention des géomètres , et mérita les suffrages de

•Illustre Jean Bernouilli. S’Gravesande prit ensuiteUnc Part active à la rédaction du Journal littéraire,uev enu célèbre sous le titre de Journal de la républiquedes lettres. U y rendait compte des productions mathé-1113 tiques ( et en général des découvertes scientifiques de®°n temps j ses articles remarquables par leur origina-

e et la profondeur des vues , forment des dissertationsaUSS1 complètes qu’intéressantes sur les plus gravesgestions. On P eut citer entre autres son examen de laGéométrie de l’infini, de Fontenelle; ses dissertations

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sur la construction des machines pneumatiques , et surla théorie des forces vives et du choc des corps en mou-vement. La machine pneumatique dut quelques perfec-tionnemens importons à l’ingénieuse discussion deS’Gravesande , et ses opinions sur la théorie des forcesconformes d’ailleurs à celles de Leibnitz , devinrentl’occasion d’une longue et utile controverse parmi lesgéomètres.

En 1717, S’Gravesande fut promu à la chaire de ma-thématiques et d’astronomie à l’Université de Leyde ,et il posa dans son discours d’introduction les principesde la philosophie qu’il a depuis professée avec éclat.Nous ne le suivrons pas néanmoins dans le développe-ment de ces doctrines , dont l’influence n’a été que pas-sagère. Nous nous bornerons à dire que sous le point devue pratique de la science, S’Gravesande démontra lesavantages de la méthode introduite par Galilée et New-ton , et que dans la spéculation , ses opinions auxquel-les on a donné le nom de Philosophie , ne sont en réa-lité qu’un éclectisme impuissant des doctrines de Des-cartes , de Leibnitz et de Locke . Après avoir refusé dequitter sa patrie pour faire partie des académies de St-Pétersbourg et de Berlin, S’Gravesande mourut le 28février 1742 , des suites de la profonde douleur que luifit éprouver la perte inattendue de ses deux jeunes fils.Il a laissé dans la science un nom distingué et plusieursouvrages importans , parmi lesquels nous citerons :I. Essai de perspective, dont nous avons parlé, LaHaye , 1711. IL Physica elemenla mathematica expé-rimentas confirmala ; sive inlroductio ad philosophiamNewtoniarn, 2 vol. in- 4 -La Haye , 1720, 21-25-42.III. Malhesos universalis elemenla , quibus accédant ,specimen commentarii in arilhmeticam universale/nNewloni, ut et de determinandâ forma seriei infinitæadsuntee régula nova. Leyde , 1727. in-8.

GRAVITATION. Tendance qu’un corps a vers unautre corps par la force de sa gravité. Voy. Gravite.

La physique céleste est fondée aujourd’hui sur leprincipe de la gravitation universelle, posé par New-ton , en vertu duquel toutes les parties de la matièretendent les unes vers les autres avec une force qui varieen raison inverse du carré de la distance. Les démons-trations qui ont été données de ce principe ne laissentrien à désirer, et nous pouvons le considérer commeune des lois générales de la nature. Mais, quoique sa dé-couverte suffise pour immortaliser l’heureux génie au-quel la science et conséquemment 1 humanité sont en-core redevables sous tant d autres rapports , ce seraitêtre peu justes envers les prédécesseurs de Newton, quede leur refuser une part de l’éclatante gloire dont on l’aenvironné. Ici, comme pour toutes les grandes décou-vertes , nous voyons surgir des ténèbres un point lumi-neux j a peine perceptible à sa naissance, il s’accroît