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[Tome deuxième.]
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ne peut être appréciée mécaniquement que par la quan-tité de matière mise en mouvement et par sa vitesse enmême temps.

III. La quantité de matière ne peut, comparée àj toute autre, être estimée que par la quantité du mouve-ment dans une vitesse donnée. En effet, comme lamatière est divisible à l’infini, la quantité d’aucune ma-tière ne saurait être déterminée immédiatement par lenombre de ses parties. Si on compare la matière don-née avec une autre similaire , la quantité en est pro-portionnelle à la grandeur du volume. Mais il est ques-tion ici de la comparer avec toute autre matière , etalors il devient impossible d’en estimer la quantité sil’on fait abstraction de son mouvement. Il faut toute-fois admettre que la vitesse du mouvement des matièresa comparer est égale.

IV. Il existe trois lois fondamentales pour la mécani-que métaphysique.

i° Dans tous les changemensdu monde physique , laquantité totale de la matière demeure la même, sansaugmentation ni diminution. — Loi des substances.

Cette loi s’applique seulement à la matière commeobjet du sens externe et non aux objets du sens interne,comme on l’a souvent prétendu à tort.

2° Tout changement de la matière a une cause exté-rieure. — Loi d’inertie.

La matière, comme simple objet de sens extérieurs, n’aPoint d’autres déterminations que des rapports exté-rieurs dans l’espace et ne peut, en conséquence, subirdes changemens que par le mouvement. Ce mouvementet ses variations doivent avoir une cause. Or, cette causeUe peut être intérieure, parce que la matière n’a pasde cause interne de détermination et qu’elle persévèreconséquemment dans son état de repos ou de mouve-ment, sans pouvoir par elle-même modifier cet état.Donc, tout changement d’une matière dépend d’unecause extérieure. Cette loi do it seule porter le nom deloi d’inertie , car l’inertie de la matière ne consiste pointen ce qu’elle persiste dans sa place, puisque c’est là unea ction , mais en ce qu’elle est sans vie ou manque tota-lement de causes intérieures de détermination.

VI. Dans toute communication de mouvement l’ac-tion et la réaction sout constamment égales et opposées' une a l’autre. — Loi d’antagonisme.

Il résulte de cette loi que tout corps, quelque grandeq y e soit sa masse, doit être mobile par le choc de touta utre, quelque petites que soient la masse et la vi-nsse de cet autre, car il doit toujours résister au mou-

v ement.

^déas fondamentales et principes de la phénoméno-logie.

L La matière est le mobile en tant que, comme telle,peut être un objet de l’expérience.

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II. Le mouvement en ligne droite d’une matière parrapport à un espace empirique, n’est qu’un simple at-tribut possible, pour distinguer le mouvement opposéde l’espace absolu. Le même mouvement est impossiblequand on le suppose sans aucune relation avec une ma-tière hors de soi. Ce principe repose sur ce qu’à l’égarddu mouvement comme objet de l’expérience , il estidentique que le corps dans l’espace absolu, ou celui-ciau lieu de celui-là, soient imaginés en mouvement; maisce qui est indécis par rapport à deux attributs opposés,n’est possible qu’à l’égard de l’un d’eux ; en outre , lemouvement est une relation et ne peut conséquemmentêtre objet de l’expérience, qu’autant que les deux chosesen corrélation le sont ; or, l’espace pur et absolu n’estpoint objet de l’expérience. Donc, le mouvement en li-gne droite sans relation à un mouvement corrélatif op-posé, c’est-à-dire comme mouvement absolu, est impos-sible.

III. Le mouvement circulaire d’une matière est unattribut réel de cette matière pour la distinguer damouvement opposé de l’espace. Car le mouvement cir-culaire, comme tout mouvement en ligne courbe, estun changement continuel de la relation de la matière,par rapport à l’espace extérieur. C’est donc un commen-cement continuel de nouveaux mouvemens. Cependanten vertu de la loi d’inertie, le corps, à chaque pointdu cercle éprouve une tendance à continuer son mou-vement en ligue droite, et il agit d’une manière con-traire à cette cause extérieure. Il développe donc iciune force .motrice contre la cause extérieure. Mais lemouvement de l’espace comparé à celui du corpsn’est que phoronomique et n’a point de force. Ainsi,quand on dit que le corps ou l’espace se meut dans unedirection opposée, c’est un jugement disjonctif par le-quel dès qu’un des membres, le mouvement du corps ,est établi, l’autre, le mouvement de l’espace, est exclus.Donc, le mouvement circulaire est réel.

IV. Dans tout mouvement d’un corps, qui fait quece corps est mu par rapport à un autre, un pareil mou-vement opposé de ce dernier corps est nécessaire. D’a-près la troisième loi de la mécanique, la- communica-tion du mouvement des corps n’est possible que par lacommunauté deleurs forces motrices primitives, et cettecommunauté n’est elle-même possible que par le mou-vement mutuel opposé et égal. Le mouvement des deuxcorps est donc réel. Mais comme de plus la réalité dece mouvement ne dépend pas de 1 influence des forcesextérieures, et succède immédiatement et inévitable-ment à l’idée de la relation de la chose mue dans l’es-pace à toute autre chose rendue mobile par-là, le mou-vement de cette dernière est nécessaire.

NATUREL, {dlg.) On nomme nombres naturels

TOME II.

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