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En égalant cette dernière valeur à o, on n’en peutrien conclure pour la valeur de x , mais en la faisantégale à co on en tire x = c. C’est l’abscisse d un pointde rebroussement; car, en la substituant dans dy , on
trouve ^ =
\7
—oo, ce qui nous apprend que l’ordonnée
correspondante est un maximum, La courbe de l’équa-tion proposée est celle de la fig. 3.
Pour distinguer un point de rebroussement, tel quecelui dont nous venons de nous occuper, du point x dela courbe fig. i , il faudra reconnaître la nature de lacourbe en discutant L's valeurs de y aux environs dece point.
On nomme en général points multiples ceux où plu-sieurs branches d’une même courbe se réunissent ou serencontrent, et particulièrement points doubles, tri-ples , etc., selon le nombre des branches.
Pour examiner les caractères auxquels on peut re-connaître ces points, soit nom'zri'm (PI. 53 , fig. 9)une courbe dont deux branches au moins se coupentau point o. Il est "évident que pour chaque abscisse■^P = x, il répond, excepté au point o,un certainnombre de valeurs P/n, Pmi' pour l’ordonnée y , c’est-à-dire que l’équation de la courbe devant être telle qu’àchaque abscisse répondent plusieurs ordonnées, le*diverses ordonnées du point 0 sont égales entre elles.
•Do même A y étant l’axe des ordonnées, il faut qu’àchaque ordonnée k.q, répondent généralement plusieursabscisses qn" , qn' , qn , et que celles qui répondent auxbranches qui doivent se rencontrer deviennent égalesa ce point de rencontre.
Donc si l’on représente par a la valeur de x et par bcelle de y qui conviennent au point multiple, l’équa-tion de la courbe doit être telle que lorsqu’on mettraa pour x on trouve pour y autant de valeurs égales àb qu’il y a de branches qui passent par le point mul-tiple , et que lorsqu’on y mettra b pour y } on trouve unmême nombre de valeurs a pour x.
Il suit de là que la forme générale de l’équationd’une telle courbe est (1)
Or, en prenant les différentielles successives de l’é-quation (1), il est visible que celle de l’ordre m 11ccontiendra plus aucun terme affecté des facteurs x — a ,x—b ; tandis que toutes celles des degrés inférieurscontiendront nécessairement ces mêmes facteurs. Donc,lorsqu’il y a un point multiple les différentielles pre-mières, secondes, etc., doivent s’anéantir toutes lors-qu’on y fait x = a et x = b, excepté celle dont l’ordreest marqué par m.
11 en résulte i° qu’au point multiple on ne peut avoir
dv
la valeur de la dérivée exprimée autrement que par
^ , si ce 11’est par la dernière équation différentielle;
2 0 qu’on obtient la dernière équation différentielle endifférentiant la proposée m fois de suite.
Ainsi pour trouver les valeurs de x et dey qui ré-pondent aux points multiples dans les courbes qui ontde tels points, il faut différentier l’équation de la courbe,
en tirer la valeur de ^ , et égaler ensuite séparément
à zéro le numérateur et le dénominateur de cette quan-tité. Pour s’assurer ensuite s’il existe véritablement unpoint multiple, on substituera les valeurs trouvées pourx et y dans l’équation de la courbe , car dans ce cas ellesdoivent satisfaire à cette équation.
Pour connaître ensuite le degré de multiplicité dupoint, on différentiera successivement l’équation de lacourbe jusqu’à ce que la substitution des valeurs trou-vées n’anéantisse plus tous les termes de l’équation dif-férentielle. Alors le nombre des différentiations qu’ilaura fallu faire pour arriver à ce résultat sera le nom-bre de multiplicité du point.
Proposons-nous, par exemple, de trouver, s’il y en a,les points multiples de la courbe dont l’équation est
y* — axy % -j- bx 3 -- 6.On obtient en différentiant
I\y 3 dy — a axydy — ay 2 dx -(- 3 bx'dx = o,
A (x— a) m -j- B (x—rt) m—1 [y — b)
C (x— a) m —» [y — b) % -)- etc.... -}- Z {y — b) m s= 0
,n i exprimant le degré de multiplicité du point enquestion , et A., B, C, etc., étant des fonctions quel-conques de x et de^.
n effet, si p on fait x= a, l’équation se réduit àZ ( y — Vf 1 = o
équation qui a m i ac i ncs = 5; et si l’on fait y = b,elle devient
A (x— a) m — o
équation qui a également m racines x= «.
d’où
dy __ 4 r 3 — 3ax/dx 3 tx* — ay x
faisant donc
4 y 3 — 2axy— o , 3 bx' — ay' = ola première équation donne
y = o, et y — tîV
La valeur y = o, substituée dans la seconde équa-tion donne 3 bx =a o , d’où x = o. Or, les deux valeur»x = o, y = o satisfont à la proposée ; ainsi la courba