m
1IY
HY
2. Il résulte de ce qui précède que toutes les quanti-tés dites imaginaires sont delà même nature, puisqu’ellesne diffèrent entre elles que par la valeur de l’exposantet qu’elles sont rigoureusement identiques dans cequi concerne leur génération idéale ; ces quantités doi-vent donc avoir la même forme dans leur expression ,ou pouvoir s’exprimer au moyen de l’une d’entre elles.Il est effectivement reconnu qu’on peut obtenir l'expres-sion algébrique d’une quantité imaginaire quelconque àl’aide de la plus simple de ces quantités, savoir \/ — i.C’est ce que nous allons démontrer.
La forme générale des quantités imaginaires étant
im
V-l
pour plus de généralité, donnons un exposant quelcon-que n à cette quantité, et nous aurons
(y -0 =(v/-o M -
i p(p—*) (p—*) /—_r 1 . 2.3 v
I p(p— 0(p—a)(p— 3 )
' I . 2. 3 . 4
— etc.
expression dans laquelleles termes sont alternativementréels et imaginaires. Désignant par a p la somme destermes réels
p(p —») , p(p— 0(p— 12 Xp— 3 )
■etc.
I .2
Donc, dans les cas particuliers de p = i , p = i
p = 3 , etc., les puissances de (i ■— y/ — i) auront lesformes
1 > « 3 +^V / — 1 > a Æ b iV —>> etc...
Subst tuant cos quantités dans le développement gé-néral (i), il deviendra
n _
(V— ^ (a,+b, V—')
n(n — m)m 1 . i. 2
i a Æ b >V —0
n(n— m)(n— im
- ^+ b 'V-')
-J- etc.
Effectuant les multiplications indiquées, lesecond nom-bre de cette égalité sera composé de deux suites de ter-mes, les uns réels et les autres imaginaires j et désignantenfin par A la somme des termes réels
Or, quel que soit A, on a toujours A— i —(i—A);ainsi l’on peut mettre la quantité proposée sous la formed’un binôme et eu obtenir le développement par lesformules connues ( Voy. Binôme de Newton ). Nousavons donc
m n
(V~*) n ‘= (i—(i— V— 'ïf
Et, par conséquent, (î)
( V -Tÿk =* - ^—V zr ') +
,n(n — m) _
' 7/t*i.2 V O 1 “H etc..
Mais les puissances successives ( i— y/— i ), (i —y/— i ) 2 ,etc., qui entrent dans ce développement peuvent êtremises sous une même forme, puisque l’on a générale-ment , p étant un nombre entier quelconque
<—✓=7 = -&=!>+
n
i- a t
m m 2 .1.2
n(n — m) n(n — w){n —2m)
-- a ,-i —-— -5—-a 3 -f-etc..
1.2.3
et par B la somme des cocfficiens réels de y/ — i,
bt + K _ i3+ etc...
m 1 m 2 , 1.2 mr , 1.2 .3
nous parviendrons à l’expression finale
/%m N n
[ y-'J =a+bvæ
1.2.3.4
Et par bp celle des eoeflficiens de y/ — i , nous aurons
l 1 —' v— r b p \/—7
dans laquelle A et B sont des quantités réelles positivesou négatives.
Il est donc démontré que toute quantité dite imagi-naire y/ — 1, et même que toute puissance de cettequantité peut s’exprimer au moyen de la seule ra-cine seconde de — i, et que la forme de cette généra-tion est A -)- B y/— i.
3 . Nous avons reconnu ( voy. Elévation aux puis-sances) qu’une racine de l’unité pouvait admettre plu-sieurs valeurs différentes, et nous avons donné {voy.Equation , 29 ) l’expression générale de ces valeursdont le nombre est précisément égal à celui de l’expo-sant de la racine. Il nous reste à examiner la possibilitéde cette pluralité de valeurs; c’est ce que nous allonsfaire en partant de la génération même de l’unité.
p. étant un nombre entier quelconque, y compris zéro,2p peut représenter tous les nombres pairs, 2 u-J-i tousles nombres impairs , et nous avons
(—i) a /* =-f- 1 et (—— 1Une racine du degré quelconque n sera donc»_
V+ 1 — (— i)»
", _ »/*+!
I = ( -1) n