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aussi la connaissance de ce célèbre ouvrage, qui décidade la carrière et de l’illustration de Maclaurin . Il n’avaitencore que douze ans, lorsque le hasard le fit tomberentre ses mains; il le lut avec tant d’application et desuccès, que sans le secours d’un maître, il fut en peude jours en état d’expliquer les six premiers livres.Depuis cette époque, Maclaurin se livra avec ardeur àl’étude, et put en 1717, l’emporter, après un concoursde dix jours, sur un grand nombre de compétiteurs etobtenir la chaire des mathématiques au college d’Aber-deen . Il n’avait que vingt-deux ans quand il publia sonTraité des Courbes , production remarquable et quifut honorée de l'approbation de l’illustre Newton.Cet homme immortel avait une telle estime pour les ta-lens de Maclaurin , qu’il fit les frais de son traitement,lorsqu’il fut adjoint à Grégorv, à l’université d’Edim-bourg. Eu 1740 , Maclaurin partagea avec Daniel Ber-nouilli et Euler , le prix proposé par l’Académie dessciences de Paris, pour le meilleur mémoire sur leflux et le reflux de la mer. On trouve dans ce mémoireune démonstration remarquable de la figure de la terre;ce géomètre qui s’était rapidement acquis une brillanteréputation, promettait à la science une carrière utile etglorieuse, mais chargé en 1 745 , de fortifier à la hâte laville d’Edimbourg, menacée par les partisans des Stuarts ,il se livra à cette opération avec un zèle qui fut funesteà sa santé ; et obligé de fuir à l’approche des insurgés,il mourut à York , le i 4 juin 1746* H a laissé : I. Geo-metria organica seu descriplio linearum curvarum uni-versalis , Londres , 1720, in- 4 °. C’est l’ouvrage dontnous avons parlé plus haut. Quelques propositions deNewton, dit Montucla, furent pour Maclaurin le germede la belle théorie, qu’il établit dans ce livre : nonseulement il y démontre les théorèmes de ce grandhomme ; mais il y en ajoute un grand nombre tousplus remarquables les uns que les autres. En prenantplus de pôles , ou en faisant mouvoir les points de ren-contre des côtés des angles donnés , sur diverses cour-bes, il en résulte la description de courbes d’ordresde plus en plus relevés : il y résout aussi généralementun problème, que Newton jugeait lui-même de laplus grande difficulté, celui de décrire, par unprocédé semblable, une ligne d’un ordre supérieurn ayant aucun point double. II. Traite des Fluxions ,Edimbourg, 1742, in-4°, (en anglais ). Cette théorie ducalcul différentiel a été traduite en français , par leD. Pezenas, Paris, > 749 » 2 vol. in- 4 °. Maclaurin avaitcomposé deux autres ouvrages importans, qui n’ontcle imprimés qu’après sa mort. Ce sont : i° Traitéd Algèbre , etc. , imprimé plusieurs fois en Angle-terre et traduit en français par Lecozic, Paris , 1753 ,,n - 4 °. On ne peut, suivant Montucla , rien ajoutera la‘d'trté de cet écrit, à son élégance et à -;a précision ; et
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l’on y trouve d’ailleurs plusieurs propriétés particulièresdes nombres , qui n’avaient été énoncées avant lui paraucun géomètre. A la suite de cet ouvrage se trouveun Traité des principales propriétés des lignes géomé-triques. 2 0 Exposition des découvertes philosophiquesde Newton (en anglais ), publiée par Patrice Murdoch,à Londres , 1748, in- 4 °. L’éditeur a fait précéder cetouvrage d’une notice sur la vie et les écrits de Maclau-rin; il a été traduit en français , par Lavirotte, Paris ,i749,in-4°, et en latin, parle P. Falck , jésuite,Vienne, 1761. Les Transactions philosophiques con-tiennent un grand nombre de mémoires de Maclaurin sur divers sujets mathématiques.
MAIRAN (Jean-Jacques Dortous de) , mathémati-cien et membre distingué de l’Académie des sciences ,né à Beziers , en 1678, connu dès 1715, par un Mémoiresur les variations du baromètre et des dissertations surla glace et les phosphores, travaux couronnés par l’Aca-démie de Bordeaux , il fut reçu en 1718a l’Académiedes sciences , où il lut successivement un grand nombrede mémoires sur diverses questions scientifiques. On re-marque parmi ces documens qui ont été imprimés,ceux sur la cause du froid et du chaud , sur la rotationde la lune, sur les forces motrices et sur la reflexiondu corps méritent d’être signalés. C'est dans cette der-nière dissertation que Mairan a recherché la nature dela courbe apparente que forme une surface plane,comme celle d’un bassin, vue au travers de l’eau qui lacouvre. En 1721, Mairan fut chargé avec Varignon,de donner une nouvelle méthode pour le jaugeage desnavires. Cet académicien, qui a joui pendant sa longuecarrière d’une considération digne du mérite le plusélevé, n’a néanmoins laissé que des travaux peu iinpor-tans. On trouve ses mémoires dans le recueil de l’Aca-démie des sciences et dans le Journal des savans . Ilmourut à Paris , à l’âge de g 3 ans, le 20 février 1771.En 1740 il avait remplacé Fontenelle , en qualité desecrétaire perpétuel de l’Académie des sciences , il étaitégalement membre de l’Académie française,des sociétésroyales d’Edimbourg et d’Upsal , de l’Académie dePétersbourg et de l’Institut de Bologne. On a de lui :
I. Dissertation sur la glace, Paris , 1749» in-12.
II. Traité physique et historique de l’aurore boréale ,Paris , 1731 , in- 4 °. III. Eloge des académiciens deV Académie royale des sciences , Paris , 1 749 ) m-17
MANFREDI (Eustachk) , célèbre géomètre et astro-nome italien, naquit à Bologne le 20 septembre 1674.Il annonça de bonne heure des dispositions remarquableset une circonstance intéressante pour l’histoire de lascience se rattache a ces premières manifestations deson caractère et ses talens. Il réunissait chez lui ses com-
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