IV)
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île l’eau dans le tuyau '.mutant au niveau du réservoirinférieur. Quand le pistuti descend, son effort est lepoids d’une colonne, d’eau dont la hauteur est la dis-tance de la surface de l’eau dans le tuyau montant à lasurface inférieure du piston.
Les pompes aspirantes ont l’avantage de n’ètre pointnoyées dans le réservoir inferieur. On peut, comme onle voit dans la fig, i», pl. 4°> l'éauir cet avantage àcelui de fouler de bas en haut, en élevant d’abord l’eaudans une bâche placée à une petite hauteur au dessusdu réservoir inférieur, d’où elle est reprise par unepompe foulante. On peut encore remplir le même ob-jet plus simplement en empl >vant la disposition indiquée fig. ( 5 . pl. l\i. Quand le pistou 1 ? descend, lessoupapes S et T sont fermées, et il y a aspiration par lasoupape S'. Quand ce piston monte, la soupape S’ estfermée et l’eau est refoulée de bas en haut. Ou trouvetoujours plus avantageux dans la pratique de faire fou-ler de bas eu haut que de haut en bas.
La disposition des tuvaux et soupapes pour le jeu despompes peut être variée de beaucoup de manières ,•Hais il faut distinguer principalement celles qui ontpour objet d’imprimer un mouvement continu à l’eau'ontenue dans le tuyau montant. Ce but se trouve natu-rellement atteint quand le même tuyau montant com-munique à deux ou plusieurs corps de pompe, oùlesmouvemens simultanés des pistous ont lieu en sens con-traire. On peut aussi obtenir ce mouvement continuca employant (Pl. l\i, fig. 6) un seul corps de pompect deux pistons, dont l’un descend pendant que l’autremonte. Enfin, on peut n’avoir , comme dans la figure 4 ,qu’un seul corps de pompe et qu’un seul piston. Quandle pistou P monte , il aspire par la soupape T qui estouverte, ainsi que la soupape S qui laisse passer l’eausoulevée sur la tête du piston. Quand il descend, il as-pire par la soupape T' qui est ouverte, et refoule de basen haut l’eau qui passe par la soupape S'.
Ou a inventé dans ces derniers temps une nouvelleespèce de pompe aspirante à jet continu d’une extrê-me simplicité. L’usage de cctie pompe , connue sous lenom de pompa de Dielz , est aujourd’hui trop répan-du pour que nous croyions devoir eu donner la descrip-tion.
Nous ne pouvons entrer dans plus de détails sur cesmachines, pour la théorie desquelles on doit consulterla Nouvelle Architecture hydraulique de. Prony. Voy.aus.-i un mémoire de Borda , Académie des sciences ,1^68 ; le tome premier des Principes d’Hydrauliquede Dubuat , et le Traite des Machines d’Iiachette.
PORISME. {Géom.) Motdonl les anciens se servaientpour désigucr certaines propositions géométriques etdont la signification s’est uerdue. D’après Pappus , le
porisme n’est ni un théorème ni un problème propre-ment dit, mais une invention , comme, par exemple , dedéterminer le centre d’un cercle donné. M. WronsKi aproposé ( Introd pag. 1220) de consacrer ce mot porismeaux propositions techniques, dont les objets sont néces-saires, en laissant à celles dont les objets sont seulementpossibles le nom Ae.problèmes. Ainsi, faire passer unecirconférence de cercles par trois points donnés, est unproblème, tant que l’objet de cette proposition n’est pasdémontré comme possible ; taudis que déterminer lecentre d’un cercle est un porisme. Cetle signification desporismes e si parfaitement conforme aux définitions quenous ont laissées les anciens , définitions dont les mo-dernes ont si complètement méconnu l’esprit, que Sim-son confond les porismes avec les véri ables problèmes,et que d’Alembei t, ce qui est un peu plus grossier, neles distingue pas des lemmes, avec lesquels ils n’ontrien de commun.
POMST 1 QUE. Quelques auteurs nomment méthodeporislique la manière de déterminer par quels moyenset de combien de façons différentes un problème peutêtre résolu.
POTRA (Jean-Baptiste), né à Naples , vers i 55 o, along-temps été considéré comme l’un des plus illustressavans que l’Italie ait produits, durant le siècle à ja-mais célèbre delà renaissance des sciences et des lettres.La plupart des biographes ont accepté aveuglément leséloges qu’il reçut de ses contemporains, et dont un exa-men plus scrupuleux de ses travaux et des services qu’ilsont pu rendre à la science a démontré l’exagération.Cette circonstance nous parait justifier le rapide exposéque nous allons présenter de sa vie et de ses ouvrages.Jean-Baptiite Porta appartenait aune noble et anciennefamille qui ne négligea rien pour développer les heu-reuses dispositions dont il était doué. Ses progrès dansles études classiques et dans les langues anciennes fu-rent rapides et remarquables. Plus tard il voyagea enEurope , dans le but d’acquérir des connaissances nou-velles, en se fortifiant dans celles qu’il possédait déjà.A son retour dans sa patrie, il fonda successivementl’académie des Eliosi et celleife’iàecre/l, qui fut suppri-mée par le pape, sous le prétexte que ses membres s’yoccupaient d’arts illicites. Porta s’adonnait à des re-cherche» phvsiques et d’histoire naturelle; il était douéd’une imagination vive, d’un grande pénétration etd’une certaine audace, que sa position sociale lui in-spirait peut être autant que son génie; il possédait enfinune érudition remarquable : c’en était assez, dans les pré-jugés de sou temps, pour le faire accuser de se livrer àde chimériques ou plutôt impossibles sciences. On doità Porta , qui appliqua souvent avec bonheur les con-naissances étendues qu il avait en matlu'inat : qucs à