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[Tome deuxième.]
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ractère religieux, et qu'on doit gémir de l’entrainementqui arracha Pascal à la science pour le jeter dans cettepolémique qui serait oubliée, depuis long-temps s’ili,'était venu lui prêter l’appui de son éloquence.

Ce fut néanmoins vers la fin de sa vie et lorsque déjàil était en proie à toutes les souffrances quienavancè-iont le cours qu’il s’occupa du problème delà cycloide,qui eut trop de célébrité et dont l’iiistoire est tropcounucpour que nous la rappelions ici. (/^by.CYCLOÏDE.)Après avoir proposé aux géomètres, sous le nom deDetlouville , la solution de divers problèmes relatifs àcette courbe que Mersenne avait connue et désignée sousle nom de roulette sans énoncer aucune de ses proprié-tés, Pascal publia son histoire de la roulette appelée au-trement trochoïde ou cycloide. Cet ouvrage fort re-marquable produisit une grande sensation parmi lesgéomètres du temps, mais les admirateurs enthousiastesde Pascal y chercheraient vainement les élémens duca/-cul différentiel qui ne sont pas plus dans cette produc-tion célèbre que dans la théorie des maxima et miiiimadeFermat.

On sait que la physique doit à Pascal la fameuse ex-périence du Puy-de-Dôme , qui coustata la théorie surla pesanteur de l’air émise par Toricelli . Il faut ajouterque Descartes a réclamé dans une lettre la priorité del'idée de cette expérience qui a été décisive en rui-nant le vieux principe de la philosophie de l’école sur1 j prétendue horreur de la nature pour le vide , et qu;a eu plusieurs conséquences heureuses pour les progrèsde la science.

La philosophie de Pascal qui n’a aucun caractère sys-tématique est entièrement développée dans le célèbreet beau livre des pensées, où l’on trouve malheureuse-ment quelques idées sur la vanité des sciences peu con-formes à la raison et peu dignes aujourd’hui d’un exa-men sérieux.

Commenous l’avons fait pour les grands hommes dontnous avons rapidement rappelé les titres à l’admirationdu monde , nous n’avons pu énoncer ici que les princi-paux travaux de Pascal. On peut voir maintenant quesi le génie de cet homme célèbre fut remarquable, il estloin cependant de s’être élevé à la possession complèted’une de ces grandes découvertes qui font époque dansl’humanité et dans l’histoire delà science. Pascal cessade vivre le 19 août 1662. Voici le texte des écrits scien-tifiques qu’il a publiés, nous omettrons néanmoins ceuxqui tenaient toute leur importance des circonstances aumilieu desquelles ils parurent. I. Essai pour les coni-ques ^ 1640. II. Traite du triangle arithmétique. III.Traité des ordres numériques et De numericis ordini-bus tractatus■ réunis in-/,", Paris , iCf». IV. Problemata

de cycloide proposita mense junii, 1 ( 358 . V. Histoiredelà roulette, etc. VI. Propriété ducercle, de la spiraleet de la parabole. VIL Nouvelles expériences louchantle vide, 1647- Traité de l’équilibre des liqueurs,

suivi du Traité de la pesanteur de la masse de l'air.Voyez, pour les autres travaux de Pascal qui sont engrand nombre, les recueils bibliographiquesetles diver-ses biographies de cet illustre écrivain.

PASSAGES sur le soleil. (Ast.) Les planètes dites

inférieures ( voy. Planète.) , Mercure et Vénus , dontles orbites sont renfermées dans celles de la terre, doi-vent , dans certaines circonstances , nous présenter unphénomène analogue à celui des éclipses du soleil parla lune, c’est-à-dire qu’elles doivent nous cacher mo-mentanément une partie du disque du soleil. C’est cephénomène auquel on a donné le nom de passage surle soleil, parce que la planète nous apparaît alors com-me une petite tache qui traverse le disque solaire.

Les passages de Mercure et de Vénus se calculent àpeu près comme les éclipses; on voit aisément qu’ils nepeuvent avoir lieu que lorsque ces planètes sont en con-jonction avec le soleil, et que déplus clics se trouventtrès près de leurs nœuds , ou dans l’écliptique , car sileur latitude surpasse le demi-diamètre du soleil, ellespassent à côté de cet astre, et il ne peut y avoir d’éclipseou de passage sur le soleil.

Keppler est le premier qui ait annoncé les époquesdes passages , mais ses tables n’avaient point encore undegré suffisant d’exactitude pour rendre ses prédictionscertaines, et il en est quelques-unes qui ne se sont pasvérifiées. C’est à Halley qu’on doit la théorie complètede ces phénomènes ; ce grand géomètre , en indiquantles passages de Vénus qui devaient avoir lieu en 17G1et c« 1769, eut encore la gloire d’apprendre aux astro-nomes les conséquences qu’ils en pourraient tirer pourla détermination de la parallaxe du soleil. Quoiqu’unhomme comme Ilallcy appartienne à l'humanité toutentière, nous devons rappeler ici , qu’à cette occasionil pria la postérité de ne point oublier que c’était unanglais qui avait eu cette idée. Nous allons faire com-prendre la liante importance du procédé ingénieuxqu’il a trouvé.

Lorsque Vénus passe entre la terre et le soleil, et seprojette sur le disque de cet astre avec l’apparenced’une tache noire , son mouvement propre , combineavec le mouvement apparent du soleil lui fait décrire,sur le disque solaire une ligne droite qui semble unecorde de la circonférence de ce disque. Cette corden’est pas la même observée de différons points de I®terre, car, à cause de la parallaxe de Vénus , les diversobservateurs ne rapportent pas la planète aux mêmesooints du disque du soleil, et conséquemment la corde