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[Tome deuxième.]
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l'aberration de sphéricité. Depuis, Klugel a exposé lesthéories d’Euler d’une manière abrégée mais extrême-ment claire dans son livre intitulé Analytisch Dioplrik,Leipzick, 1718. Ces deux ouvrages sont les sources oùdoivent être puisées désormais toutes les connaissancesthéoriques d’optique.

Dans ces dern : ers temps, la science s’est enrichied’une foule de belles expériences sur les propriétés dela iumièreet delà découverte d’une propriété nouvelle,< •■Ile de sa polarisation , faite par Malus. Mais ces dé-t fils sortent de notre plan. Voy. , pour l’histoire de lasrience, l 'Histoire de l'Optique, par Priestley, et poursa théorie, les Traités d’Optique deSmith, de Priestley,de Laçai Ile, etc., et dans ce dictionnaire les mots Ca-viptrique, Lunette,Lumière, Lentille, Perspective,'1 élescope, Réfraction , Réflexion, Vision , etc.

Optique, prisadjectivement,sedilde cequi a rapportà la vision ; ainsi :

I. 'axe optique est un rayon qui passe par le centrede l’œil et qui fait le milieu du faisceau de rayons qu’onimagine partir d’un point quelconque d’un objet. Cefiisceau se nomme lui-même cône optique.

Inégalités optiques. Se dit, en astronomie , de toutesles irrégularités apparentes du mouvement des planètes.

Pinceau optique. C’est l’assemblage des rayons parle moyen desquels on voit un point ou une partie d’unobjet.

Lieu optique. C’est le point du ciel où nous apparaîtun astre; il diffère toujours du lieu vrai à cause de laréfraction et de Xaberration de la lumière

ORBE ou ORBITE ( Ast .) Ligne courbe qu’une pla-nète décrit dans l’espace par son mouvement propre.

On se sert quelquefois du mot orbe pour désigner lecorps même d’un astre j c’est ainsi qu’on dit Y orbe dusiTleil, Yorbe de la lune, etc., mais plus généralementorbe est synonyme d’orbite.

Depuis les découvertes de Keppler, on sait que lesorbites des planètes sont des ellipses dont le soleil oc-cupe l’un des foyers. {Voy. Planètes.)

Orbite des comètes. (Voy. Comète.)

ORDONNÉE. (Ge’om.) Droite qui seit à déterminerla position d’un point. (Vc>y. Abscisse et App. de l’alg.1 la gèom. II. a.)

ORDRE. En géométrie, on distingue divers ordresde lignes correspondant aux degrés des équations qui lesreprésentent. Les lignes droites, dont l’équation ne s’é-lève qu’au premier degré, composent le premier ordre-,les sections coniques, le second ordre - et les autrescourbes sont dites lignes du troisième ordre, du qua-trième ordre , etc. , suivant que leurs équations sont dutroisième degré, du quatrième degré , etc. On nomme

OR

aussi courbes du premier ordre les lignes du second or-dre, parce qu’elles forment en effet le premier ordredes lignes courbes ; dans ce sens une courbe d’un ordrequelconque n est une ligne de l’ordre n-)-i. (Voy.Courbe.)

En algèbre , les quantités infinitésimales se classentaussi par ordre - ainsi, on dit une différentielle du pre-mier ordre, du second ordre, etc., une quantité infini-ment gra/nfe du premier ordre, du second ordre, etc.,une éi/uation différentielle du premier ordre , du se-cond ordre , etc. (Voy. Diff. et Infini .)

ORDRE. (Architecture.) Rapport des diverses par-ties qui composent une colonne et son entablement.

Les anciens se sont servis de cinq ordres d’architec-ture qu’on appelle Toscan , Dorique , Ionique, Corin-thien et Composite. Voy. Architecture et la planche 3 ,où ces cinq ordres sont représentés avec leurs propor-tions.

ORGANE. Dans la mécanique pratique ou appliquée,on nomme organes mécaniques les parties constituantesd’une machine.

ORGANIQUE. (Géom.) La description organiquedes courbes est la méthode de les tracer sur un planpar un mouvement continu et à l’aide d’instrumens par-ticuliers. De tous les instrumens employés pour décriredes courbes, le plus simple est le compas, qui sert pourles circonférences de cercle ; c’est aussi le seul admisdans la géométrie élémentaire. Nous avons indiqué divers instrumens et divers moyens inventés pour la des-cription de certaines courbes aux mots compas , con-cho’ide , ellipse, hyperbole et parabole, etc. Il existesur ce sujet un ouvrage de Maclaurin , intitulé Geome-ra Organica. (Voy. aussi Y Arithmétique universelle deNewton , et les Sections Coniques du marquis de l’IIôpital.)

ORIENT, (dst.) C’est la même chose que Yest ou lelevant.(Voy. Armillaihe, ii et 12.)

Le vrai point d'est ou d’orient est celui où le soleil selève aux équinoxes, c’est-à-dire, quand il est sur l’é-quateur , ou qu’il entre dans les signes du bélier et de labalance.

Uorient d’été et Y orient d’hiver sont les points où lesoleil se lève lejour du solstice d'été et le jour du sol-stice d’hiver. Ils correspondent au jour le plus long etau jour le plus court de l’année.

ORIENTAL. Se dit de tout cequi a rapport à l’orientou de toute chose située du côté de L’orient.

ORIGINE. (Géom.) Point de l’axe d’une courbed'où l’on commence à compter les coordonnées. (Fty'ce mot.)