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[Tome deuxième.]
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(l^oy. Logarithmes.) Napier mourut le 3 i avril iG17.Ses ouvrages mathématiques sont : I. Rabdologiee, seunumerationes per virgulas libri duo, Londres , 1617,in-12°. II. Mirijici logarithmorum canonis descriptio,Edinhourg, 1614, in-4°. Napier ne donna pas danscet ouvrage la doctrine sur laquelle est fondée la tabledes logarithmes; ce fut son fils qui en publia l’explica-tion ; car il mourut sans jouir du succès qui attendaitsa découverte, et même avec la crainte qu’elle ne futrejetée par les mathématiciens. Ces deux ouvrages réu-®is ont été publics à Lyon , en 1620 , sous ce titre :Logarithmorum canonis descriptio , etc., et Mirificalogarithmorum conslructio , etc. On doit encore à Na-pier deux formules générales pour la solution des trian-gles sphériques rectangles et les analogies qui portentson nom.

NATURE. Lois de la nature. Malgré les immensestravaux dont la nature a été l’objet , le sens de ce motn ’ a point encore été fixé d’une manière définitive, et ilest loin de correspondre à une conception déterminée.En effet, les uns entendent par nature, l’ensembledes êtres créés , les lois qui les gouvernent, l’ordre quiSe manifeste dans l’univers, en un mot, l’univers lui-même ; les autres comprennent sous ce nom , la force ,1 intelligence active qui a tout établi, tout créé et quiconserve tout. D'après l'inepte système du naturalisme,la nature est le principe aveugle et fatal de l’organisa-l'ondu monde : la matière; d’après celui du dcisme ,c est l’esprit universel et intelligent, le créateur éternel :Eieu.

Notre but étant ici de poser les principes qui rendentpossible l’application des mathématiques à la physique,Ou de donner la déduction philosophique des lois de lanature, il nous devient essentiel d’attacher à ce-mot na-ture une signification plus précise et qui se rapportedirectement à l’objet que nous avons eu vue. Nous dis-tinguerons donc dans la production des phénomènes del’univers deux causes distinctes, deux puissances activesdifférentes : l’une nécessaire, incessamment agissanteet soumise à des lois fixes qui lui sont imposés ; l’autrelibre, spontanée et n’agissant qu’en vertu de ses propresdéterminations. La première se manifeste généralementdans la nécessité de tous les phénomènes physiques; laseconde, sur laquelle repose en dernier lieu la possibi-l‘té de la première, se manifeste particulièrement dansla liberté des actions humaines, image sensible de laspontanéité absolue de l’intelligence suprême. Or, toutePmssance au moyen de laquelle une chose arrive dansUn ivers se nomme causalité-, ainsi en ne considérant leS^onde physique que sous le rapport de ses lois néces-8a *res, nous entendrons dorénavant par le mot nature,l a causalité non intelligente qui régit les phénomènes

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physiques donnés à postériori, c’est-à-dire, par l’expé-rience.

Tout phénomène physique repose sur un mouvement,car la matière , base et substratum de toutes les intui-tions que nous avons des objets sensibles, n’a d’autre ca-ractère général que le mouvement. La science de la na-ture doit donc être aussi considérée comme une théoriepure cl appliquée du mouvement; et pour obtenir, s’ilest possible, une déduction à priori de ses lois Fonda-mentales, il devient nécessaire d’analyser l’idée de lamatière en général , sans avoir égard à ses caractèresparticuliers Mais une analyse quelconque n’est complètequ’autaut qu’elle est faite d’après les lois de l’Entende-ment, lois qui règlent toutes les déterminations dontl’idée générale do l’objet en question est susceptible ;ainsi nous devons examiner le mouvement sous le quadruple rapport de la quantité, de la qualité, de la rela-tion et de la modalité-, d’où résultent les déterminationssuivantes. Le mouvement peut être considéré :

i° Comme quantum , par rapport seulement à sacomposition sans aucune qualité du mobile. — Consi-dération phoronomique.

2° D’après la qualité qui est essentiellement propreà la matière comme force motrice originelle. — Consi-dération dynamique.

3 ° D'après le rapport mutuel du mouvement de lamatière et de sa qualité. — Considération mécanique.

4 ° D'après le rapport du mouvement ou du repos dela matière avec notrepropre manière extérieure d’aper-cevoir. — Considération phénoménologique.

Voici les résultats de cette analvsc due à l’illustre ré-formateur de la philosophie et qui forme l’objet d’unde ses plus beaux ouvrages. (Kant . Métaphysique de lanature.)

Idées fondamentales et principes de la phoronomie.

I. La matière est le mobile dans l'espace. L’espacemobile lui-même est l’espace matériel ou relatif. L’es-pace immobile dans lequel il faut en dernier lieu con-cevoir le mouvement, estl’espace pur ou absolu.

II. Le mouvement d’un objet est le changement durapport extérieur qui existe entre cet objet et un espacedonné. Le repos est au contraire la présence perma-nente dans un même lieu.

III. Construire un mouvement composé, c’est repré-senter à priori dans l’intuition un mouvement en tantqu J il naît de deux ou de plusieurs mouvemens donnesdans un seul mobile.

IV. Chaque mouvement comme objet d’une expé-rience possible peut être considéré, a volonté, commemouvement du corps dans un espace en repos, ou commerepos du corps dans un espace qui se meut en sens con-traire avec une égale vitesse.

V. La complication de deux mouvemens partant