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[Tome deuxième.]
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jinfjnons d’étude, leur répétaitles leçons des professeurs,éclaircissait les difficultés qui avaient pu les embarras-ser , et hâtait ainsi la rapidité de leurs progrès. L’Insti-tut de Bologne, qui a jeté un grand éclat dans la science,tire son origine de cette Académie d’enfims. Manfredis’est signalé par ses travaux en gnomonique, en astrono-mie, en géométrie et surtout en hydrostatique. Il avaitété nommé en 1704, surintendant des eaux, et il rem-plit dignement ces fonctions si importantes dans un paysoù le débordement des rivières occasionne de fréquen-tes vicissitudes dans les délimitations des propriétés. Sesouvrages mathématiques sont : I. Ephemerides motuumcelestium ab anno 1715 ad annum 1725, cum introduc-tione etvariis tabulisj Bologne, 1715 — >725, 4 v °l*in- 4 °. L’introduction de cet ouvrage est fort estimée eta été souvent imprimée à Porto . II. De novissimiscircà siderum Jixorum errores observationibus epistola,ib. >73o, in- 4 °. Dans cet écrit où Maraldi a consignéses observations sur les tentatives faites pour démontrerla parallaxe des fixes, on remarque avec étonnementque par égard pour les préjugés de son pays, il n’a pasosé affirmer le mouvement de la terre. III. De Iransilurnercurii persolem, ib anno, 1723, in- 4 °. IV. Liber degnomone meridiano Bononiensi ,deque observationibusastronomicis eo instrument peractis , ib. 1736, in-4°.V. Insùtuzioniaslronomiche, ib. 1 749 ? >n- 4 °- EustacheManfredi est mort à Bologne , le i 5 février 1739.

MANFREDI (Gabriel), son frère , né à Bologne ,le 25 mars 1681, s’est également distingué dans la mêmecarrière; à l’âge de 24 ans, il publia un traité des équa-tions du premier degré qui obtint un grand succès. Ilsuccéda à son frère, en 1639, dans la place de surin-tendant des travaux hydrostatiques, et mourut à Bolo-gne , le i 3 octobre 1761. On a de lui : I. De construc-tione œquationum dijferentialium primi gradûs , Pise ,1707, in 4 ®-H* Considerazioni sopra alcuni dubii chedebbono esarminarsi neUa congregazione delf acque.Rome , i739,in-4°.

MAPPEMONDE. Carte géographique qui représenteles deux hémisphères du globe terrestre. ( Voy. PI. 35et 36 .) C’est une projection stéréographique {Doy. cemot) sur un plan que l’on imagine passer par le centrede la terre perpendiculairement à la droite menée dece centre à l’œil.

MARALDI (Jacques-Philippe), astronome distingué,naquit à Pierinaldo , petite ville du comté de Nice, le21 août i 665 . Il était le neveu du célèbre Cassini , quil’appela auprès de lui à Paris , quand il eut fini ses étudeset révélé les plus heureuses dispositions pour les mathé-matiques. Il s’attacha particulièrement à l’asti onomie, etforma le projet de donner un nouveau catalogue des

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étoiles fixes. L’assiduité qu’il apporta au travail altérasa santé; mais il ne cessa point ses observations dont ilcommuniquait facilement le résultat. Membre de l’Aca-démie des sciences , il fut occupé en 1700 à la prolon-gation de la méridienne, et à la levée des grands trian ■gles, jusqu’à l’extrémité des Basses-Alpes . En 1718, ilcontribua avec d’autresacadémicicnsà terminer la grandeméridienne du nord. A ces voyages près, dit Fontenelle,qui a composé son éloge, il passa sa vie renfermé dansl’Observatoire, ou plutôt dans le ciel d’où ses regards etses recherches ne sortaient point. Les travaux de Ma-raldi sont du nombre de ceux qui méritent toute l'estimedessavans, mais qui attirent peu de gloire sur leur au-teur. Il mourut sans avoir pu achever son catalogue,qui est demeuré manuscrit, le I er décembre 1729. Ontrouve dans le recueil de l’Académie des sciences unnombre considérable d’observations astronomiques deMaraldi . Ses observations météorologiques ont été con-tinuées après sa mort par Jean-Dominique Maraldi , sonneveu, né à Pierinaldo, en 1709, nommé adjoint-astro-nome en 1731, associé à l’Académie des sciences en 1780,ensuite pensionnaire et vétéran de ce corps savant, etmort le 14 novembre 1788. Dominique Maraldi a eu laplus grande part à la confection de la carte des ti ianglesqui ont servi de base à la grande carte de France quiporte le nom de Cassini. Parmi les nombreuses obser-vations astronomiques qu’il a données dans le recueil del’Académie des sciences , 011 remarque un Mémoire surle mouvement apparent de l’étoile polaire vers les pôlesdu monde, et des dissertations intéressantes sur les Satel-lites de Jupiter. C’est aussi à scs soins qu’on doit l’im-pression du Cœlum australe de Lacaille, son intimeami.

MARÉES. ( Phy. malh.) Mouvement alternatif jour-nalier des eaux de la mer, qui couvre et abandonnesuccessivement ses rivages.

Deux fois par jour l’Océan se soulève et s’abaisse parun mouvement d’oscillation régulier. Les eaux montentd’abord pendant environ six heures; elles inondent ainsiles rivages et se précipitent dans l’intérieurdesfleuves.jus-qu’à degrandes distancesdeleurembouchure: ccmouve-mentsenommele Jlux. Après être parvenuesà leurplusgrande hauteur, elles restent quelques inslaus en repos,c’est le moment de la haute mer. Peu à peu elles com-mencent à descendre par les mêmes périodes qu’ellesavaient suivies dans leur accroissement, en abandonnantles lieux qu’elles avaient couverts. Ce mouvement senomme le reflux ; il dure à peu près six heures ; lorsqueles eaux sont arrivées à leur plus grande dépression, ellesrestent un instant en repos , c’est le moment delà bassemer, puis le flux recommence , et ainsi de suite.

Les anciens avaient déjà conclu des phénomènes des